Didier Migaud, né le à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire), est un homme politique et haut fonctionnaire français.
Député socialiste de l’Isère de 1988 à 2010, il est rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale de 1997 à 2002 puis la préside de 2007 à 2010.
Avec le sénateur Alain Lambert, il est à l'origine de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF).
Premier président de la Cour des comptes de 2010 à 2020, il préside la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique à partir de 2020.
Du au , il est garde des Sceaux, ministre de la Justice dans le gouvernement Barnier.
Biographie Famille et études Didier Jacques Migaud naît le à Saint-Symphorien, commune alors indépendante de Tours, en Indre-et-Loire., du mariage de Jacques Migaud, notaire, et de Denyse JulliotWho's Who in France, édition 2020, ..
Après avoir suivi l'école primaire à Château-Chinon, puis le collège et le lycée à Nevers, Didier Migaud est diplômé de l'Institut d'études politiques de Lyon. Il est titulaire d'une licence de droit, d'un Diplôme d'études supérieures (DES) de droit public et d'un DES de sciences politiques à l'université de droit de Lyon.
Le , il épouse Patricia Brigand, enseignante. De ce mariage naissent trois enfants.
Vie professionnelle de 1976 à 1988 Il occupe plusieurs fonctions administratives parallèlement à ses fonctions d'éluhttps://www.hcfp.fr/sites/default/files/2018-09/2018-09%20-%20CV%20M.%20Migaud.pdf 1976 - 1985 Enseignant à l’Institut d’études politiques de Lyon 1976 - 1978 Chargé de mission - Cabinet - Conseil général de l’Isère 1978 - 1985 Directeur de Cabinet - Conseil général de l'Isère 1982 - 1985 Secrétaire général des services - Conseil général de l’Isère 1985 - 1986 Conseiller auprès du Président de l’Assemblée nationale 1986 - 1988 Chargé de mission auprès du Médiateur (national) de la République 1986 - 1988 Conseiller régional de Rhône-Alpes 1988 - 2001 Conseiller général du canton de Fontaine – Seyssinet-Pariset - Seyssins
Député et maire Didier Migaud est élu député de la de l'Isère (sud de Grenoble et l'Oisans) à partir de 1988., et réélu à chaque élection jusqu'à ce qu'il décide de quitter ses fonctions en 2010.
Il est élu maire de Seyssins en 1995 ; cette fonction lui permet d'obtenir la présidence de la communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole, qu'il conserve pendant près de .. En 2006 et sous sa présidence, la métropole procède, comme l'avait fait Seyssins, à la souscription d'emprunts structurés portant sur la parité entre l'euro et le franc suisse, qui se révéleront très défavorables pour les collectivités concernées..
Rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale de 1997 à 2002, il s'affirme au Parlement comme l'un des spécialistes des questions budgétaires.
Avec le sénateur Alain Lambert, il est à l'origine de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), nouvelle « constitution » budgétaire adoptée en 2001, qui a pour but affiché de renforcer les pouvoirs budgétaires du Parlement et d'améliorer l'efficacité de l'action de l'État en substituant à la logique de moyens une logique d'objectifs et de résultatshttps://www.vie-publique.fr/rapport/27645-la-mise-en-oeuvre-de-la-loi-organique-relative-aux-lois-de-finances-re.
Après avoir été chargé par Ségolène Royal d'une mission sur la fiscalité aux côtés de Dominique Strauss-Kahn et de François Marc, il devient pendant la campagne de l'élection présidentielle de 2007 « conseiller budgétaire » de la candidate Ségolène Royal. Réélu député dans la foulée, il fait partie du groupe SRC et est l'un des proches de Laurent Fabius ; sa suppléante est Marie-Noëlle Battistel..
Au congrès de Reims de , il est nommé membre du secrétariat national du Parti socialiste, comme conseiller pour les finances et la fiscalité auprès de Martine Aubry, première secrétaire du parti.
Questeur de l'Assemblée nationale pendant la législature (2002-2007), il est élu, le , président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, à l'unanimité des votantsFRANCE 3 - « La commission des Finances pour Didier Migaud » - Élection présidentielle 2007 - L'actu..« Didier Migaud, le spécialiste du budget », Le Figaro, 28 juin 2007.. Cette fonction est en effet dévolue, selon la promesse du président de la République Nicolas Sarkozy, à l'opposition.. À peine élu, il déclare vouloir travailler « dans un esprit constructif et républicain »Bourse - Actualités / Agenda sur challenges.fr.. Il se déclare cependant « préoccupé par le "paquet fiscal" proposé par le gouvernement»« "Paquet fiscal" : Réserves de Migaud et Arthuis », Le Journal du dimanche, 25 juillet 2007., voté par la majorité UMP le . Adversaire résolu des « niches fiscales », sa mobilisation et celle de ses collègues socialistes sur ce dossier et le paquet fiscal entame le crédit du gouvernement sur ces dossiers ; de même, il sait utiliser ses prérogatives pour renforcer la mission de contrôle de la commission, notamment sur l'affaire de l'arbitrage au profit de Bernard Tapie« Migaud, un président PS respecté de tous », Le Parisien, 4 décembre 2008, page 8..
Premier président de la Cour des comptes Le , le président de la République Nicolas Sarkozy le nomme à la tête de la Cour des comptes en remplacement de Philippe Séguin, décédé quelques semaines auparavant.. Il abandonne alors l'ensemble de ses mandats électifs et quitte le Parti socialiste..
Le est publié un rapport sur les comptes et la gestion des services de la présidence de la République pour la deuxième année consécutive, conformément à la volonté du président Nicolas Sarkozy. Alors que le rapport portant sur l'année 2008 jugeait « exorbitant[es] » certaines dépenses, celui-ci souligne « un sérieux effort », entre autres sur le coût des sondages réalisés par l'Élysée. La Cour des comptes note toutefois que d'autres économies sont « encore possibles »« L'Elysée assure poursuivre ses efforts d'économies », Le Nouvel Observateur, 15 juillet 2010.« Budget de l'Elysée : les vertus de la transparence », Le Monde, 15 juillet 2010..
Début 2013, il estime que du fait de l'importance existante des prélèvements, le gouvernement dirigé par Jean-Marc Ayrault ne peut augmenter davantage l'imposition fiscale et doit diminuer les dépenses publiques. « La France va devoir, dans les années qui viennent, consentir à un freinage sans précédent de la dépense publique », dénonçant en particulier la hausse des dépenses des collectivités localesLa Cour des comptes exhorte l'État à réduire les dépenses, Cécile Crouzel, Le Figaro.fr, 11 janvier 2013..
Il est admis à la retraite le avec effet au Voir sur legifrance.gouv.fr..
Président de la HATVP Le , le président de la République Emmanuel Macron envisage de le nommer à la présidence de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.. La nomination est approuvée le et publiée au Journal officiel le ..
Garde des Sceaux, ministre de la Justice Reçue le au palais de l'Élysée, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet suggère à Emmanuel Macron de nommer Didier Migaud Premier ministre, estimant que son profil, entre politique et technique, est opportun pour rallier quelques anciens socialistes ainsi que la droite, afin de mener à bien les discussions budgétaires de l’automne.. L'option est écartée et Didier Migaud est finalement nommé garde des Sceaux, ministre de la Justice le , au sein du gouvernement Barnier. Il succède ainsi à Éric Dupond-Moretti.. Il est le seul ministre considéré comme une du gouvernement Barnierhttps://www.liberation.fr/politique/seule-prise-a-gauche-didier-migaud-succede-a-dupond-moretti-au-ministere-de-la-justice-20240921_PNLNNOVR7JCZTAHXOEQQXETJPE/, du fait de son ancienne appartenance au Parti socialiste (qu'il avait dû quitter lors de sa nomination à la présidence de la Cour des comptes).
Le , alors que le procès de l'affaire des viols de Mazan est en cours où une cinquantaine d’hommes sont jugés pour les viols de Gisèle Pelicot et que la question du consentement revient systématiquement, Didier Migaud se dit favorable à l’inscription du consentement dans la loi.
Le , Michel Barnier remet la démission de son gouvernement après l'adoption d'une motion de censure par l'Assemblée nationale. Didier Migaud n'est plus alors que chargé des affaires courantes jusqu'à la nomination de son successeur Gérald Darmanin le suivant.
Commentaires sur sa doctrine budgétaire En 2007, Didier Migaud, alors dans l'opposition, président socialiste de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, préconise de , esquissant ce que pourrait être une politique de l'offre .
Selon l’hebdomadaire Marianne,
D'après le même magazine, son action a conduit a une
Détail des fonctions et des mandats Fonction politique - : Conseiller aux finances et à la fiscalité de la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry
Mandats locaux - : Conseiller municipal de Seyssins - : Maire de Seyssins - : Maire de Seyssins - : Maire de Seyssins - : Président de la communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole - : Conseiller général du canton de Fontaine-Seyssinet - : Conseiller général du canton de Fontaine-Seyssinet - : Conseiller régional de Rhône-Alpes
Mandats parlementaires - : Député de la de l'Isère - : Député de la de l'Isère - : Député de la de l'Isère - : Député de la de l'Isère - : Député de la de l'Isère
Autres fonctions - : Juge titulaire de la Haute Cour - : Juge titulaire de la Cour de justice de la République - : Rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale - : Président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale - : Premier président de la Cour des comptes - : Président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique
Distinctions Le , Didier Migaud est nomméDidier Migaud est « nommé » au grade de commandeur et non pas « promu » à ce grade car il n'a pas au préalable été nommé au grade de chevalier puis promu au grade d'officier. au grade de commandeur dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de ..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes
Presse .
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