Étienne Mourrut, né le au Grau-du-Roi (Gard) et mort le à Montpellier, est un homme politique français.

Membre du Rassemblement pour la République (RPR) puis de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il est député de la du Gard de 2002 à 2012, et maire du Grau-du-Roi de 1983 à 2014.

Biographie Famille Du côté de son père, il est issu d'une famille de marins-pêcheurs graulens.. Sa mère, elle, descend d'immigrés italiensIl conserve d'ailleurs chez lui l'acte de naturalisation de sa grand-mère (cf. https://www.dailymotion.com/video/xquw8k_aubord_news).. Née en 1909 et morte en 2005, elle est marchande de bazar. Ses parents, , seront plus tard réticents face à l'engagement politique de leur fils.

Il a une sœur, Émilie, épouse Lauret« Étienne Mourrut : Décès », carnet.midilibre.fr., morte en 2018..

Il s'est marié à Michèle Jouffroy en 1962 et est père de deux« Étienne Mourrut », vivre-ensemble.legrauduroi.over-blog.com. fils, Jean-Michel et Patrice, nés respectivement en 1963 et 1967 et tous deux commerçants. Sa belle-fille est Pascale Bagagli, qui est candidate à l'élection régionale de 2010 en Languedoc-Roussillon« Présentation : le Nouveau Centre vole la vedette à l'UMP », nimes.maville.com.« Élections Régionales », ump-gard.over-blog.com. et aux élections municipales de 2014 au Grau-du-RoiCoralie Mollaret, « GRAU DU ROI. Léopold Rosso, le successeur d’Étienne Mourrut dévoile ses colistiers En savoir plus sur https://www.objectifgard.com/2014/02/23/grau-du-roi-leopold-rosso-le-successeur-detienne-mourrut-devoile-ses-colistiers/#gWHbEIDV7detkDAu.99 », objectifgard.com., et son assistante parlementaire. jusqu'en 2012. Elle deviendra en 2014, peu avant sa mort, la collaboratrice parlementaire de Vivette LopezTrombinoscope des collaborateurs de Vivette Lopez, senat.fr..

Il vivait dans le centre-ville du Grau-du-Roi, sur la rive gauche du canal.

Jeunesse et éducation Dans sa jeunesse, il est surnommé « bacalao », mot espagnol qui signifie « morue ». Il gardera ce surnom toute sa vie.

Il est élevé . Alors qu'il a 14 ans, le récit de la bataille de Diên Biên Phu, lu dans le Midi Libre, le marque. Il est aussi frappé par l'inaction et la corruption des hommes politiques de la République. Tout cela, dès lors, concourt à le rapprocher de la personnalité du général de Gaulle.

Carrière professionnelle Dans une région à gauche, il est en faveur de l'Algérie française.

Il effectue son service militaire dans la marine nationale de 1960 à 1962, où il est mobilisé à la base aéronavale de Saint-Raphaël. Il ne participe néanmoins à aucune opération de la guerre d'Algérie.

Il devient ensuite salarié aux Salins du Midi chargé de la maintenance, où il crée le syndicat FOCoralie Mollaret, Les Graulens disent adieu à leur maire Étienne Mourrut », Objectif Gard, 21 octobre 2014..

Il se reconvertit comme commerçant en 1972 — il sera notamment débitant de tabac.

Carrière politique thumb|left|La mairie du Grau-du-Roi.

Notamment après avoir constaté le retard de développement du Grau-du-Roi par rapport aux communes varoises, Étienne Mourrut décide de s'engager en politique. En 1965, à 25 ans, il devient conseiller municipal du village dans l'équipe du socialiste Jean Bastide ; bien qu'en queue de liste, il est l'un des mieux élus. Il rêve alors .

En désaccord avec le maire, il conduit une liste apolitique en 1971, mais est battu et n'obtient pas assez de voix pour siéger dans l'opposition municipale. Il anime ensuite le journal local Lou Fanal pendant six ans, pour s'opposer à la gestion du maire, assiste à toutes les séances du conseil municipal et travaille les dossiers. Il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) en 1975. Il renouvelle sa candidature en 1977 et siège à nouveau au conseil municipal.

Il se présente aux élections cantonales de 1979 dans le canton d'Aigues-Mortes, face au conseiller général André Fabre et à Jean Bastide, mais est battu.

Maire du Grau-du-Roi 1983-1990 : premiers pas comme maire du Grau-du-Roi Il est élu maire de la ville aux élections municipales de 1983. Il a été constamment réélu depuis.

Sa première action majeure est la piétonisation de la rue Rédarès en 1984, suivie par de nombreuses autres voiesPrésentation de la commune sur ensemble.legrauduroi.over-blog.fr. Suivent de 1984 à 1986 les travaux d'aménagement du port, la construction des lotissements communaux Lou Fanal (1985), Les Magnolias (1988) et Salonique (1990), la création de la Maison des vins à l'Espiguette. En parallèle sont créés des aménagements, tels la crèche halte-garderie et le nouveau cimetière en 1988, le Palais des sports et de la culture en 1990, mais surtout le Palais de la mer avec le seaquarium en 1989.

Le , il décide de municipaliser la gestion des arènes du Grau-du-Roi, qu'il confie à Philippe CuilléMidi libre du 13 août 2013..

Il est finalement élu au conseil général du Gard en 1985. Il cède son mandat en 2002 à son bras droit Léopold Rosso, à qui il est apparenté, afin de se conformer aux dispositions sur le cumul de mandat.

Il est conseiller régional de 1986 à 1992.

En 1987, il procède à la modification du plan d'occupation des sols (POS).

Réélu lors des élections municipales de 1989 face à Michel Picon, il choisit comme première adjointe Mireille Ardois, déjà adjointe sous la précédente mandature« Qui sommes nous ? » (sic), sur legrauduroidemain.com et future directrice générale de la SAGR..

En avril 1990, il organise un grand meeting pour l'anniversaire de sa réélectionArticle du site Sémaphores.

1990-2000 : des changements profonds Durant les années 1990, Le Grau-du-Roi continue à se doter d'aménagements : le casino ouvre ses portes en 1993, le boulevard du Front de mer, rénové et élargi devient le boulevard du maréchal Juin. L'année 1996 voit la construction d'une station d'épuration et l'installation d'un centre de thalassothérapie à Port-Camargue. La ville acquiert la maison de retraite privée, la résidence Saint-Vincent, en 1999.

Candidat du RPR aux élections sénatoriales de septembre 1998, il est battu au second tour, arrivant en cinquième position, derrière Gilbert BaumetRésultats des élections sénatoriales de 1998 : Gard, sur politiquemania.com..

En 2002, il organise un référendum local sur l'achat par la commune de la villa Rédarès.

Député (2002-2012) thumb|Étienne Mourrut aux journées de Génération France.fr, en 2010. En mars 2001, le RPR lui accorde l’investiture départementale du parti en vue des élections législatives, pour la soumettre aux instances nationales. En revanche, la commission d'investiture nationale ne lui accorde l'investiture qu'au lendemain de l'élection présidentielle, ayant hésité entre lui et l'ancien député Jean-Marie André.

législature Il affronte notamment Jean-Marie André, ancien député de la circonscription et maire de Beaucaire (DVD), Florence Berthezène, poissonnière et conseillère municipale de Vauvert (FN), Jacqueline Bizet (LCR), Alain Fabre-Pujol, député sortant (PS) et Samuel Serre (UDF).

Il est élu député le , pour la législature, dans la du Gard, dans le cadre d'une triangulaire l'opposant à Alain Fabre-Pujol (PS) et à Florence Berthezène.

Il est alors . Il intègre le groupe UMP de la Commission de la défense nationale et des forces armées, sa suppléante pour la législature étant Joëlle Pellissier, adjointe au maire de Nîmes, conseillère générale du canton de Nîmes-2 et orthophoniste de profession.

En , dans une question écrite, il interpelle le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy sur Question écrite n° 5427, sur questions.assemblee-nationale.fr.. Le , dans une question écrite au gouvernement, il demande Question au gouvernement n°116, sur questions.assemblee-nationale.fr..

Membre de Debout la République (DLR), courant « gaulliste et républicain » de l’UMP, il présente, le , les clubs locaux du mouvement avec Jacques Baudot, Nicolas Dupont-Aignan, Patrick Labaune, Lionnel Luca et François-Xavier VillainPrésentation de Debout la République sur france-politique.fr..

Le , il cosigne la proposition de loi 1521 visant au rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d'actes terroristesProposition de loi 1521 du 8 avril 2004..

En 2005, il cosigne avec 128 autres députés la tribune de Jean-Paul Garraud et Claude Goasguen, « Act'Up, une provocation de trop », en réaction au simulacre de mariage organisé par cette association dans la cathédrale Notre-Dame de Paris« Act'Up à Notre-Dame : 129 députés demandent l'ouverture d'une action publique au Premier ministre », libertepolitique.com..

En 2006, il fait partie de l'Entente parlementaire « pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère »Liste des députés constituant l'Entente.. Le de la même année, il est élu membre de la commission exécutive du club de Jean-Pierre Raffarin, Dialogue et initiative (DI)« Dialogue et Initiative (DI) », france-politique.fr..

En 2007, il présente, ou « parraine », la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.

Il crée la polémique en juin 2007, en refusant l'installation d'un dispositif de prévention contre le VIH de l'association AIDES sur la plage de l'Espiguette« Languedoc-Roussillon : Aides contrainte de redéployer son dispositif de prévention », tetu.com..

Durant son mandat, il pose près de 850 questions écrites : cela constitue sa méthode de travail comme député.

Élections législatives de 2007 Il est candidat à sa réélection sous l'étiquette UMP lors des élections législatives de 2007. Il installe sa permanence de campagne à Saint-Gilles. et mobilise une quarantaine de militants. Il écume les marchés, notamment celui de Vauvert, en compagnie de Nicolas Lancrey et Maurice Ruedas. Il soutient également Christophe Ruas, candidat investi par l'UMP dans la .

Au premier tour, il affronte notamment Robert Crauste, son opposant au Grau-du-Roi et médecin.. (PS), Corinne Derian, actrice, qui a (Les Verts), Cédric Durand, chef d'entreprise et adjoint au maire de Beaucaire. (MPF), Martine Gayraud, infirmière et syndicaliste. (PCF), Claude de Girardi, fonctionnaire, directrice de la mission locale d'insertion de Beaucaire (MoDem), Jean Miclot, professeur de l'enseignant technique à Avignon depuis 1983 et domicilié à Vers-Pont-du-Gard. (FN) et Jeanine Servile, employée à la CPAM et militante politique depuis 1978. (MNR).

Alors que les commentateurs imaginaient une triangulaire., il est largement en tête au premier tour avec 48,06 % des voix et manque de peu l'élection au premier tour ; Midi Libre y voit Étienne Mourrut a à ses côtés Hubert, son proche ami mosellan qui le rejoint à chaque élection depuis 1965.

Girardi ne donne pas de consigne de vote, quand Gayraud rallie Crauste et Durand et . Gilbert Baumet de son résultat.. Le , il débat avec Robert Crauste sur Télé Miroir. Il est réélu député, le , au second tour, avec 59,47 % des suffrages face à son adversaire.

Il est le premier député de la du Gard réélu pour un second mandat depuis Jean Poudevigne..

législature Bénédicte Lapierre, conseillère municipale de Saint-Gilles et déléguée pharmaceutique, est sa suppléante pour la législature.

Il vote en faveur de la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 présentée lors du congrès du ParlementSéance du 21 juillet 2008, sur assemblee-nationale.fr..

Le , il déplore que le « pôle requins » du Seaquarium du Grau-du-Roi n'ait pas bénéficié de subvention du conseil régional du Languedoc-Roussillon, contrairement à l'aquarium Mare Nostrum de Montpellier. Il dit constater une Jacques-Olivier Teyssier, « Georges Frêche ment et Midi libre publie », sur montpellier-journal.fr, le site du Montpellier journal, 22 janvier 2010.. Le , Georges Frêche publie un communiqué où il affirme : . Étienne Mourrut réplique en rendant public un courrier dans lequel est formulé une demande de subvention Courrier de la mairie du Grau-du-Roi..