Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Liégeois, un régiment français d'Ancien Régime.
Création et différentes dénominations thumb|right|Des soldats du en 1915 1787 : Régiment Royal-Liégeois. 1791 : d'infanterie. 1793 : de première formation. 1796 : dissolution 1799 : de deuxième formation. 1803 : d'infanterie de ligne. 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié lors de la Seconde Restauration Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas recréé, son numéro reste vacant jusqu'en 1855. 1855 : . 1856 : dissolution 1859 : . 1862 : licencié Émile Simond : Historique des nouveaux régiments créés par la loi du 1872 : . 1882 : . 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie 1923 : dissolutiontraditions gardées par le RI. 1939 : . 1940 : dissolution
Chefs de corps 1791 : colonel de Ternant 1791 : colonel de Sames 1793 : chef de brigade Miollis 1795 : chef de brigade Venoux 1799 : chef de brigade Bernard Augustin Cardenau. 1808 : colonel Joseph Gabriel Lapointe. 1811 : colonel Dherbez-LatourLe colonel Dherbez-Latour est tué à la bataille des Arapiles le 22 juillet 1812. de 1815 à 1855 le est vacant 1855 : colonel Jacques-Auguste-Anne-Adolphe Besoux. 1859 : colonel Pouget 1871 : colonel Alexis Hubert de La Hayrie. 1876 : colonel Jean Cornier. 1881 : colonel Pierre Jacques Bartet. 1886 : colonel Paul Édouard Alfred Darras. 1890-: colonel Claude Dosse. - 1907 : colonel Eugène Arthur Boucher Général de Brigade BOUCHER au : colonel Léon Gaston Jean-Baptiste FarretNé le 23 mai 1861 à Paris, Il devient général de division, commandant la 27e division d'infanterie le . Il meurt le 30 janvier 1928 à au : chef de bataillon Pierre Charles Émile Lebaud (par intérim). 3 au : lieutenant-colonel François Marc Célestin FerranMort pour la France. Né le 6 avril 1865 à Gruissan, il est tué à l'ennemi à la ferme des Loges de Nampcel le 17 septembre 1914 15 au : chef de bataillon Pierre Charles Émile Lebaud (par intérim). 21 au : capitaine Nicolas (par intérim). au : chef de bataillon puis lieutenant-colonel Pierre Charles Émile Lebaud. au : lieutenant-colonel Antoine Philippe Joseph Lanusse. au : lieutenant-colonel Jean Hilaire. au : chef de bataillon, puis lieutenant-colonel, et enfin colonel Jean-Pierre Louis Marie de Benoist. au ? : colonel Marie Alexis Ernest Hinaux.
1922 : colonel Chardigny.
Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime
Le régiment est né à la Révolution à la suite de l'éclatement du Régiment des Gardes françaises. De cette dislocation sont également nés les 102 et régiments d'infanterieHistoire de l'armée française, Pierre Montagnon, Éditions Pygmalion 1997
ci-devant Royal-Liégeois (1791-1792) L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Royal-Liégeois. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
Révolution Le , comme l'ensemble des régiments étrangers, le régiment est licencié.
(1793-1796) Guerres de la Révolution et de l'Empire En 1793, lors du premier amalgame la de première formation est formée au camp de Barraux, près de Grenoble avec les : du d'infanterie (ci-devant La Sarre) de volontaires des Bouches-du-Rhône de volontaires des Bouches-du-Rhône
Elle est dirigée sur l'armée d'Italie et cantonnée à Monaco, L'Escarène et Castiglione, et y passe l'hiver.
En 1794, la demi-brigade participe aux combats des 6 et près d'Osseille, puis il se porte le 9 sur Loano, et prend part à la prise de cette ville sous le commandement du général Cervoni. Le , le enlève le mont Fougasse, et le 29, la demi-brigade se cantonne dans les positions conquises, qu'elle occupe jusqu'au mois de septembre. Le les et , rattachés à la brigade Cervoni, quittent leurs cantonnements des environs de Loano et enlèvent le lendemain le poste de Tovo San Giacomo. Le 21, à Cairo, les trois colonnes qui composaient l’expédition attaquèrent les Autrichiens à l'arme blanche et les rejetèrent dans le plus grand désordre après avoir perdu un millier d’hommes. Les et , restèrent dans la brigade Cervoni, et occupèrent San-Giacomo et tandis que le est envoyé à Antibes, puis à Nice, où il arriva le .
L'hiver de 1794-1795 se passa en changements de postes insignifiants, et le , la demi-brigade se trouvait partagée en deux. Le restait sous les ordres du général Cervoni à la division Freytag, qui était cantonnée de Savone à la tour de Melogno et les et , affectés à la brigade Gouvion, division Masséna, occupant le mont Saint-Bernard. Au mois de novembre, lorsque l’armée des Pyrénées orientales eut rejoint celle d'Italie, le général Schérer se porta en avant. La tout entière faisait partie du petit corps d’armée commandé par Masséna. Le , les passages des Apennins furent franchis, les Autrichiens surpris et culbutés, et le 24, la bataille recommença, mais ne fut bientôt plus qu’une poursuite. Mais la était du nombre des corps qui avaient payé cher ce brillant succès. Les moyens dont on disposait alors n’ayant pas permis de la renforcer suffisamment, elle est versée en entier à la le .
(1799-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire En la est constituée avec l'amalgame des : Détachement de la demi-brigade de deuxième formation. Détachement de la demi-brigade de deuxième formation. Détachement de la demi-brigade légère de deuxième formation. De conscrits de l'an VII du département du Doubs De conscrits de l'an VII du département de la Vienne De déserteurs tirés de la prison de Strasbourg De déserteurs tirés de la prison de Phalsbourg
Dirigée sur Strasbourg la passe le Rhin le , et occupe les défilés du val de la Kinzig. Après la perte de la bataille de Stockach et la retraite en deçà du Rhin, la fut chargée de défendre la [forteresse d'Auenheim. Le , dans une sortie heureuse, elle fait 62 prisonniers et quitte bientôt après Auenheim pour la redoute de Kehl. Le eut lieu une sortie durant laquelle les Autrichiens furent brillamment débusqués de toutes leurs positions et la ramena une centaine de prisonniers. Lorsque le général Moreau vint prendre le commandement de l'armée, la est dirigée sur Bâle, et placée sous les ordres du général Lecourbe. Au moment de l’entrée en campagne, le , seul, eut l’honneur de prendre part aux opérations, et le , la demi-brigade passe le Rhin près d’Huningue et le , elle prend une part brillante à la victoire de Stockach, l'échec de l'année précédente, le à la bataille de Moesskirch, le à la bataille de Marengo, à la bataille de Pozzolo et au passage du Mincio le et au siège et à la prise de Peschiera le Étienne-Félix Hénin de Cuvillers : Journal historique des opérations militaires du siège de Peschiera et de l'attaque des retranchemens de Sermione.
d'infanterie de ligne (1803-1815)
Guerres de la Révolution et de l'Empire Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec les , et de la de deuxième formation.
Après avoir combattu lors du passage de l'Adige, Le , le , qui faisait partie de la division Gardanne, soutint sa réputation à l'attaque de Caldiero puis après avoir marché sur Naples, il participe au siège de Gaète.
Le régiment, comme l'armée d'Italie, resta inactive jusqu'en 1809, où il prend part à la campagne du Tyrol.
En 1811, le régiment est incorporé dans l'armée de Portugal et participe au combat d'Aldeia da Ponte permettant le ravitaillement de Ciudad Rodrigo.
Le , lors de la bataille des Arapiles, le forme avec le la de la de l'armée de Portugal commandée par le Jean Guillaume Barthélemy Thomières. Cette division qui formait l'extrême gauche de l'armée fut très éprouvée : le général Thomières fut tué, et sa division contrainte de reculée chargée sur les 2 flancs par la cavalerie ennemie. Le fut l'un des régiments les plus éprouvés : le colonel Dherbez-Latour fut tué et le régiment, qui comptait et , n'avait plus le soir que et . De ces débris on forma un seul bataillon, le , qui resta en Espagne. Les , et sont reconstitués en France et aussitôt organisés, et affectés au de la Grande Armée commandé par le duc de Reggio. Le formait avec le napolitain, la de la division Pacthod.
Le , durant campagne d'Allemagne, lors de la bataille de Bautzen, le formait la droite de l'armée. La division Pacthod franchit la première la Sprée, refoula l’infanterie russe de Miloradovitch et maintint le passage ouvert aux deux autres divisions du corps d’armée. Celles-ci une fois en ligne, la marche en avant fut reprise sur toute la ligne et, à 6 heures du soir, le avait enlevé de vive force les hauteurs du Tronberg et Bautzen était conquis.
Le , le passa dans le , commandé par le général baron Reynier, qui se composait de la division française Durutte et des deux divisions saxonnes.
Le , le prend part à la bataille de Jüterbog et le avec le il participe au combat de Soffenitz.
Du 16 au 19 octobre, au bruit du canon de Leipzig, le marcha toute la journée et le 17 il est placé à Sellerhausen en face des Prussiens et des Suédois commandés par Bernadotte. Lorsque le maréchal Ney voulut faire emporter par les Saxons le village de Paunsdorf, ceux-ci, non contents de passer à l'ennemi, tournèrent leurs feux contre la division Durutte (dont faisait partie le ). Pendant plus d'une heure, Français luttèrent contre Saxons et Prussiens avant d'être secourus par la division Delmas. Le lendemain, les soldats de la division Durutte se battaient encore à l'arrière-garde contre les Prussiens du général von Bülow, dans les faubourgs de Leipzig, quand le pont de l'Elster sauta. Il n’y eut que des débris de cette division qui parvinrent à s'échapper. De ceux du on reforma deux petits bataillons qui furent placés dans le (général Bertrand), et le , à Hanau, ils vengeaient Leipzig en aidant la Vieille Garde à jeter les Bavarois dans la Kinzig.
Dans cette même année 1813, le du , formé à Gênes en Italie, faisait partie de la provisoire rattaché et au corps d'observation de l'Adige. Le , cette demi-brigade, appuyée par un bataillon du étranger et conduite par le général Marcognet, culbutait les Autrichiens au combat de San-Martin, et le , le bataillon prenait part à un nouveau combat entre Fratta Polesine et Rovigo. Toujours en 1813, le qui était resté en Espagne est engagé le dans le passage de la Bidassoa et les et dans des combats près de Bayonne (bataille de la Nive, bataille d'Arcangues) BAYONNE 1814.
En 1814, les soldats du combattaient sur toutes nos frontières. Durant la campagne de France, les compagnies combattent le 14 février 1814 à la bataille de Vauchamps, et le , durant la bataille de Bar-sur-Aube, quelques compagnies des et , sous le général Monfort, assurent à la cavalerie de Kellermann le passage du pont de Dolancourt, en se précipitant sur les batteries ennemies. Le combattait toujours dans les Alpes, et dans les Pyrénées le , revenant d'Espagne, prenait part à plusieurs combats devant Bayonne.