Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de l'Île-de-France, un régiment français d'Ancien Régime créé pour servir dans les colonies françaises.

Création et différentes dénominations

: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de l'Île-de-France devient le d'infanterie de ligne ci-devant l'Île-de-France. 1793 : création de la de première formation. : devient la de deuxième formation. 1803 : formation du d'infanterie de ligne. : le régiment est licencié comme l'ensemble des régiments d'infanterie de ligne et légère et n'est pas recréé. octobre 1870 : création du d'infanterie de ligne, à partir du de marche formé en août. 1871 : le est fusionné dans le d'infanterie de ligne. 1872 : création du d'infanterie de ligne, à partir du provisoire d'infanterie formé en . 1887 : renommé d'infanterie. 1924 : dissolution. 1940 : d'infanterie alpine, puis dissolution. 1944 : d'infanterie. 1945 : dissolution.

Chefs de corps

1792 : Dominique Prosper de Chermontmaréchal de camp le (*) 1793 : colonel Doligny-Arcy 1794 : colonel Jacob 1795 : François Bertrand Dufour (*) 1796 : Pierre Guillaume Pouchin de La Roche (*) 1800 : Pierre Binet de Marcognet blessé le (**) 1803 : Aubin Virideau 1805 : Joseph Higonettué le 1806 : Henri Rottembourg blessé le (**) 1811 : Jacques Achardblessé le (bataille de Moguilev) et le (Borodino) (*) 1815 : Philippe Higonet blessé les 16 et 1870 : colonel Drouet 1870 : colonel Chaulan 1870 : colonel Coiffé 1871 : colonel Louis 1871 : Jean Pierre Martial Ritter Historique de la 26e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1842-1844), promotion du Tremblement 1877 : colonel Donnio 1884 : colonel Hecquet 1885 : colonel Lambert 1886 : colonel Muzeau 1886 : colonel Vasmer 1887 : colonel Harel 1889 : colonel Denis 1891 : Barthélemy Toureng (*) 1897 : colonel de Marin de Montmarin ... ? -1907 : colonel Charles Pricot de Sainte-Marie 1907 - 1911 : François Dautheville. 1912 : Léon Aurousseaumortellement blessé le dans le secteur de Courdemanges : commandant puis lieutenant colonel Gizardblessé le : lieutenant colonel Naugès 1916 : lieutenant-colonel Becker : lieutenant-colonel Lagrue : chef de bataillon, puis lieutenant-colonel Tonnet ... 1940 : Jean Vincent (*) (*) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de brigade.(**) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de division.

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien régime

Guerres de la Révolution et de l'Empire Le , tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de l'Île-de-France devient le d'infanterie de ligne ci-devant l'Île-de-France.

En 1793, la de première formation, est formée par l'amalgame des : du d'infanterie (ci-devant Royal-Roussillon) de volontaires du Lot de volontaires du Lot

1795 : combat d'Heidelberg et Bataille de Mannheim

Le l'unité est réorganisée sous le nom de de deuxième formation avec : la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Bourbonnais), de volontaires de la Manche et de volontaires de Seine-et-Oise) la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Vivarais), de volontaires du Cher et de volontaires de la Meuse) Cette même année, la demi-brigade combat à Birkenfeld, Bingen, Mayence, Kreuznach et Hunsrück

1797 : Neuwied 1799 : Pfullendorf, Stockach, Tuttlingen et Zurich 1800 : Engen, Moeskirch, Biberach, Friedberg et Hohenlinden

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1803, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la de deuxième formation.

1805 : Mariazell 2 décembre : bataille d'Austerlitz 1806 : Auerstadt et Nasielsk 1807 : 8 février : bataille d'Eylau 1809 : Landshut, Eckmuhl, et Wagram

1812 : bataille de Moguilev, La Moskowa, Krasnoe et passage de la Berezina 1813 : Hambourg 1814 : Haarbourg, Anvers, Wittemberg et Hambourg 1815 : Ligny et Waterloo

En le régiment est licencié comme l'ensemble des régiments d'infanterie de ligne et légère et n'est pas recréé.

Officiers tués et blessés pendant qu'ils servaient dans le d'infanterie de ligne (entre 1804-1815) : Officiers tués : 32 Officiers morts des suites de leurs blessures : 19 Officiers blessés : 134

Second Empire Le de marche est formé à Paris le à partir des des , et d'infanterie de ligne. Il fait partie de la du d'armée. Le , le est renommé . De septembre 1870 à janvier 1871, il participe au siège de Paris. Le , il est rattaché à la du de la de Paris. Il participe à la bataille de Champigny. Après la bataille, il rejoint la du de la de Paris après cette bataille. Les et du régiment capitulent avec le reste de la garnison le . Le régiment est dissous fin , fusionnant avec le de ligne.

1871 à 1914 Un décret du président de la République en date du 10 avril 1872 ayant prescrit que les régiments provisoires devenaient définitifs et prendraient la dénomination de régiment de ligne avec un numéro de série, le prend la dénomination de « », avec dépôt à Toulon. Pendant cette même année 1872, et les années 1873 et 1874, le régiment, qui était en Algérie, occupe successivement, par fractions détachées, Alger, Oran, Dellys, Palestro, Tizi Ouzou, Draâ El Mizan, Miliana et Theniet El Had.

En , à la formation de la d'infanterie du d'armée, il est rattaché à la de cette division. Le , le régiment avait été constitué à trois bataillons de six compagnies avec un dépôt de trois compagnies. Trois compagnies désignées par le sort quittent le corps pour concourir à la formation du .

Pendant le séjour du régiment en Algérie, le dépôt d'abord à Toulon, avait été dirigé sur Angoulême à la fin de 1873, puis en il est installé à Bergerac. Avec le , il passe à la de cette même division en 1875 et se met en mouvement à la fin de , pour rejoindre à Alger la portion principale. Le , tout le régiment, moins le dépôt, se trouve réuni dans cette ville, et s'embarque le lendemain pour Toulon, où il débarque le 10 du même mois et va, provisoirement, tenir garnison à Arles.

Le , deux compagnies du régiment sont licenciées et il est constitué à quatre bataillons de quatre compagnies, avec deux compagnies de dépôt.

En 1876, le alla prendre sa place définitive dans le , et le , tout le régiment se trouve réuni à Bergerac.

En 1878, le cesse de faire partie de la pour former la avec le .

Du mois d' au mois de , un bataillon est envoyé maintenir l'ordre colonial en Algérie, rejoignant Dellys. Le est à Miliana en 1884 puis à Orléansville en 1885. Ce bataillon quitte finalement l'Algérie par ordre du et arrive en métropole en .

Première Guerre mondiale Casernement en 1914 : Bergerac, d'infanterie, d'infanterie, d'armée. Affecté à la d'infanterie d' à 1914

1915

1916

1917

1918

Entre-deux-guerres Revenu à Bergerac en , le est dissous le .

Seconde Guerre mondiale Formé le à partir du groupe d'instruction 14 ( bns de la  DBCA (demi-brigade de chasseurs alpins), du RIA, et RIA), affectation à la légère d'infanterie. Dissous à l'issue de la bataille de France.

Il est recréé en avec des éléments des Francs-tireurs et partisans de Dordogne, au sein des forces françaises de l'Ouest. Il devient une unité officielle en puis est dissous le .

Drapeau du régiment vignette|Dessin du revers du drapeau du d'infanterie. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Hohenlinden 1800 Austerlitz 1805 Aurestaedt 1806 La Moskowa 1812 Vitry 1914 Artois 1915 Italie 1918

Décorations La cravate du drapeau est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée.

Le régiment a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Devise

Personnalités ayant servi au

François Victor Dupuy de Saint-Florent, alors capitaine dans la . Émile Herbillon alors sous-lieutenant. Adrien Robinet de Cléry en 1871. Sergent Charles Lovy (1898-1901). Colonel Léon Aurousseau, chef de corps en 1914, tué à l'ennemi à la bataille de la Marne quelques jours après ses fils, sergent au et sous-lieutenant au . François Battesti, as de la Première Guerre mondiale. Irénée Cros, Compagnon de la Libération.

Sources et bibliographie . . . . , . . . . Louis Yvert : Historique du d'infanterie (1766-1895) Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français Formation des trois armées de Paris en 1870 Infanterie française pendant la Première Guerre mondiale

Liens externes Le au Chemin des Dames Front italien 1914-1918

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