vignette|redresse=2.0|Familles arabes de l'ancienne Palestine mandataire fuyant leurs habitations de Galilée durant la guerre israélo-arabe de 1948. La diaspora palestinienne s'est constituée au cours de la guerre israélo-arabe de 1948 et de la guerre des Six Jours en 1967. Elle se compose des réfugiés palestiniens et des exilés palestiniens ayant acquis la nationalité de leurs pays d'accueil.
Histoire Depuis 1948 Durant la première guerre israélo-arabe, environ s'enfuient ou sont expulsées de leur terre. Les circonstances de cet exode font l'objet de controverses entre historiens et commentateurs du conflit israélo-palestinien. Malgré le vote de la résolution 194 de l'Assemblée générale des Nations unies réclamant le droit pour ces réfugiés au retour sur leur terre, les protagonistes ne trouvèrent aucun accord et formèrent ce qui devint la diaspora palestinienne.
La guerre de 1948 provoqua un accroissement considérable de la population de Cisjordanie du fait de l'afflux d'un grand nombre de réfugiésLes Palestiniens au Koweït .
Entre 1952 et 1961, quittèrent la Cisjordanie. s'installèrent en Transjordanie et un peu plus de dans les pays du Golfe. Cette tendance se renversa entre 1961 et 1967; environ s'installèrent aux États-Unis ou dans les pays du Golfe avec le Koweït en tête contre en JordanieLes Palestiniens au Koweït ..
En 1959, la Ligue arabe fait passer le décret 1547 interdisant aux Palestiniens de devenir citoyens d’un pays arabe et étant destiné à « éviter la dissolution de leur identité et protéger leur droit à retourner sur leur patrie » http://www.arabnews.com/?page=1§ion=0&article=53213&d=21&m=10&y=2004 . Un décret critiqué notamment par l'UNRWA jugeant que « les États arabes ne souhaitent pas résoudre le problème des réfugiés. Ils désirent le conserver comme une blessure ouverte, un outrage aux Nations Unies et une arme contre Israël. Il leur importe peu de savoir si les réfugiés vivent ou meurent »Ralph Galloway, UNRWA, cité par Terence Prittie, The Palestinians : People, History, Politics, .. La Jordanie reste le seul pays arabe à avoir octroyé la nationalité aux réfugiés palestiniens de 1948.. En 1965, la Ligue arabe établit le protocole de Casablanca ratifié par l’Égypte, l’Irak, la Jordanie et la Syrie, visant à améliorer l'accès à l’emploi et la liberté de circulation des réfugiés palestiniens .. Néanmoins, le protocole n'est entièrement respecté par aucun des pays signataires, les « documents de voyage » délivrés sont rarement acceptés et les enfants de parents palestiniens, sont dépourvus de la nationalité de leur pays natal, en violation de l’article 7 de la Convention sur les droits de l’enfance des Nations unies.
À la suite de l'armistice de 1949 entre l'Égypte et Israël, l'Égypte occupe la bande de Gaza et refuse l'assistance d'aides internationales de l'ONU, destinées aux réfugiés palestiniensRefugee Politics in the Middle East and North Africa: Human Rights, Safety, and Identity, A. Ullah, 2014. L'Égypte refusera de même, de permettre à Israël d'annexer la bande de Gaza et d'en accepter ses ou bien de permettre à Israël d'en accepter contre un accord de paix..
Conséquences Après 1948, cette émigration massive a entraîné un développement inégal entre les deux rives du Jourdain. L'accroissement du poids industriel de la rive Est (Transjordanie, la Jordanie actuelle) y entraîna l'implantation de grands établissements industriels et une plus grande productivité. Le gouvernement jordanien a encouragé l'émigration palestinienne pour deux raisons. La première a un but économique, car les sommes rapatriées en Jordanie par les émigrés constituaient une source de revenus importante pour le pays. La seconde a un but politique, car ainsi le gouvernement a réussi à apporter une solution au problème du chômage qui toucha les jeunes PalestiniensLes Palestiniens au Koweït . Cette politique a entraîné la fuite des cerveaux palestiniens, a transformé la rive Ouest (la Cisjordanie occupée aujourd'hui) en une nation de petits commerçants et de paysans, et a bloqué le développement économique de la région.
Après 1967 À la suite de la guerre de 1967, la Cisjordanie est occupée par Israël qui décide d'annexer la partie arabe de Jérusalem. Cette guerre provoqua un exode massif des habitants de la Cisjordanie vers la rive Est. réfugiés s'installèrent en Transjordanie, furent originaires de la bande de Gaza et de Cisjordanie. La population de la Cisjordanie baisse alors de 23 %Les Palestiniens au Koweït . Les départs de sont liés aux bombardements aériens et aux combats, les départs suivants sont plutôt liés à la politique d'annexion menée par Israël, ou à cause de la dégradation de leurs conditions de vieLes Palestiniens au Koweït .
Massacre de Palestiniens en Jordanie En 1970, sont tués par la monarchie jordanienne durant le Septembre noir(en) Joseph Andoni Massad, Colonial Effects: The Making of National Identity in Jordan. New York: Columbia University Press, 2001. . .. et autres sont expulsés.
En 1988, la Jordanie révoque la nationalité de nombreux Palestiniens. À la suite des accords de paix entre Israël et l'Égypte, des centaines d'étudiants palestiniens sont expulsés des universités égyptiennes, dû à un désaccord avec l'OLPPalestinian Refugees: Identity, Space and Place in the Levant, Are Knudsen, Sari Hanafi , 2010.
Guerre civile du Liban Au cours de la guerre civile Libanaise et de la guerre des camps, plusieurs milliers de Palestiniens sont tués. En 1982, entre sont massacrés dans les camps de Sabra et de Chatila, par des phalangistes chrétiens. Puis, entre 1985 et 1987, environ 3 7000 Palestiniens sont tués par des groupes musulmans lors de la guerre des camps
En 1991, plus de fuient ou sont expulsés du Koweït.. De 1991 à 2012, la population palestinienne du Koweït passe de ..
En 1995, affirmant que « le plan sioniste [les accords d'Oslo] vise à créer une Palestine sans Palestiniens », la Libye expulse . et appelle les autres pays arabes à faire de même.. L'Égypte laisse transiter les réfugiés sur son territoire pour une durée de mais ne les acceptent pas..
En 1995, une loi interdit aux Palestiniens d'immigrer au Liban..
En 2005, après l'invasion américaine et la chute de Saddam Hussein, des Palestiniens d’Irak sont pris en otage et torturés par des groupes armés. Environ sont expulsés d’Irakhttps://www.hrw.org/sites/default/files/reports/iraq0706web.pdf. En 2008, Amnesty International critique le sort « déplorable » des Palestiniens bloqué à la frontière irako-syrienne..
En 2007, l'armée libanaise détruit le camp de Nahr el Bared, devenu refuge d'un groupe islamiste, et expulse les palestiniens. En 2010, le taux de chômage des réfugiés palestiniens s’élevait à plus de 60 %. à cause de la surpopulation des camps, dans lesquels ils sont obligés de résider http://www.aljazeera.com/news/2015/03/palestinians-desperate-flee-lebanon-refugee-camp-150330080534973.html.
Durant la guerre de Libye beaucoup de Palestiniens perdent leurs logements.
À la suite de la guerre civile syrienne, le royaume jordanien expulse des milliers de réfugiés palestiniens vers des territoires ravagées par la guerre en Syrie et bloque en même temps l'accès à des milliers d'autres.. Au cours de la guerre civile syrienne, ont été tués..
Discrimination dans certains pays
En Irak, des dizaines de milliers de Palestiniens ont été dépossédés de leurs terres après l'invasion américaine en 2003.
Jordanie La Jordanie place les réfugiés palestiniens de Syrie dans des camps spéciaux, séparés des autres réfugiés, qu’ils n’ont pas le droit de quitter et où ils ne bénéficient pas l'aide de l'UNHCR... Selon un rapport de l'Université d'Oxford, ils seraient victimes de « formes subtiles de discrimination »Forced Migration Review [Oxford]. 4 septembre 2006. No 26. Abbas Shiblak. « Stateless Palestinians ». En 2013, selon Human Rights Watch, les Palestiniens sont empêchés de fuir la guerre en Syrie .. Les Palestiniens ne bénéficient pas des mêmes droits que le reste de la population jordaniennehttp://www.state.gov/documents/organization/220572.pdf et sont victimes de discriminations. http://www.refworld.org/docid/469cda5424.html. Il existe des discriminations informelles, notamment dans les universités jordaniennesThe Daily Star Egypt [Le Caire]. 5 novembre 2006. Alexandra Sandels et Liam Stack. « Palestinian-Jordanians Still Discriminated Against, Research Shows ». . « [l']habilitation politique des Jordaniens d'origine palestinienne est une question délicate » Reuters. 6 novembre 2006a. « Jordan Charges Al Jazeera Interviewee ». (Al Jazeera). Certains Palestiniens sont déchus de leur nationalité jordanienne et ainsi privés de leurs droits États-Unis (É.-U.). 8 mars 2006. Department of State. « Jordan ». Country Reports on Human Rights Practices for 2005. Selon Amnesty International, les Palestiniens-Jordaniens sont plus facilement victimes de tortureHuman Rights Watch (HRW). 7 novembre 2006. « Jordan: Repressive Laws Still Used to Intimidate Critics » .
Liban
Au Liban, les Palestiniens font face à de la discrimination systématiqueUN Committee on the Elimination of Racial Discrimination (CERD), UN Committee on the Elimination of Racial Discrimination: State Party Report, Lebanon (Add.2), 18 November 2003, CERD/C/383/Add.2. Leurs libertés d'expression, de mouvement et d'association ne sont pas respectées United States Department of State, 2007 Country Reports on Human Rights Practices - Lebanon, 11 March 2008. En 1962, au Liban les Palestiniens sont reconnus comme « étrangers » et d’emplois leur étaient interdites jusqu’en 2010.. Depuis 2010, la liste des métiers interdits fut réduite à 50, puis à une vingtaine aujourd'hui. Leur sont interdits les métiers tels qu'ingénieur, journaliste, pharmacien et avocat. Une loi martiale pour les camps de réfugiés palestiniens leur interdit de construire et de posséder une propriété. De plus, du fait que les Palestiniens ont le statut d'étranger, il est nécessaire pour eux de se restreindre à acquérir un permis de travail restreignantulie Peteet, "From Refugees to Minority: Palestinians in Post-War Lebanon, " 1996, .. Le résultat des difficultés liées à l'intégration à l'école secondaire gouvernementale et aux études supérieures, a eu pour résultat de rendre les Palestiniens encore plus dépendantsRosemary Sayigh, "Palestinians in Lebanon: Uncertain Future, " Peace For Lebanon? From War To Reconstruction, ed. Deidre Collins (LondonUSA: Lynne Rienner Publishers, Inc., 1994), .. Du fait que à vivent dans douze camps normalement construits pour accommoder seulement , beaucoup vivent dans des bâtiments endommagés et ruines de la guerre civileEdminster, "Trapped on All Sides, " The Marginalization of Palestinian Refugees in Lebanon (Washington D.C.: U.S. Committee for Refugees, 1999), . En 1998, le premier ministre libanais déclarait : « Le Liban n'intégrera jamais les Palestiniens. Ils ne recevront pas de droits économiques ou civiques ou même des permis de travail. Les intégrer équivaudrait à porter la responsabilité de l'agence internationale l'UNRWA, qui les supporte jusqu'à aujourd'hui »International Herald Tribune, Dec. 21, 1999..
Libye En Libye, les Palestiniens font face à de la discriminationIreland: Refugee Documentation Centre, Libya: Treatment of Palestinian declared refugees in Libya, 30 September 2009, Q11060.. En 2011, les Palestiniens de Libye, sont contraints de payer une taxe spéciale de américainshttp://www.aljazeera.net/news/reportsandinterviews/2010/8/7/.
Syrie En Syrie, depuis 1970, les Palestiniens sont privés du droit de voter où de se présenter à des élections locales ou présidentielles http://www.badil.org/en/al-majdal/item/518-profiles-palestinian-refugees-in-syria .
Chiffres La diaspora s'est répandue surtout dans les pays du Moyen-Orient voisins d'Israël (chiffres indicatifs) :
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