La base antarctique Wilkes est une base américaine créée, en Antarctique, le 1957 lors de l'année géophysique internationale (AGI).
Elle porte le nom de l'officier de marine et explorateur américain Charles Wilkes (1798-1877).
Histoire Le site de Wilkes est considéré comme stratégique en raison de sa proximité avec le pôle magnétique sud.
Les États-Unis construisent sept bases en Antarctique pour l'Année géophysique internationale : Wilkes, McMurdo, Hallett , Amundsen-Scott, , Byrd et Little America ; seules McMurdo et Amundsen-Scott sont encore en activité au .
Plus de cent marins de l'US Navy construisent, en seize jours, entre et , la partie principale de la station Wilkes, déchargeant de matériaux et fournitures. La station héberge et scientifiques pendant les suivants.
En , l'Australie prend en charge la station qui reste propriété américaine. En 1961, la station passe sous le contrôle exclusif de l'Australie. En 1964, les bâtiments présentent un risque d'incendie en raison des infiltrations de carburant et la station est menacée par l'avancée de la calotte glaciaire. C'est pourquoi la station Casey (dite station de remplacement), est construite sur l'autre rive de la baie de Newcomb, à environ deux kilomètres au sud de Wilkes ; Casey est mise en service en 1969 et la station Wilkes abandonnée.
En 2024, une équipe d'inspection française juge que la base Wilkes représente un risque évident pour l'environnement, notamment en raison de la présence de carburant et d'amiante.
En 2025, la plupart des installations de Wilkes sont détruites par l'avancée du glacier ; seule la cabane de l'émetteur radio, surnommée le « Wilkes Hilton », est encore en état et sert de logement temporaire au personnel de Casey.
Références
Liens externes
Wilkes