Le régiment de tirailleurs sénégalais (ou RTS) est un régiment des troupes coloniales françaises. Il combat pendant l'entre-deux-guerres et la Seconde Guerre mondiale;
Création et différentes dénominations 1919: Création du régiment de tirailleurs sénégalais () 1923: Renommé régiment de tirailleurs coloniaux () 1926: Redevient régiment de tirailleurs sénégalais 1940: Dissolution 1943 : Formation du régiment de tirailleurs sénégalais à partir du régiment porté de tirailleurs sénégalais (RPTS) 1944 : Dissolution en mai, nouvelle création en septembre 1945: Dissous, transformé en régiment d'infanterie coloniale
Chefs de corps
1934 : colonel Marie-Joseph-André Frech 1940 : Jean Speckel
Historique des garnisons, combats et batailles du RTS Formation Le régiment est créé le à Biskra en Algérie, à partir des trois bataillons de tirailleurs sénégalais : les , et .
Ces trois bataillons sont eux-mêmes formés en , avec notamment 58 hommes chacun venus du . Les et , à Tolga et Farfar, sont à nouveau renforcés par 50 hommes du en . En , le , jusque là stationné à El Outaya, fusionne avec le à Nemours et Marnia.
Entre-deux-guerres En , le régiment rejoint Constantinople. En , il part pour la Syrie après le déclenchement de la guerre franco-syrienne. Il débarque les 24 et et participe à la lutte contre les partisans du roi Fayçal. Il est ensuite dispersé entre Antioche et Alexandrette. Le régiment est rassemblé à Alexandrette le avant d'embarquer vers la France. Il déplore au Levant 29 tués et 56 blessés, ainsi que 56 morts de maladies.
De 1922 à 1940, le RTS tient garnison à Montauban. Du au , il est officiellement renommé de tirailleurs coloniaux.
Guerre du Rif Le , face à l’aggravation de la situation dans le Rif, le régiment quitte Montauban pour débarquer à Casablanca. Après avoir été regroupé autour de Fès, il opère de juin à août en bataillons séparés : les et bloquent aux Rifains la route vers Fez (bataille de l'Ouergha) tandis que le combat dans la région de . Ensuite, d' à début , le régiment défend les postes de Taousset, d'Achikrane et de Bibane au nord de Fez, tout en menant quelques opérations offensives. Enfin, de mai à , le régiment participe avec la marocaine de marche aux opérations .
Jusqu'en , le régiment déplore 56 tués, 85 blessés et 15 disparus pour un effectif de au . À la fin de la guerre, le total des pertes est de 73 tués (dont six officiers), 14 disparus et 145 blessés (dont quatre officiers).
Retour en France Revenu à Montauban (avec un bataillon à Castelsarrasin), le régiment fait partie à partir de 1927 de la coloniale sénégalaise. En 1934, il forme, avec le RTS, le groupement colonial mixte (quartier général à Toulouse). Celui-ci donne naissance en 1939 à la d'infanterie coloniale.
Le , au camp de Souge en Gironde, reçut des réservistes pour des périodes d’exercices de 21 jours.
En , il fut chargé de la surveillance du camp de Septfonds où étaient internés des réfugiés républicains espagnolshttp://www.museeresistance.montauban.com/uploads/files/plaquette16eRTS.pdf.
Campagne de France Pendant la Seconde Guerre mondiale, le de tirailleurs sénégalais (RTS) fait partie de la 4e division d'infanterie coloniale (DIC). Il participa à la bataille de France sur la Ligne Weygand en tenant position sur la Somme à l'est d'Amiens dans le secteur d'Aubigny. Après les rudes combats des 26 et qui se soldèrent par le repli français et l'exécution par les Allemands de leurs prisonniers africains, le RTS fit retraite dans l'Oise à Cressonsacq.
Le , des prisonniers africains du RTS furent assassinés par les soldats allemands.
Le massacre de tirailleurs sénégalais se poursuivit les 9 et à Erquinvillers, des soldats allemands, appartenant probablement à la d'infanterie allemande, assassinèrent une cinquantaine de tirailleurs sénégalais prisonniers des et 24 régiments de tirailleurs sénégalaisScheck, R. (2007). Une saison noire. Les massacres de tirailleurs sénégalais. Mai-juin 1940. Paris : Tallandier. .. Au total, aux alentours d'Erquinvillers, ce sont environ sénégalais qui furent massacrés. Un médecin français avec l'aide d'un soldat allemand évita l'exécution de douze tirailleurs sénégalais abrités dans une cave..
Nouvelle formation à partir du régiment porté de tirailleurs sénégalais Le , le régiment porté de tirailleurs sénégalais (RPTS) est créé en Côte d'Ivoire Nord (anciennement Haute-Volta, actuel Burkina Faso) pour défendre les colonies loyales au régime de Vichy. Il est constitué de deux bataillons, à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso (anciens et du régiment de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire). Il est affecté au groupe mobile colonial.
Le , le régiment porté de tirailleurs sénégalais est renommé de tirailleurs sénégalais.
Rassemblé à Rufisque, il est subordonné à la d'infanterie coloniale à partir du et rejoint le Maroc. Le régiment est dissous le et fournit en juin-juillet quatre compagnies pour renforcer la de marche d'infanterie ( française libre) et combler les pertes subies lors de la campagne d'Italie, tandis que ses autres éléments rejoignent d'autres unités de l'Armée française de la Libération, comme le RTS formé à partir du du .
Dernière formation 1944-1945 Le est recréé le à partir d'éléments africains stationnées en France après la Libération. Subordonnés à la d'infanterie coloniale d'Extrême-Orient, les tirailleurs effectuent principalement des missions de garde dans la (celle de Marseille). Le régiment est dissous le et forme le régiment d'infanterie coloniale.
Drapeau du régiment Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Levant 1920-1921 Maroc 1925-1926 400px
Insigne Insigne conçu en 1938 : couronne de feuilles à une ancre, brochée d’un buste de femme africaine (inspirée des Mangbetu du Congo belge).
Personnalités ayant servi au de tirailleurs sénégalais
Compagnons de la Libération : Albert Marty (1907-1984), en 1928-1929 ; Jacques Massu (1908-2002), sous-lieutenant en 1930 ; Némir (1904-1953), au RTS de 1927 à 1931 ; Jean-Salomon Simon (1908-1945), en 1930.
Autres personnalités : Joseph Magnan (1896-1976), en 1925 ; Charles N'Tchoréré (1896-1940), sous-lieutenant en 1926 ; Jean Trescases (1916-1951).
Bibliographie .
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Références
Voir aussi Articles connexes Liste des unités de tirailleurs sénégalais Grades de l'Armée de terre française
TIR SEN, 016 R, 016