thumb|alt=| François Barthélemy Arlès-Dufour, fondateur de l'ECL avec l'aide de 20 cofondateursdont Henri Germain, fondateur du Crédit Lyonnais et du Centralien de Paris Joseph-Alfred Ancel..

Centrale Lyon, anciennement École centrale de Lyon, est une école d'ingénieurs française fondée en 1857. Elle fait partie des 204 écoles accréditées à délivrer le diplôme d’ingénieur par la commission des titres d’ingénieur (CTI).

L’établissement est situé depuis 1967 sur un campus de 17 hectares à Écully, près de Lyon, qui constitue son site principal. Il accueille environ 1 700 élèves-ingénieurs, ainsi que 230 doctorants et plus de 230 enseignants-chercheurs. Depuis 2021, Centrale Lyon est également implantée à Saint-Étienne, où sont formés près de 1 040 élèves, dont 270 en alternance dans le cadre de l'intégration de l’École nationale d’ingénieurs de Saint-Étienne (ENISE).

L’école dispense une formation d’ingénieur généraliste, comprenant un tronc commun en sciences fondamentales (mathématiques, physique, informatique) et en sciences de l’ingénieur (mécanique, énergétique, matériaux, etc.). Cette base est complétée par des enseignements électifs permettant une spécialisation progressive, ainsi que par des modules en sciences humaines et sociales. Elle délivre également un diplôme d’ingénieur par alternance, notamment dans les domaines de l’énergie, du génie civil, du génie sensoriel et du génie mécanique, ainsi que plusieurs masters et formations doctorales, souvent en collaboration avec d'autres établissements. L’offre de formation comprend aussi des doubles diplômes en ingénierie, management ou architecture, en partenariat avec des institutions françaises ou étrangères. L’ensemble des cursus s’appuie sur des partenariats étroits avec le monde industriel et une forte dimension internationale.

Centrale Lyon mène des activités de recherche dans six unités mixtes de recherche associées au CNRS, actives notamment en tribologie, acoustique, nanotechnologies, mécanique ou aéronautique. Les laboratoires sont implantés au cœur du campus d’Écully, en lien direct avec les formations.

L’établissement est membre du Groupe des Écoles centrales, qui réunit cinq écoles en France et quatre campus à l’international. Il appartient également à l’université de Lyon, communauté d’établissements regroupant environ 130 000 étudiants, ainsi qu’à plusieurs réseaux académiques comme la Conférence des Grandes Écoles (CGE) ou le Collège d'ingénierie Lyon Saint-Étienne.

Histoire

Fondation et premières années L'École centrale de Lyon est créée en 1857 sous le nom d'« École centrale lyonnaise pour l'industrie et le commerce » à l'initiative de François Barthélemy Arlès-Dufour, extrait de la lettre d'Arlès-Dufour du à son ami saint-simonien Barthélemy Prosper Enfantin., entrepreneur et humaniste lyonnais d’inspiration saint-simonienne et de Désiré Girardon, professeur à l'école de la Martinière désireux de Marianne Thivend et Sylvie Schweitzer, LARHRA – UMR 5190, État des lieux des formations techniques et professionnelles dans l’agglomération lyonnaise du aux années 1960, .

Désiré Girardon devient le premier directeur de l’établissement. L’école s’installe au 19 quai Castellane et accueille sa première promotion de quatorze élèves le . La première remise de diplômes a lieu en 1860.

En 1866, l’Association des anciens élèves de l’École centrale de Lyon est fondée afin de fédérer le réseau des diplômés. Elle prend plus tard le nom d’Association des centraliens de Lyon et joue un rôle actif dans le rayonnement de l’école.

Développement au XXe siècle

L’école déménage une première fois en 1869 au 20 quai Augagneur et devient l’« École centrale lyonnaise de l’industrie et du commerce ». En 1887, elle obtient le patronage de la Chambre de commerce de Lyon. En 1902, elle s’installe rue Chevreul dans le quartier universitaire, sur un terrain cédé par la Ville de Lyon.

Sous la direction d’Henri Rigollot (1902–1929), l’établissement modernise ses locaux et ses équipements. Pierre Lemaire lui succède en 1929 et développe l’activité de recherche. L’école est nationalisée en 1947Loi n°47-1562 du 21 août 1947 AUTORISANT LA CESSION A L'ETAT DE L'ECOLE CENTRALE LYONNAISE https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000315809, devenant un établissement public sous l’impulsion de Paul Comparat, directeur à partir de 1950, avec le soutien d’Édouard Herriot.

Installation à Écully et dimension nationale

Dans les années 1950, l’école engage une réflexion sur son implantation et son statut. Le déménagement hors de Lyon intra-muros est décidé pour donner à l’établissement une envergure nationale, comparable a celle de l’École centrale de Paris. En 1967, elle s’installe sur un campus de 17 hectares à Écully, conçu par l’architecte Jacques Perrin-Fayolle. Cette année marque aussi une réforme des concours et une évolution de son statut.

L’établissement devient officiellement l’« École centrale de Lyon » par décret en 1970. La première femme élève-ingénieur, Jeanne Morat, est admise en 1961. L’école participe dès cette époque au concours commun avec l’École centrale de Paris, élargi plus tard à Supélec et d’autres écoles du Groupe des Écoles centrales.

En 1992, l’école devient un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP), habilité à délivrer le doctorat. Les élèves sont associés à la recherche dès 1968.

Rayonnement international et collaborations

L’installation à Écully marque le début de l’internationalisation de l’école. Dès 1968, un premier accord de double diplôme est signé avec l’Université de technologie de Darmstadt (Allemagne). Suivent d’autres accords avec le Japon et les États-Unis (1980), la Chine (1991), l’Europe centrale (1992), et l’Amérique du Sud (2000). L’école adhère en 1996 au réseau TIME (Top International Managers in Engineering).

Évolutions récentes et partenariats

Depuis 2017, Centrale Lyon a engagé plusieurs évolutions institutionnelles et infrastructurelles. En 2017, elle lance le projet stratégique « ECL 4.0 », visant à moderniser ses infrastructures et à renforcer ses collaborations académiques et industrielles.. En 2021, l’École nationale d’ingénieurs de Saint-Étienne (ENISE) devient une école interne., élargissant l’offre de formation d’ingénieurs et renforçant l’ancrage territorial de l’établissement. En 2022, Centrale Lyon cofonde le Collège d’ingénierie Lyon Saint-Étienne aux côtés de l’INSA Lyon, de l’ENTPE et de Mines Saint-Étienne, pour mutualiser certaines actions dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation. Ces évolutions s’inscrivent dans un plan stratégique 2022–2030 intégrant notamment des engagements en faveur du développement durable. L’établissement a par ailleurs élargi son offre de formation depuis 2019.

Formations Centrale Lyon propose différents types de formations : diplôme d’Ingénieur Généraliste - formation historique impliquant plus de 400 élèves-ingénieurs chaque année, diplôme d’Ingénieur de Spécialité ENISE (Génie Mécanique, Civil et Sensoriel) - impliquant environ 250 élèves-ingénieurs chaque année, diplôme d'Ingénieur de Spécialité Energie - impliquant en alternance 24 élèves-apprentis chaque année, double diplôme français ou international - impliquant environ 1 centaine d'élèves-ingénieurs de Année chaque année, diplôme de Master de l'Université de Lyon - impliquant environ 1 centaine d'élèves-mastériens chaque année, diplôme de Doctorat de l'Université de Lyon - impliquant environ 1 cinquantaine d'élèves-docteurs chaque année, modules et certificats ECL Pro de Formation Continue Executive.

Formation ingénieur généraliste Admission L'admission au cycle ingénieur généraliste de Centrale Lyon s'effectue principalement via le Concours Centrale-Supélec des filières MP, PSI, PC, PT et TSI des classes préparatoires scientifiques. Il existe une voie d’accès secondaire sur titre après une licence en mathématiques, mathématiques-informatique, mécanique ou physique, dénommée CASTing et commune au groupe des Écoles centrales. Il est également possible d’intégrer Centrale Lyon par le biais d’un double diplôme. L’association récente avec l’ENISE permet de proposer une passerelle après la année du cursus. Enfin, depuis seulement 2022, il existe une classe d'admission parallèle (CapECL) qui se fait sur recrutement post-bac, constituée d'une seule classe de 24 élèves.. Cette dernière suit une logique de "prépa intégrée", et suit un programme proche de celui d'une CPGE scientifique filière PCSI/PSI.

Cursus généraliste Le cursus d’ingénieur généraliste de Centrale Lyon s’étend sur trois ans et se compose de deux phases. Les trois premiers semestres forment un tronc commun pluridisciplinaire comprenant douze unités d’enseignement en sciences fondamentales (mathématiques, mécanique des fluides, informatique, traitement du signal, etc.) et en sciences humaines (philosophie, gestion, langues vivantes). Les élèves doivent étudier deux langues étrangères parmi un large choix, dont l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le chinois ou le japonais. Un score minimum de 590 au TOEFL est exigé pour l’obtention du diplôme. La pratique d’un sport est également obligatoire.

Les trois semestres suivants permettent une spécialisation progressive selon plusieurs options scientifiques (aéronautique, bio-ingénierie et nanotechnologies, énergie, génie civil et environnement, informatique et communication, mathématiques et décision, transport et trafic) et des modules orientés vers des débouchés professionnels. Les étudiants peuvent également enrichir leur formation en suivant des unités d’enseignement dans d’autres établissements partenaires via le Collège des hautes études Lyon sciences (CHELS), qui regroupe huit grandes écoles et universités lyonnaises et stéphanoises.

Projets et stages Durant leur cursus et dans le cadre de leur formation au Management de projet, les élèves-ingénieurs réalisent trois projets : un projet d'étude de neuf mois en première année, un projet d'application de sept mois en deuxième année et un projet d'option en troisième année. Le temps moyen passé dans des projets proposés par des entreprises est de 262 heures par élève.

Les élèves-ingénieurs de Centrale Lyon réalisent également trois stages au cours de leur formation, pour une durée minimale obligatoire en entreprise ou laboratoire : 37 semaines. Le stage d'exécution (ou stage ouvrier) se déroule en première année et dure un à deux mois. Son but est de faire découvrir à l'élève le fonctionnement d'une entreprise, la nature du travail d'exécution et les relations entre opérateurs et cadres. Le stage d'application se déroule en deuxième année et dure de trois à quatre mois. Son but est de participer activement à un projet d'ingénierie au sein d'une entreprise. Le travail de fin d'études se déroule en troisième année et dure 21 semaines minimum. Il correspond à une première mission d'ingénieur débutant.

Formation en double diplôme L'École Centrale de Lyon offre la possibilité de suivre des doubles cursus en partenariat avec d'autres écoles, et valider une licence en parallèle de leur première année.

Les double diplômes proposés sont les suivants : double diplôme ingénieur-licence de mathématiques - avec l'Université Claude Bernard Lyon 1, double diplôme ingénieur-licence de physique - avec l'Université Claude Bernard Lyon 1, double diplôme ingénieur-licence d'économie - avec l'Université Lyon 2,

L’École centrale de Lyon propose plusieurs diplômes en double cursus avec des écoles partenaires, au niveau Master. Les élèves participants à ces cursus suivent des cours dans les deux établissements et obtiennent les deux diplômes moyennant une année supplémentaire.

Les double diplômes proposés sont les suivants : double diplôme ingénieur-architecte - avec l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon, double diplôme ingénieur-manager - avec l'EM Lyon Business School,