François-Joseph Westermann, né le à Molsheim (Alsace), guillotiné le à Paris, est un général de brigade de la Révolution française, resté célèbre pour les atrocités qu'il fit commettre lors de la guerre de Vendée.
Biographie
D'origine incertaine, sa date de naissance varie entre 1751 et 1765 selon les sources. Il est fils d'un procureur, petit-fils de Jacobée Westermann, fournisseur de l'armée en chevaux.
Il s'engage dans un régiment de cavalerie, qu’il quitte peu après en 1773 pour la gendarmerie. Il est sans emploi lorsque débute la Révolution dont il embrasse la cause en venant à Paris en 1789, puis en fréquentant les Jacobins d'Alsace, qui le font nommer en 1790 greffier de la municipalité de Haguenau.
De retour à Paris, il prend part à la Journée du 10 août 1792 en prenant la tête de la garde-nationale du Faubourg-Saint-Antoine, et est le premier à forcer l'entrée aux Tuileries en plaçant des canons devant toutes les portes, puis en massacrant les gardes suisses. Il est nommé adjudant-général par le Conseil exécutif dont le chef était Danton qui l'envoie, après les massacres de septembre, en mission secrète auprès de Dumouriez à l’armée du Nord. Arrêté après la trahison de celui-ci, il vient protester devant la Convention et est relaxé le . vignette|gauche|Portrait du général Westermann, physionotrace de Gilles-Louis Chrétien. Nommé général de brigade le , il est aussitôt affecté comme commandant en chef de l’armée des côtes de La Rochelle. Le pourtant, c’est Marat qui, à la Convention nationale, le dénonce comme et pour .
En Vendée, il se montre implacable et pratique une politique de terreur à l'égard des contre-révolutionnaires. Le , avec , il prend d'assaut Parthenay, que défendait Lescure avec . Il réussit de même le à prendre Châtillon, après la bataille du Moulin aux chèvresL'Histoire, , juin 2012, .. Il participe aussi, avec des fortunes diverses, aux combats de Châtillon le , d'Entrammes le , d'Antrain le , de La Flèche le et du Mans le . Après la bataille de Savenay, du , il aurait écrit une lettre contenant le passage suivant, resté célèbre quoique Alain Gérard, du Centre vendéen de recherches historiques, attribue ce passage à l'invention d'un historien légitimiste :
Rappelé ensuite à Paris, et traduit devant le Tribunal révolutionnaire, il est condamné à mort et guillotiné le même jour que les dantonistes.
Lors de son procès, Danton nie être lié à Westermann :
Une rue à Pantin ainsi qu'un bateau de croisière sur le Rhin portent le nom de celui qui fut surnommé « le boucher de la Vendée ». Une rue portant son nom à Paris a disparu pour laisser place à l'actuel square du Docteur-Grancher.
Œuvre
Au cinéma Danton (1983) d'Andrzej Wajda, joué par Jacques Villeret.
Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
Théodore Rieger, « François Joseph Westermann », dans Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 40,
Liens externes
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