Le hip-hop Merriam-Webster Dictionary entry on hip-hop, sur merriam-webster.com : A subculture especially of inner-city youths who are typically devotees of rap music; the stylized rhythmic music that commonly accompanies rap; also rap together with this music. est un mouvement culturel et artistique, caractérisé en premier lieu par son genre musical et l'expression de formes artistiques à l'esthétique propre et commune : graffiti, danse, langage, codes vestimentaires, comportementaux et moraux. Il s'agit d'un mouvement populaire, qui se nourrit de l'ensemble des cultures urbaines et artistiques présentes dans le contexte économique, historique et social qui l'entourent lors de son émergence.
Né à New York dans le South Bronx à la toute fin des années 1960 et au début des années 1970, la culture hip-hop reconnaît 5 disciplines : le rap (ou MCing), le DJing, la breakdance (ou b-boying), le graffiti et le beatboxing. C'est néanmoins par son expression musicale qu'il est le plus connu à partir de la fin du , bien que cela n'ait pas été le cas à ses débuts, mais de ce fait, le hip-hop est souvent réduit à la musique rap « Rap », sur Encyclopædia Britannica : « Rap », sur AllMusic. ou musique hip-hop « hip-hop », sur Encyclopædia Britannica : .
Originaire des ghettos noirs et latinos de New York, il se répand dans l'ensemble du pays puis gagne progressivement les quartiers populaires du monde entier à partir des années 1980 et 1990, au point de devenir une culture urbaine des plus importantes, et même dominante.
Son expression musicale est elle-même souvent appelée rap, ce qui constitue un raccourci dans la mesure où ce terme ne s'applique qu'à la parole, scandée et saccadée, propre au MCing. La musique hip-hop peut en effet revêtir plusieurs formes, voire se limiter aux seuls beats du DJ (disc jockey), auquel cas le terme rap ne convient pas.
La musique hip-hop new school désigne la seconde vague du hip-hop, ayant émergé entre 1983 et 1984 avec des chansons de groupes comme Run–DMC et de rappeurs tels que LL Cool J. L'âge d'or du hip-hop désigne une période d'innovation ancrée au milieu des années 1980 et au début des années 1990. Des groupes et artistes notables de cette période incluent la Juice Crew, Public Enemy, Eric B. and Rakim, Boogie Down Productions et KRS-One, EPMD, Slick Rick, Beastie Boys, Kool G Rap, Big Daddy Kane, Ultramagnetic MCs, De La Soul, et A Tribe Called Quest, respectivement. Le gangsta rap est un sous-genre du hip-hop qui se consacre le plus souvent à un mode de vie violent et à des conditions de misère au sein de la jeunesse afro-américaine. Schoolly D, N.W.A, Ice-T, Ice Cube, et les Geto Boys en sont les groupes et artistes clés, connus pour mêler paroles sociales et politiques issues du rap politique et histoires de criminels courantes dans le gangsta rap..
Terminologie La création du terme « hip-hop » est souvent attribuée à Keef Cowboy, rappeur de Grandmaster Flash and the Furious Five.. Cependant, Lovebug Starski, Keith Cowboy, et DJ Hollywood utilisaient le terme lorsque la musique était connue sous le nom de disco rap.. Le fondateur de l'Universal Zulu Nation, Afrika Bambaataa, est considéré comme celui qui a attribué le terme à la sous-culture à laquelle la musique appartient ; bien qu'il s'agît d'un terme dépréciatif appliqué à ce type de musique Zulunation.com (cache). La première utilisation du terme dans la presse écrite se situe dans un article du Hagar, Steven. Afrika Bambaataa’s Hip-Hop, Village Voice. de Steven Hager, par la suite auteur d'un ouvrage sur le hip-hop de 1984 Hager, Steven. Hip Hop: The Illustrated History of Break Dancing, Rap Music, and Graffiti. St Martins Press, 1984 (out of print).. Étymologiquement, selon AilaneAilane, Sofiane (2016) "Hip-hop", in Anthropen.org, Paris, Éditions des archives contemporaines., « hip-hop » serait la combinaison du terme anglais hip qui signifie « être dans le vent, être branché » dans le parler de la rue, et de to hop dont on peut traduire le sens par sauter ou danser. Pour certains pionniers comme Grand Master Caz, le mot hip-hop viendrait du mot car à son origine ce mouvement culturel avait pour vocation de canaliser les frustrations et la violence pour en faire quelque chose de positif.
Busy Bee, plus connu pour sa soi-disant collaboration avec Kool Moe Dee des Treacherous Three, a relancé, lors d'une interview en 2025, la théorie selon laquelle Keef Cowboy, pendant un concert, voyant un ami qui devait bientôt partir à l'armée, s'est moqué de lui en imitant les soldats qui chantent en marchant : . Rime répétée plusieurs fois pendant le concert, et bientôt reprise par d'autres M.C...
Histoire Années 1970 Origines
vignette|DJ Kool Herc est reconnu comme l'un des pionniers du genre.
La musique et la culture hip-hop sont formées pendant les années 1970 lorsque les block parties se popularisent à New York, en particulier chez la jeunesse afro-américaine et caribéenne du Bronx Dyson, Michael Eric, 2007, Know What I Mean? : Reflections on Hip-Hop, Basic Civitas Books, p. 6.. Les block parties incorporent des DJs, qui jouaient des genres de musique populaire, en particulier funk et soul. Avec un accueil positif, les DJs commencent à isoler les breaks percussifs des chansons populaires. Cette technique vient de la musique dub jamaïcaine. et est largement popularisée à New York par les immigrés originaires de Jamaïque et des Caraïbes, comme DJ Kool Herc, appelé le .. et sa sœur, Cindy Campbell. La culture hip hop est donc largement empruntée aux sound systems jamaïcains, qui utilisaient des DJ au micro depuis au moins 1949 (Le Rap est né en Jamaïque de Bruno Blum publié par Le Castor Astral, 2009).
Des techniques de turntablism – comme le scratching (attribué à Grand Wizzard Theodore.), le beat mixing et/ou matching, et le beat juggling – se développent. La musique hip-hop à ses débuts devient une ou pour la jeunesse des quartiers défavorisés Crossley, Scott. '’Metaphorical Conceptions in Hip-Hop Music”, African American Review, St Louis University Press, 2005. pages 501–502. quotidiennement minée par les discriminations sociales, économiques et politiques Alridge D, Steward J. Introduction: Hip Hop in History: Past, Present, and Future, Journal of African American History, 2005. pp.190.. Selon Chang et Ailane, le hip-hop les block parties représentaient des échappatoires aux problèmes quotidiens qu’ils rencontraient, les injustices sociales au sein des ghettos, telles les coupes budgétaires dans les domaines qui les concernaient et la rénovation urbaine les excluant d’une pleine participation sociale. Ainsi, le hip-hop donnait un meilleur sens à ces ghettos.
Introduction du rap Le rap, MCing ou emceeing, est un style vocal dans lequel le chanteur parle, généralement sur un morceau instrumental ou synthétisé. Le morceau, en signature 4/4, peut être créé par échantillonnage, notamment.. Ils incorporent également synthétiseurs et boîte à rythmes. Les rappeurs peuvent écrire, mémoriser, ou improviser leurs paroles et les chanter a cappella ou pendant un morceau. La musique hip-hop intronise le rap à la culture hip-hop, mais le rap est absent des chansons de hip-hop comme dans des Man Parrish ; de Eric B. and Rakim ; et de Hashim ; et de Newcleus. Cependant, la majeure partie du genre est accompagné de rap, en partie de rap féminin. La MC Sha Rock, originaire du Bronx et membre des Funky Four Plus One est considérée comme la première rappeuse au hip-hop The Story Of The Beginning and End Of The First Hip Hop Female MC... Luminary Icon Sha-Rock. The Sequence, un trio de hip-hop signé au label Sugar Hill Records au début des années 1980, est le premier groupe féminin à faire paraître un disque de rap, .
Les racines du rap remontent à la musique afro-américaine et plus loin à la musique africaine, en particulier celle des griots de l'Afrique de l'ouest Campbell, K.E. (2005). Gettin' our groove on: rhetoric, language, and literacy for the hip hop generation, Wayne State University Press.. Les traditions afro-américaines signifyin’, les insultes rituelles, et la poésie influence la musique hip-hop. À New York, les musiques spoken-word de groupes et musiciens comme The Last Poets, Gil Scott-Heron Cepeda, R., George, N. 2004. And It Don't Stop: The Best American Hip-Hop Journalism of the Last 25 Years, New York, Faber and Faber Inc. et Jalal Mansur Nuriddin influence l'environnement social dans lequel le hip-hop a été créé. Le Jamaïcain DJ Kool Herc et Coke La Rock influencent le style vocal du rap avec des versets poétiques accompagnés de breaks de musique funk.. Plus tard, les MC varient de rythme et de style vocal, avec quelques brèves rimes, souvent à caractères sexuels ou scatologiques, afin de se différencier des autres et de divertir le public. Ces premiers groupes de rap incorporent des insultes rituelles. Kool Herc & the Herculoids sont le premier groupe à se populariser à New York, mais le nombre de MC s’accroît avec le temps. Il y avait souvent collaborations entre gangs, comme l'Universal Zulu Nation d'Afrika Bambaataa—actuellement une organisation internationale. Melle Mel, un rappeur des Furious Five est considéré comme le premier parolier de rap à s'auto-proclamer ..
Influence du disco La musique hip-hop est influencée par le disco et le contre-coup qui lui est associé. Selon Kurtis Blow, le tout premier chanteur de Rap à avoir signé avec une Major avec le tube The Break, les premiers jours du hip-hop se caractérisent par la division entre fans et détracteurs du disco. Le hip-hop émerge comme The History Of Hip Hop pg 8 Daveyd.com et les premières chansons hip-hop se basent principalement sur des boucles musicales de style hard funk.
Dès le début des années 1970, le mouvement hip-hop se scinde en deux écoles. D'un côté, il y a les DJs et MCs hip-hop influencés par le disco, qui officient dans des clubs selects du Queens, Manhattan ou Harlem, comme Pete DJ Jones, Eddie Cheeba, DJ Hollywood, Grandmaster Flowers et Lovebug Starski. Ce genre musical est parois qualifié de ... De l'autre côté, on trouve les musiciens de hip-hop pur et dur qui se focalisent sur des rimes rapid-fire et des schèmes rythmiques plus complexes. Ceux-ci jouent dans des « block parties » organisées dans les parcs ou les salles du Bronx. DJ Kool Herc, Afrika Bambaataa, Paul Winley, Grandmaster Flash, et Bobby Robinson font partie de cette catégorie et regardent les premiers avec plus ou moins de mépris..
Cependant, en 1979, la boucle ou chanson disco instrumentale devient de plus en plus la base de la musique hip-hop.
Années 1980 vignette|gauche|DJ Jazzy Jeff aux platines en 2005.
Les années 1980 marquent la diversification du hip-hop tandis que le genre se développe en des styles plus complexes. New York devient un véritable laboratoire dans la création de nouveaux sons hip-hop. Des premiers exemples de cette diversification peuvent être entendues dans The Adventures of Grandmaster Flash on the Wheels of Steel de Grandmaster Flash (1981), un single qui comprend presque exclusivement des samples Talbot, M,.(2000). The musical work: reality or invention?, Liverpool University Press, et dans les chansons Planet Rock d'Afrika Bambaataa (1982) et Nunk de Warp 9 (1982) Toop, David (2000). Rap Attack 3: African Rap to Global Hip Hop. (Expanded Third Edition) Londres : Serpent's Tail, pages 150–151, . qui mêlent hip-hop et electro. Beat Bop de Rammellzee et K-Rob est un slow jam qui comprend des éléments de dub (reverb et échos) comme textures et effets sonores. Light Years Away de Warp 9 (1983) (produit et écrit par Lotti Golden et Richard Scher), décrit comme par le journal britannique The Guardian, présente des paroles traitant du social d'un point de vue science-fiction.