Pierre Antoine Augustin Vafflard, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un peintre français d'histoire, de genre et de portraits.
Biographie
Né à Paris le , il est l'élève de Jean-Baptiste Regnault.
Il expose au Salon à partir de 1800 et y reçoit une médaille d'or en 1824. Sous la monarchie de Juillet, il est chargé de travaux de restauration picturale dans les galeries du château de Versailles et dans la Galerie de Diane au palais des Tuileries. Il a également réalisé des décorations d'église.
Plusieurs de ses tableaux, esquisses et études sont proposées aux enchères à Paris les 5 et ..
Il meurt le Cf.Archives de Paris, Fichiers alphabétiques de l’état civil reconstitué (XVIe siècle-1859), registre des décès cote: V3E/D 1441, vue 19. Il faut savoir que les fiches de l'état-civil reconstitué qui sont en ligne, sont très succinctes par rapport aux actes déposés qui ont permis la reconstitution. Ces actes déposés sont consultables sur microfilm aux Archives de Paris.. Les 27 et , une vente après décès fut organisée à Paris, par Maître Benou assisté de l'expert DeferUne simple feuille imprimée fit office de catalogue, elle est citée par Frits Lugt sous le n° 14855 du Répertoire des Catalogues de Ventes Publiques. volume II, 1826-1860, La Haye, 1953..
Une thèse de doctorat sur l'œuvre de ce peintre a été réalisée par Géraldine Lacroix en 1987.
Envois aux Salons
1800 Arthémise et Mirza n° 355 1802 La mort de Jocaste n° 280 1804 La Mort d'Œdipe n° 466 Young et sa fille n° 467 Eginard et Imma n° 468 1806 Honneurs rendus à Duguesclin n° 509 La Mort de Molière n° 510 1808 Clémence de S. M. l’Empereur envers Mme d’Hatzfeld n° 587 Molière mourant, assisté par des Sœurs de la Charité n° 588 1810 La Colonne de Rosbach renversé par l'armée française n° 790 Le chien de l'Hospice n° 791 1812 Le Voyageur n° 909 Les pauvres petits n° 910 L’infortunée n° 911 1819 Saint Ambroise n° 1099 La mort de saint Louis n°1101 Henri IV à Notre-Dame le jour de son entrée à Paris n°1102 1822 n° 1273, Ulysse demandant des secours à Nausicaa, fille du roi Alcinoüs. (Avec une longue description du sujet, et la mention: Ce tableau appartient à M. Lafitte). n° 1274, Les étrennes pour 1822. n° 1275, La marchande d’allumettes. n° 1276, Le prince Poniatowsky retiré de l'eau deux jours après la bataille de Leipsick. n° 1277, L'automne, tête d'étude. n° 1278, Jeune grecque conductrice des Théories aux fêtes de Délos. n° 1279, Grec moderne, tête d'étude. n° 1280, Le coadjuteur de Retz donnant la bénédiction au prince de Condé. n° 1281, Portraits même numéro. vignette|Henri IV et l'abbesse de Montmartre, Salon de 1824 1824 n° 1644, Dernière bénédiction de l'évêque Bourlier n° 1647, La mort du proscrit n° 1654, Jeune grec, tête d'étude. n° 1660, Henri IV et l'abbesse de Montmartre 1827 8 œuvres proposées. 1831 13 œuvres proposées, 13 admises. 1834 : Exposition d'objets d'arts et d'industrie anciens et modernes. Rétribution au profit des pauvres. A Bordeaux. n°485 : Sainte-Hélène n°486 : Une jeune fille au désespoir, sur le parapet d'un pont; effet de clair de lune. n°487 : Un jeune homme malade dans les bras d'une femme. n°488 : Un Portrait. n°489 : Les Soins. n°490 : La Récompense. n°491 : Ecce Ancilla Domini, tête d'étude. n°492 : La Liberté perdue. n°493 : Femme surprise à sa toilette, tête d'étude.
Œuvres vignette|Le Chien de l'hospice (Salon de 1810), Arenenberg, Napoleonmuseum Emma et Eginhard, Salon de 1804, don de Madame Pellé en 1893, Évreux, musée de l'Ancien évêché La Mort d'Œdipe, Salon de 1804 Young et sa fille, vers 1804, New-York, The Metropolitan Museum of Art (esquisse du tableau d'Angoulême) Young et sa fille, Salon de 1804, Angoulême, musée des Beaux-Arts Le Gouverneur de Château-Randon déposant les clefs de la place sur le lit de mort de Duguesclin, Salon de 1806, Rennes, musée des Beaux-Arts Le Chien de l'hospice, Salon de 1810, Arenenberg, musée Napoléon La Colonne de Rosbach renversé par l'armée française, Salon de 1810Sur ce thème Desfontaines-Lavallée écrivit en 1806 une pièce inspiré de cet événement: Le Rêve, ou la Colonne de Rosback., Versailles, musée national du château Electre, Salon de 1814, Dijon, musée des Beaux-Arts Henri IV à Notre-Dame le jour de son entrée à Paris, Salon de 1819, Pau, musée des Beaux-Arts (dépôt de l’État en 1864, puis en 2006, transfert à titre gratuit). Sommeil d'Oreste, 1819, Dijon, musée des Beaux-Arts Saint Ambroise sauvant un prêtre de la fureur du peuple, Salon de 1819, Paris, église Saint-Ambroise La mort de saint Louis, Salon de 1819, pour la chapelle royale de Dreux Portrait du Prince Constantine Czartoryski, 1821, Cracovie, musée Czartoryski Dernière bénédiction de l'évêque BourlierJean-Baptiste Bourlier, évêque d'Évreux de 1802 à 1821., Salon de 1824, Évreux, musée de l'Ancien évêché La mort du proscrit, Salon de 1824, La Rochelle, musée du Nouveau Monde Jésus Christ instituant l'Eucharistie, 1826, Carrouges, mairie Portrait du général de Caen, 1827, Caen, musée des Beaux-Arts (legs de la famille du modèle en 1875). Portrait de Madame la Dauphine, 1828, achat par l’État en 1829, déposé à la mairie de Bains-les-Bains, non localisé. Le Roi Charles X, 1828, achat par l’État en 1829, déposé à la mairie de Châlons-en-Champagne, non localisé. Le Repos, 1836, don Pellé en 1893,Évreux, musée de l'Ancien évêché Sainte Marguerite chassée par son père, Paris, église Sainte-Marguerite Pythagore inspiré par les muses, déposé en 1931 par le château de Versailles à l'Institut français de Varsovie, non localisé, vraisemblablement détruit. Portrait de l'abbé Frasey, non daté, Paris, sacristie de Saint-Nicolas des Champs, page consultée le 19 août 2024.. ;
Pour les œuvres déposées par l’État et non localisées voir le site du Catalogue interministériel des Dépôts d’œuvres d'Art de l’État :
Explication du sujet d'Eginard et Imma du salon de 1804
Cette explication du sujet se trouve au n° 78 du livret car un autre artiste Marie-Nicolas Ponce-Camus, présentait le même sujet.
Young et sa fille
Au Salon de 1804 le livret donnait ce texte : « Young tenant sa fille morte sur ses bras s'écrit dans sa douleur amère : O zèle barbare et haï d'un dieu bienfaisant ; ces hommes impitoyables ont refus de répandre de la poussière sur une poussière. »
Huile sur toile par .
Donné au musée d'Angoulême par monsieur Ringuet en 1838.
La belle-fille du poète anglais Edward Young, Elizabeth Temple mourut lors d'un voyage en France. Comme la défunte était de religion protestante, on refusa l'enterrement dans le cimetière catholique et l'inhumation fut autorisée dans le cimetière de la colonie suisse. Vafflard modifie l'événement en transformant la morte en propre fille de Young.
Critique contemporaine de Séraphin en 1804, sur l'air d'Au clair de la lune, à propos du monochromisme du tableau : « Au clair de la lune Les objets sont bleus Plaignons l'infortune De ce malheureux Las ! sa fille est morte Ce n'est pas un jeu Ouvrez-lui la porte Pour l'amour de Dieu ».
Les tableaux chez Séraphin ou Les ombres chinoises du Salon ; par un amateur. A Paris, chez Bertrand-Pottier et Félix Bertrand, Imprimeurs-Libraires, rue Galande, n°56, à l'AbeilleLire ici sur Gallica
Sainte Marguerite chassée par son père Critique de Jean Miel, Essai sur les beaux-arts et particulièrement sur le Salon de 1817, Paris, 1817-1818, page 254 :
« Les légendes sacrées ont fourni à M. Vafflard L'Expulsion de sainte Marguerite, sujet qui méritait d'être mieux traité (1)... (1) Ce tableau est destiné pour l'église Sainte-Marguerite. Marguerite avait été secrètement élevée par sa mère dans la religion chrétienne. Son père était prêtre d'Apollon; il s'aperçut que sa fille ne se rendait pas aux sacrifices. Instruit de la cause, il maudit sa fille, et après l'avoir fait dépouiller de ses riches vêtemens, il la chasse de sa maison. Ses compagnes et ses esclaves essaient de la retenir. Du fracas sans effet, une fausse chaleur, point d'ordonnance, ni de correction, ni de noblesse, ni de caractère. Est-ce du sacré? est-ce du profane? Est-ce une scène de douleur, ou bien une orgie ? »
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Charles Gabet : Dictionnaire des artistes de l'école française au (Paris, 1831) p.668. État-civil reconstitué, Archives de Paris,
Liens externes
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