Champlain est une municipalité située dans la municipalité régionale de comté des Chenaux dans la région de la Mauricie au Québec (Canada). Elle se trouve sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent. Elle fait partie de la région métropolitaine de Trois-Rivières. Elle est membre de l'Association des plus beaux villages du Québec.

Toponymie gauche|vignette|Quai de Champlain, fleuve Saint-Laurent, passage de la caraque Santa-Maria.

En 1632, Samuel de Champlain, fondateur de la Nouvelle-France, donna son propre nom à la rivière ChamplainToponymie : Champlain. Le nom Champlain a ensuite été donné à la seigneurie par le seigneur Étienne Pézard de La Tousche, puis à la paroisse, au comté provincial (1829), au comté municipal (1845), à la municipalité (1855) et au comté fédéral (1867).

L’acte de concession de la seigneurie, le , ne donne pas de nom au fief concédé à Étienne Pézard de La Tousche. L’acte mentionne seulement que la quantité de terre concédée s’étend « depuis la rivière Champlain en montant sur le dit fleuve vers lesdites Trois-Rivières ». Dès 1668, les actes relatifs aux habitants de Champlain mentionnent qu’ils habitent à « La Touche-Champlain » ou simplement à « Champlain » dès 1669Selon les intitulés des actes dans la banque Parchemin.. En 1684, le lieu est déjà bien connu sous le nom de Champlain puisque de Laval, en donnant enfin les titres officiels de la paroisse vingt ans après sa fondation, écrit : « le lieu communément appelé Champlain »Eddy Hamelin. La paroisse de Champlain, Trois-Rivières, Bien Public, 1933, . Quant au seigneur, il se faisait appeler La Touche-Champlain déjà en 1680 ou Pézard-Champlain déjà en 1693 ou Pézard-Latouche-Champlain déjà en 1702Selon les actes de baptêmes, mariages et sépultures relevés par l’équipe du Programme de recherche en démographie historique (PRDH) de l’Université de Montréal. Les officiants écrivent Pesard, mais à Cour-Cheverny, lieu d’origine du seigneur, le nom s’écrit Pézard : voir Ghislaine Le Mauff, Daniel Guérin et Alan Larson, « Étienne Pézard de la Touche, de Champlain », Pionniers originaires du Loir-et-Cher établis au Canada, [en ligne], Cercle Généalogique de Loir-et-Cher, http://hometown.aol.com/ghislmf/canada/pezard/index.html (consulté le 7 février 2004)..

La Commission de toponymie rapporte avoir relevé une « version populaire » voulant que Samuel de Champlain ait donné son nom parce que, « émerveillé par la beauté des lieux, [il] se serait écrié : “Quel beau champ plein!”, du latin campus planus, champ plat. »Banque Topos et Dictionnaire des noms et lieux du Québec. Dans l’Histoire de Champlain, tome 1, , l’auteur écrit : « Dérivé de Campus planus, champ plat, [le nom] convient admirablement à la localité. » Il n’y est pas dit que ce soit Champlain lui-même qui se soit écrié « Quel beau champ plein ». Quoique sympathique, cette version n’est confirmée par aucune source écrite de ce temps.

Histoire Le territoire actuel de la municipalité de Champlain s’étend sur le fief Marsolet et le fief Hertel (ou de l’Arbre-à-la-Croix), tous deux concédés le , ainsi que sur la seigneurie de Champlain, concédée le .

Les premiers occupants de ChamplainSur les premières terres du côté de la seigneurie de Champlain, voir le livre de Jean-Pierre Chartier, La Grande distribution de terres de 1665, Le fief et seigneurie Latouche-Champlain, Montréal, Histoire Québec, 2009. s’installent en 1664 ou 1665. Il y a bien eu une première tentative sur une terre concédée le , mais l’éloignement et la menace iroquoise en découragèrent les initiateurs. En 1664 ou 1665, les premiers s’établissent d’abord du côté de la seigneurie de Champlain. L’année suivante (1666) commenceront les concessions sur le fief Hertel et en 1667 sur le fief MarsoletSi on en croit Marcel Trudel, Le terrier du Saint-Laurent en 1674, Tome 1, Montréal, Méridien, 1998, .. Quelques-unes des premières familles viennent de Trois-Rivières, c’est le cas de celles d’Antoine Desrosiers, François Chorel et Pierre DandonneauArchange Godbout, Les pionniers de la région trifluvienne, Trois-Rivières, Bien Public, 1934, ..

Chronologie : Concession du fief Marsolet et du fief Hertel (ou de l’Arbre-à-la-Croix). : Concession de la seigneurie de Champlain. Cette date est considérée comme étant la fondation de la localité de Champlain, la huitième plus ancienne localité de la Nouvelle-France. 1664 : Construction du fort La Touche-Champlain. 1669 : Début de la mission catholique de La Visitation-de-Champlain. 1679 : Ouverture des registres paroissiaux de la paroisse de La Visitation-de-Champlain. : Érection canonique de la paroisse de La Visitation-de-Champlain.. 1789 : Achat de la seigneurie de Champlain par Joseph Drapeau. 1797 : Achat de la seigneurie par Joseph Frobisher. 1817 : Achat de la seigneurie par Mathew Bell et . Années 1830-1850 : Apparition du village actuel au centre de la localité. En 1860, il y a 20 emplacements dans le village. En 1933, il y en avait 150. : Érection de la Municipalité de paroisse de Champlain, d'un compeau jusqu'alors dépourvu d'organisation municipaleStatuts provinciaux du Bas Canada, 8 Victoria, 1845, chapitre XL, pages 219-236. The Canada Gazette, 18 juin 1845, pages 19-31. / Dans : Janko Pavsic, «La Visitation-de-Champlain (paroisse)», Prosopographie des administrateurs dirigeants et répertoire des entités municipales du Québec (PADREM Québec), Institut généalogique Drouin, [en ligne], http://www.mairesduquebec.com/ (page consultée le 8 février 2015).. : Fusion de la Municipalité de paroisse de Champlain et de plusieurs autres entités, pour former la Municipalité de comté de ChamplainStatuts provinciaux du Canada, 10-11 Victoria, 1847, chapitre VII, pages 1303-1326 : «Acte pour faire de meilleures dispositions pour l’établissement d’Autorités municipales dans le Bas-Canada (28 juillet, 1847)»; «et les dits actes et ordonnances sont abrogés par les présentes, depuis et après le premier jour de septembre prochain»; «IX. Et qu’il soit statué, que le conseil de chaque municipalité s’assemblera aux paroisses, villages ou lieux suivants respectivement, savoir : [...]; Le comté de Champlain, à Ste. Geneviève de Batiscan.». / Dans : Janko Pavsic, «Champlain (comté)», Prosopographie, op. cit.. : Abolition et division de la Municipalité de comté de Champlain pour reformer plusieurs entités distinctes, dont la Municipalité de paroisse de La Visitation-de-Champlain, c'est le retour à la situation qui prévalait de 1845 à 1847Statuts de la province du Canada, 18 Victoria, 1855, chapitre C, pages 395-506. / Dans : Janko Pavsic, «Champlain (comté)» et «La Visitation-de-Champlain (paroisse)», Prosopographie, op. cit.. 1879 : Construction de l'église actuelle 1882 : Construction du couvent actuel 1886 : Les rues Sainte-Anne et Saint-Joseph sont légalisées par le conseil municipal. : Érection de la Municipalité du village de Champlain, par la division de la Municipalité de paroisse de Champlain. : Confirmation du statut ainsi que du toponyme de la Municipalité de village de Champlain, qui demeure la Municipalité de village de ChamplainGazette officielle du Québec, édition spéciale, 15 mars 1969, , numéro 11A, page 84a. / Dans : Janko Pavsic, «Champlain (village)», Prosopographie, op. cit.. : Modification au toponyme de la Municipalité de paroisse de Champlain, qui devient la Municipalité de paroisse de La Visitation-de-ChamplainGazette officielle du Québec, édition spéciale, 15 mars 1969, , numéro 11A, page 243a. / Dans : Janko Pavsic, «La Visitation-de-Champlain (paroisse)», Prosopographie, op. cit.. 1979 : Fêtes du tricentenaire de Champlain. L'anniversaire () a été basée sur une erreur de date de fondation. La plus ancienne trace de cette erreur remonte à 1871 qui s'appuyait sur la date du plus vieux registre de baptêmes, mariages et sépultures conservés dans les archives de Champlain, sans tenir compte que les registres de 1665-1679 avaient disparu. 1982 : La municipalité est incluse dans la municipalité régionale de comté (MRC) de Francheville. Cette MRC est abolie en 2002 et Champlain incluse dans la nouvelle MRC des Chenaux. : Érection de la Municipalité de Champlain, de la fusion de la Municipalité de paroisse de La Visitation-de-Champlain (créée en 1855) et de la Municipalité de village de Champlain (créée en 1917)Gazette officielle du Québec, partie 1, 11 décembre 1982, , numéro 50, pages 9135-9136. / Dans : Janko Pavsic, «Champlain (municipalité)», «La Visitation-de-Champlain (paroisse)» et «Champlain (village)», Prosopographie, op. cit.. : Le pape Jean-Paul II passe en train sur le territoire de la municipalité de Champlain, en route de Québec vers Trois-Rivières. : Le conseil municipal adopte une résolution officialisant le gentilé Champlainois-Champlainoise pour désigner les habitants de Champlain. : Confirmation du statut ainsi que du toponyme de la Municipalité de Champlain, qui demeure la Municipalité de ChamplainGazette officielle du Québec, partie 1, 30 août 1986, , numéro 35A, page 4435. / Dans : Janko Pavsic, «Champlain (municipalité)», Prosopographie, op. cit.. 2002 : La municipalité est incluse dans la nouvelle municipalité régionale de comté (MRC) des Chenaux, créée par la division de la MRC de Francheville et de la Ville de Trois-Rivières. : Découverte d'un premier astéroïde à partir de l'Observatoire du Cégep de Trois-Rivières de Champlain. Il porte le numéro 157329 et a été nommé provisoirement 2004 TM16. : Découverte d'un second astéroïde à partir de l'Observatoire astronomique de Champlain. Il porte le numéro 161815 et le nom temporaire de 2006 WK30. 2014 : Fêtes du de Champlain. Cette fois, le critère retenu pour la fondation est le début du peuplement permanent, rendu possible par la concession de la seigneurie de Champlain en 1664.

Géographie vignette|upright=1.35|Champlain, vue aérienne La Rivière Champlain traverse l'est de la municipalité du nord-ouest vers le sud-est.

Municipalités limitrophes

Démographie

Administration Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers.

ChamplainMaires depuis 2005 Élection Maire Qualité Résultat 2005 Marcel-P. Marchand Voir 2009 Jean-Robert Barnes Voir 2013 Guy Simon Voir 2017 Voir 2021 Voir 2025 Sébastien Marchand Voir Élection partielle en italiqueDepuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Corporation municipale de Champlain Incorporée le , la corporation municipale de Champlain porte le nom de « Municipalité de Champlain ». Elle est une corporation civile locale, publique, à but non lucratif, dont l'objet est d'administrer les finances, les biens et généralement l'organisation territoriale à Champlain. Elle compte six conseillers et un maire, tous rémunérés, qui forment le conseil d'administration (le conseil municipal).

Ses origines remontent à 1845 et à 1855. En 1845, le gouvernement créait d'abord une corporation locale sous le nom de « Municipalité de paroisse de Champlain », qu'il a abolie deux ans plus tard, en 1847. Cette année-là (1847), l'administration du territoire de Champlain était confiée à une corporation régionale, la « Municipalité de comté de Champlain », créée en 1847 de la fusion de plusieurs municipalités locales. En 1855, le gouvernement abolissait la corporation régionale de 1847, et créait à nouveau une corporation locale sous le nom de « Municipalité de paroisse de La Visitation-de-Champlain ». En 1917, une partie du territoire administré par cette corporation locale a été détachée par le gouvernement pour former une corporation autonome sous le nom de « Municipalité du village de Champlain ». En 1982, ces deux corporations ont été abolies et les deux territoires ont été fusionnés pour former une nouvelle corporation locale sous le nom de « Municipalité de Champlain »Pour toutes les sources, voir les références de la chronologie plus haut..