Cet article présente l'histoire, les caractéristiques et les événements significatifs ayant marqué le réseau routier du département de l'Essonne en France.

Au , la longueur totale du réseau routier du département de l'Essonne est de , se répartissant en d'autoroutes, de routes nationales, de routes départementales et de voies communales.

Histoire

De 1750 à 1784, l’ensemble du réseau routier est pour la première fois cartographié à grande échelle (au 86400) et de manière complète par Cassini de Thury, à la demande Louis XV. Ces cartes sont d’une grande richesse toponymique, mais d’une grande pauvreté quant à la figuration du relief et de l’altimétrie. De même les chemins secondaires sont rarement représentés, du fait d’une part de leur état médiocre, d’autre part de leur faible importance économiquePour la région parisienne (partie nord de l'actuel département) et pour la zone Fontainebleau-Étampes (partie sud du département) sur Gallica.

L’Atlas national illustré réalisé par Victor Levasseur est un précieux témoignage du , les cartes coloriées à la main sont entourées de gravures indiquant statistiques, notes historiques et illustrations caractéristique des départements. Sur ces cartes sont représentés les routes, voies ferrées et voies d'eau. Par ailleurs, les départements sont divisés en arrondissements, cantons et communesCarte Levasseur du département de Seine-et-Oise sur Wikimedia Commons.

Réforme de 1930 Devant l'état très dégradé du réseau routier au lendemain de la Première Guerre mondiale et l'explosion de l'industrie automobile, l'État, constatant l'incapacité des collectivités territoriales à remettre en état le réseau routier pour répondre aux attentes des usagers, décide d'en prendre en charge une partie. L'article 146 de la loi de finances du prévoit ainsi le classement d'une longueur de l'ordre de de routes départementales dans le domaine public routier national..

En ce qui concerne le département de Seine-et-Oise, ce classement devient effectif à la suite du décret du Fac-simile du décret signé par le Président de la République Gaston Doumergue, publié au Journal officiel en date du , classant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara.

Le département de l'Essonne est officiellement créé le par démembrement de l’ancienne Seine-et-Oise.

Réforme de 1972 En 1972, un mouvement inverse est décidé par l'État. La loi de finances du prévoit le transfert dans la voirie départementale de près de de routes nationales.. Le but poursuivi estRapport sur le transfert du réseau de la voirie nationale secondaire dans la voirie départementale, Conseil général du Loiret, séance du 6 décembre 1972 : d'obtenir une meilleure responsabilité entre l'État et les collectivités locales en fonction de l'intérêt économique des différents réseaux, de permettre à l'État de concentrer ses efforts sur les principales liaisons d'intérêt national, d'accroître les responsabilités des assemblées départementales dans le sens de la décentralisation souhaitée par le gouvernement, d'assurer une meilleure gestion et une meilleure programmation de l'ensemble des voies.

Le transfert s'est opéré par vagues et par l'intermédiaire de plusieurs décrets publiés au Journal officiel. Après concertation, la très grande majorité des départements a accepté le transfert qui s'est opéré dès 1972. En ce qui concerne le département de l'Essonne, le transfert est acté avec un arrêté interministériel publié au journal officiel le Fac-simile de l'arrêté interministériel publié au Journal officiel en date du , déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara.

Routes nationales déclassées en 1972 La route nationale 372 entre Courances et Milly-la-Forêt La route nationale 447 entre Corbeil-Essonnes et Saint-Germain-lès-Corbeil La route nationale 721 entre Étampes et Abbéville-la-Rivière La route nationale 836 entre Dourdan et Étampes La route nationale 837 entre Étampes et Milly-la-Forêt La route nationale 838 entre Les Molières et Angerville La route nationale 839 à Angerville

Réforme de 2005 Une nouvelle vague de transferts de routes nationales vers les départements intervient avec la loi du relative aux libertés et responsabilités locales, un des actes législatifs entrant dans le cadre des actes II de la décentralisation où un grand nombre de compétences de l'État ont été transférées aux collectivités locales. Dans le domaine des transports, certaines parties des routes nationales sont transférées aux départements et, pour une infime partie, aux communes (les routes n'assurant des liaisons d'intérêt départemental)..

Le décret en Conseil d’État définissant le domaine routier national relatif à la consistance du réseau routier national prévoit ainsi que l’État conserve la propriété de d’autoroutes concédées et de de routes nationales et autoroutes non concédées et qu'il cède aux départements un réseau de 42.

Dans le département de l'Essonne, le transfert est décidé par arrêté préfectoral signé le Fac-simile de l'arrêté préfectoral signé le , déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. de routes nationales sont déclassées. La longueur du réseau routier national dans le département passe ainsi de en 2004 à 74 en 2006 pendant que celle du réseau départemental s'accroît de à .

Routes nationales déclassées en 2005 En 2006, l'État a transféré au département la gestion d'un certain nombre de routes nationalesArrêté de transfert des routes nationales au département de l'Essonne. Consulté le 03/11/2008. : La route nationale 7 entre Paray-Vieille-Poste et Le Coudray-Montceaux La route nationale 20 entre Massy et Angerville La route nationale 188 entre Massy et Champlan puis entre Villebon-sur-Yvette et Les Ulis La route nationale 191 entre Corbeil-Essonnes et Authon-la-Plaine La route nationale 306 entre Bièvres et Gif-sur-Yvette La route nationale 444 entre Bièvres et Palaiseau La route nationale 445 entre Viry-Châtillon et Fleury-Mérogis La route nationale 446 entre Saclay et Saint-Pierre-du-Perray La route nationale 448 entre Montgeron et Corbeil-Essonnes

Caractéristiques Consistance du réseau Le réseau routier comprend cinq catégories de voies : les autoroutes et routes nationales appartenant au domaine public routier national et gérées par l'État, les routes départementales appartenant au domaine public routier départemental et gérées par le Conseil général de l'Essonne et les voies communales et chemins ruraux appartenant respectivement aux domaines public et privé des communes et gérées par les municipalités. Le linéaire de routes par catégories peut évoluer avec la création de routes nouvelles ou par transferts de domanialité entre catégories par classement ou déclassement, lorsque les fonctionnalités de la route ne correspondent plus à celle attendues d'une route de la catégorie dans laquelle elle est classée. Ces transferts peuvent aussi résulter d'une démarche globale de transfert de compétences d'une collectivité vers une autre.

Au , la longueur totale du réseau routier du département de l'Essonne est de , se répartissant en d'autoroutes, de routes nationales, de routes départementales et de voies communales. Il occupe ainsi le au niveau national sur les métropolitains quant à sa longueur et le quant à sa densité avec par km de territoire..

Trois grandes réformes ont contribué à faire évoluer notablement cette répartition : 1930, 1972 et 2005.

L'évolution du réseau routier entre 2002 et 2017 est présentée dans le tableau ci-après.

+ Évolution du réseau routier entre 2002 et 20172002200320042005200620072008200920102011201220132014201520162017Autoroutes67676868686868686868686868686868Routes nationales 27327327373747373737373737373737373Routes départementales Voies communales TOTAL

Autoroutes L'autoroute française A6 entre Wissous et Nainville-les-Roches L'autoroute française A10 entre Wissous et Angervilliers puis à Dourdan L'autoroute française A86 à Verrières-le-Buisson

Routes nationales La route nationale 6 entre Crosne et Quincy-sous-Sénart La route nationale 104 entre Saint-Germain-lès-Corbeil et Marcoussis La route nationale 118 entre Bièvres et Marcoussis La route nationale 337 au Coudray-Montceaux La route nationale 449 à Ris-Orangis

Routes départementales Cette liste présente les trente-cinq plus importantes et structurantes routes départementales sur les mille que compte le département.

La route départementale 18 entre Pussay et Estouches La route départementale 19 entre Fleury-Mérogis et Breux-Jouy La route départementale 21 entre Étampes et Saint-Escobille La route départementale 25 entre Montlhéry et Athis-Mons La route départementale 26 entre Corbeil-Essonnes et Saint-Maurice-Montcouronne La route départementale 27 entre Saint-Cyr-sous-Dourdan et Bruyères-le-Châtel La route départementale 31 entre La Ferté-Alais et Yerres La route départementale 33 entre Saint-Germain-lès-Corbeil et Boussy-Saint-Antoine La route départementale 35 entre Gometz-le-Châtel et Ballainvilliers La route départementale 36 entre Villiers-le-Bâcle et Palaiseau La route départementale 49 entre Étampes et Estouches La route départementale 63 entre Étampes et Boigneville La route départementale 83 entre La Ferté-Alais et Soisy-sur-École La route départementale 94 entre Yerres et Boussy-Saint-Antoine La route départementale 97 entre Arpajon et Limours La route départementale 105 entre La Ferté-Alais et Milly-la-Forêt La route départementale 116 entre Ollainville et Dourdan La route départementale 117 entre Bièvres et Saint-Vrain La route départementale 118 entre Les Ulis et Athis-Mons La route départementale 133 entre Montlhéry et Brétigny-sur-Orge La route départementale 152 entre Limours et Brétigny-sur-Orge La route départementale 188 entre Massy et Les Ulis La route départementale 191 entre Corbeil-Essonnes et Authon-la-Plaine La route départementale 306 entre Saclay et Gif-sur-Yvette La route départementale 444 entre Bièvres et Champlan La route départementale 445 entre Viry-Châtillon et Fleury-Mérogis La route départementale 446 entre Saclay et Saint-Pierre-du-Perray La route départementale 448 entre Montgeron et Corbeil-Essonnes La route départementale 449 entre Arpajon et Boigneville La route départementale 721 entre Morigny-Champigny et Abbéville-la-Rivière La route départementale 836 entre Dourdan et Étampes La route départementale 837 entre Morigny-Champigny et Milly-la-Forêt La route départementale 838 entre Les Molières et Angerville La route départementale 948 entre Le Coudray-Montceaux et Oncy-sur-École La route départementale 988 entre Palaiseau et Forges-les-Bains La RNIL 20 (ex-RN 20) entre Massy et Angerville

Réalisations ou événements récents

Cette section a pour objet de recenser les événements marquants concernant le domaine de la Route dans le département de l’Essonne depuis 1990. Seront ainsi citées les déclarations d’utilité publique, les débuts de travaux et les mises en service. Seuls les ouvrages les plus importants soit par leur coût soit par leur impact (déviation de bourgs) seront pris en compte. De même il est souhaitable de ne pas recenser les projets qui n’ont pas encore fait l’objet d’une déclaration d'utilité publique.

Francilienne voir article Route nationale 104

etc.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Transports dans l'Essonne Liste de ponts de l'Essonne Essonne

Sources Cartes de Cassini : site de Gallica,

Essonne Catégorie:Transport routier dans l'Essonne