Geville (prononcé ; nommée également Géville non officiellement) est une commune française située dans le département de la Meuse en région Grand Est, regroupant trois communes associées (fusion partielle avec maintien de conseils municipaux associés) : Corniéville, Jouy-sous-les-Côtes devenue juridiquement Geville en tant que commune principale et Gironville-sous-les-Côtes. Cette fusion date de 1973. Le nom choisi est en rapport avec le site de la Chapelle de Gévaux dont le nom signifie le « Val de la Joie ».
Geville faisait partie de la communauté de communes de la Petite Woëvre depuis sa création en 2002. Elle fait désormais partie de la nouvelle communauté de communes Côtes de Meuse - Woëvre créée en 2013.
Géographie Le territoire des communes est situé entre les côtes de Meuse et la forêt de la Reine située dans la Woëvre.
La commune fait partie du parc naturel régional de LorraineMinistère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine, (lire en ligne).
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau le Rupt de Mad, le ruisseau d'Esche, le ruisseau le Faux, le ruisseau de l'Étang de la Mosee, le ruisseau de Bleuapre, le ruisseau de l'Étang de Gerard Sas, le ruisseau de l'Étang Marie et le ruisseau de l'Étang de Bruneau..
Le Rupt de Mad, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Moselle à Novéant-sur-Moselle, après avoir traversé .
L'Esch, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Moselle à Blénod-lès-Pont-à-Mousson, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de GevilleLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Six plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la Grande Brunessaux (), le Neuf étang (), l'étang de la Grange en Woëvre (), l'étang de la Mosée (), l'étang de l'Etanchée () et l'étang Gérard Sas ()..
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Rupt de Mad, Esch, Trey ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Rupt de Mad, de l’Esch et du Trey. Le périmètre a été arrêté le , la commission locale de l'eau (CLE) a été créée le , puis modifiée le 0. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Parc naturel régional de Lorraine..
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nonsard-Lamarche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Geville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Commercy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,2 %), terres arables (29,8 %), prairies (18 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3 %), zones urbanisées (1,5 %), zones agricoles hétérogènes (1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Geville, nommée également Géville (non officiellement) est une commune regroupant trois communes associées, en 1973 ; Corniéville, Jouy-sous-les-Côtes devenue juridiquement Geville en tant que commune principale et Gironville-sous-les-Côtes. Le nom choisi est en rapport avec le lieu-dit Gévaux de Jouy-sous-les-Côtes, avec la Chapelle du même nom. Géville est un néo-toponyme qui semble être un composé de la première syllabe du lieu-dit Gévaux ; la deuxième partie du nom est ville contenu dans le nom des deux autres villages formant Géville..
Corniéville (Cornica villa, Corniacae villa en 1152). Formation médiévale en -ville au sens de « domaine rural ». Ernest Nègre explique le premier élément par le nom de personne roman CornicusErnest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes..., Volume 2, Droz, .. Or, les formes anciennes postulent plutôt en faveur de l'adjonction de l'appellatif -ville, à un toponyme préexistant : on y discerne un élément Corn-, suivi des suffixes d'origine gauloise -ica ou -iacae (cf. -acum). On trouve ce genre d'association assez fréquemment en toponymie, cf. par exemple Tonneville (Seine-Maritime), Taunacum villa .
Jouy (Gaudiacum en 770), d'un type toponymique gallo-roman *GODIACU, basé sur le nom de personne chrétien Godius (formé sur le latin gaudium / gaudia « joie »).
Gironville, toponymie : nom germanique Gero (Girunnivilla en 965).
Histoire Le , Jouy-sous-les-Côtes devient Geville à la suite de sa fusion-association avec Corniéville et Gironville-sous-les-Côtes..
Corniéville : Anciennement diocèse de Toul, bailliage de Saint-Mihiel. Ancienne abbaye de Rangéval, fondée au par Hadwige, femme de Thierry d'Apremont, de l'ordre des prémontrés ; l'église, commencée en 1729, fut détruite à la Révolution. Gironville-sous-les-Côtes : Anciennement diocèse de Toul, bailliage de Thiaucourt. En 1588, Charles III, duc de Lorraine, permit la construction d'une enceinte fortifiée autour de l'église. Jouy-sous-les-Côtes : Anciennement diocèse de Toul, bailliage de Saint-Mihiel. Maison de charité-hospice, fondée en 1745.
Première Guerre mondiale
Politique et administration
Population et société Démographie
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Édifices religieux vignette|Église de l'Invention de Saint-Étienne de Jouy-sous-les-Côtes. vignette|Église Saint-Léger de Gironville. vignette|Chapelle de Jévaux. Ancienne abbaye de Rangéval à Corniéville , reconstruite début en style Renaissance par Nicolas Pierson : murs d'enceinte, logis abbatial, communs, deux ailes en équerre, cloître voûté d'ogives, salle capitulaire à colonnes corinthiennes, sacristie à deux nefs voûtées en étoile, réfectoire à voûtes d'ogives en arc brisé, grand escalier à colonnes ioniques, cheminées. Elle a été classée par les Monuments historiques en 1965.. Église Saint-Symphorien de Corniéville : construite en 1717 retable du maître-autel, chaire. Église Saint-Léger de Gironville-sous-les-Côtes, fortifiée, de style ogival flamboyant : clocher-tour muni d'un hourd en partie , nef à 4 travées, abside pentagonale, chapiteaux Renaissance, christ et vierge de douleur en bois peint . Elle a été classée par les Monuments historiques en 1908.. Église de l'Invention de Saint-Étienne de Jouy-sous-les-Côtes , fortifiée : bretèche munie de deux meurtrières, tourelle d'escalier polygonale à meurtrières, chœur flamboyant. Chapelle de Jévaux, de Jouy-sous-les-Côtes chapelle actuelle de 1890, but de pèlerinage.
Édifices militaires Forts militaires de Gironville Le fort de Gironville ou fort Legrand et de Jouy-sous-les-Côtes Le fort de Jouy-sous-les-Côtes ou fort Raoult faisant partie du système défensif Séré de Rivières.
Musée Musée de la belle Époque à Jouy-sous-les-Côtes.
Personnalités liées à la commune Étienne Mollevaut, député de la Convention nationale, né à Jouy-sous-les-Côtes en 1744.
Héraldique La commune n'a pas de blason connu.
Voir aussi Bibliographie Bernard et Thérèse Génot, Corniéville, les bâtiments de l'abbaye de Rangéval, dans Congrès archéologique de France. . Les Trois-Évêchés et l'ancien duché de Bar. 1991, 95-112, Société française d'archéologie, Paris, 1995
Articles connexes Liste des communes de la Meuse Liste des monuments historiques de la Meuse
Liens externes
. Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Notes et références Notes
Cartes
Références
Catégorie:Aire d'attraction de Commercy