L'appellation Syndicat Front national regroupe les syndicats professionnels FN-RATP, FN-TCL, FN-Pénitentiaire et Force nationale pénitentiaire-FNP, FN- Poste, FN-Police, le Mouvement pour une éducation nationale (MEN), le FN des locataires (FNL), le FN des Salariés de la Presse (FNSP), ainsi qu'un syndicat prud'homal, la Coordination française nationale des travailleurs (CFNT) et un syndicat patronal, la Fédération nationale entreprises modernes et libertés (FNEML) créés par le Front national en France au milieu des années 1990 et dont l'existence fut invalidée par la justice française.

Essor du syndicalisme au FN Dominique Andolfatto et Thierry Choffat indiquent que .

Volonté du FN Bruno Gollnisch, alors secrétaire général du Front national, souligne la nécessité de constituer « un Front social sur le front du travail ». L'opération visant à lancer des syndicats FN est confiée au délégué général-adjoint Philippe OlivierAdrian Junot, « La courte épopée syndicale du FN », Le Choc du mois, 20, février 2008, 32.. En février 1996, Bruno Mégret, délégué du FN, annonce une intensification de la présence du Front national dans la société française en renforçant son implantation locale et sa présence dans les milieux professionnelsM. Jacek et F. Saramito, L'échec d'une tentative de pénétration des institutions sociales à des fins politiques, Droit ouvrier, novembre 1998, 469..

Valérie Igounet souligne que .

Différents syndicats FN-Police

Le Front national-Police (FNP) voit le jour le pleinement reconnu par le ministère de l'Intérieur de Jean-Louis Debré. Il est le premier syndicat mis en place par le Front national, juste avant les élections professionnelles des 12 et où il obtient 7,4 % des voix. Ce résultat lui permet d'obtenir un siège à l'instance paritaire de la police nationale. Le le syndicat est invalidé par la Cour de cassation sur réquisition des autres syndicats policiersOlivier Cindric, Le Syndicalisme policier. Le tribunal lui reproche son objectif de et le fait que son président doit statutairement . Le FNP est présidé par Jean-Paul Laurendeau, conseiller municipal FN de Brunoy (Essonne) de 1989 à 1995 et ancien secrétaire général de la Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP), syndicat classé à l'extrême droite.

Transports en commun Le Front national-RATP voit le jour en février 1996Jacques Breitenstein, « L’extrême droite en ses habits populistes. Offensive sociale du Front national », Le Monde diplomatique, mars 1997. dans le but de syndiquer les employés de la Régie autonome des transports parisiens. Le syndicat devient ensuite Force nationale transports en commun. Valérie Igounet relève que ..

Dans son jugement du , le tribunal de grande instance de Lyon reconnaît la qualité de syndicat à la Force nationale-Transports en commun lyonnais (FN-TCL), qui revendique 350 adhérents au sein de Transports en commun lyonnais (soit 10 % des effectifs). En revanche, le tribunal lui refuse la représentativité dans l'entreprise au motif qu'elle ne dispose pas d'une ancienneté ni d'une expérience suffisantes, et qu'elle n'est pas en mesure d'exercer une activité syndicale réelle et indépendante compte tenu de la faiblesse de ses cotisations.

FN-TCL Le Front national-TCL voit le jour en mai 1996 dans le but de syndiquer les employés des Transports en commun lyonnais.

FN-Pénitentiaire et Force nationale pénitentiaire Le Front national-Pénitentiaire voit le jour en septembre 1996 dans le but de syndiquer les employés des prisons françaises. Il est invalidé par la Cour de cassation le en même temps que son corollaire policier, FN-PoliceLionel Venturini, « Jugement de la Cour de cassation, Les syndicats FN police et FN pénitentiaire hors la loi », L'Humanité, 11 avril 1998.. Une nouvelle tentative sous le nom de Force nationale pénitentiaire-FNP échoueRemi Broute, « Nouveau procès contre un pseudo-syndicat FN », L'Humanité, 9 janvier 1997..

FN-Poste Le Front national-Poste voit le jour dans le but de syndiquer les employés de la Poste.

Mouvement pour un enseignement national (MEN) Le Mouvement pour un enseignement national (MEN) est issu du cercle de réflexion sur l'éducation du Front national, le Cercle national de l'Enseignement. Il a déposé ses statuts en avec « une finalité politique qui veut faire avancer les idées nationales dans l'éducation » . Présidé par Olivier Pichon, conseiller régional FN, il ne présente pas de listes propres aux élections professionnelles de 1996 mais affirme être parvenu à insérer une cinquantaine de candidats sur des listes d'autres syndicats, notamment le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC), ce qui difficilement vérifiable .

FN des locataires (FNL) Le FN des locataires (FNL) obtint en juin 1996 18 élus à sa première participation aux élections des conseils d'administration des offices HLM.

Coordination française nationale des travailleurs (CFNT) La CFNT, qui réunit plusieurs syndicats FN, se présente à l'élection des conseils de prud'hommes du où elle obtient 5,91 % des voix pour 132 listes dans 34 départements, soit une moyenne d'un peu moins de 2 % au niveau national« Prud'homales (sic) : une étape de plus dans l’offensive “sociale” du FN », Informations syndicales antifascistes, 16, décembre 1997 – janvier 1998.. Elle obtient plusieurs élus mais ils sont tous destitués par les tribunaux en raison de leur dépendance idéologique. Dominique Andolfatto et Thierry Choffat indiquent qu'.

Fédération nationale entreprises modernes et libertés (FNEML) La FNEML, destinée aux PME, voit le jour dans le but de constituer un syndicat patronal (organisation patronale). Fondée par André Dufraisse, et s'appelait à l'origine « Entreprise moderne et libertés », avant que Jean-Michel Dubois n'en change l'appellation. Il obtiendra 8 sièges à l'élection des conseils de prud'hommes du .

Perte de la qualité de syndicats et disparition (1996-1998) À la suite de saisines de la justice par les syndicats classiques, ces différentes structures se voient refuser la qualité de syndicats entre 1996 et 1998. Les juges s'appuient sur l'article L 411-1 du code du travail qui dispose que . Dominique Andolfatto et Thierry Choffat indiquent qu'.

Bilan D'après Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, ..

D'après Dominique Andolfatto et Thierry Choffat, la direction du parti a été après la disparition des syndicats et .

Bibliographie

Notes et références

Catégorie:Syndicat disparu en France Catégorie:Rassemblement national Catégorie:Syndicat nationaliste Catégorie:Ancienne association ou organisme politique d'extrême droite en France Catégorie:Syndicat d'extrême droite en France