Le Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) était une organisation française créée par Isaac Schneersohn durant la Seconde Guerre mondiale. Elle avait pour but de collecter et préserver les preuves des exactions nazies envers la communauté juive lors de cette période, en vue du devoir de mémoire ainsi que des procès contre d'anciens criminels de guerre ou pour la restitution de biens spoliés.

Le CDJC a été fusionné avec le Mémorial du martyr juif inconnu pour fonder le Mémorial de la Shoah, qui a ouvert ses portes le .

Création Isaac Schneersohn fonde le Centre à Grenoble en . Léon Poliakov, Joseph Billig ou Lucien Steinberg participent à l'organisation. À la réunion de fondation dans son appartement rue Bizanet, se retrouve la plupart des organisations juives de l'époque comme l'UGIF, l'OSE, l'ORT. Il semble que l'objectif de départ n'était pas d'écrire l'histoire des persécutions subies par les Juifs mais de préparer leur réintégration dans la société française après-guerre. Des documents comme la liste des biens aryanisés sont rassemblés. À la fin de la guerre, Isaac Schneersohn charge Léon Poliakov de récupérer les archives allemandes en France que ceux-ci ont abandonnées en fuyant Paris. Ce dernier, muni d'une lettre de recommandation d'un ancien ministre de la , peut récupérer une caisse de bois contenant les archives SS en France.

Les archives du CDJC sont rapidement enrichies. Ainsi en , elles sont composées entre autres de celles de la Gestapo, des services d'Otto Abetz à l'ambassade d'Allemagne, du gouvernement de Vichy, de l'état-major allemand, du commissariat aux questions juives... On trouve aussi où sont recensés les biens volés aux Juifs. Ce fonds documentaire très riche a permis l'établissement de dossiers individuels pour des pensions dans le cadre de la politique de réparation de l'Allemagne. Il a aussi servi au procès Eichmann à Jérusalem et à celui de Klaus Barbie en France.

Participation au procès de Nuremberg Le Centre remet à Edgar Faure, peu avant le début du procès de Nuremberg, et , un ensemble de documents issus des archives SS en France. Faure, après examen des documents, conclut : . Léon Poliakov assiste Edgar Faure en tant qu'expert lors de ce procès.

Travail du CDJC

Le CDJC effectue dès le début un véritable travail historique grâce à des chercheurs travaillant pour le centre comme Poliakov ou Billig. Georges Wellers y travaille de façon bénévole, édite des livres et une revue dès . Le travail du centre est réparti dans plusieurs commissions (justice, camps…). La commission des camps établit une chronologie minutieuse du sort des Juifs dans les camps français.

Localisation En , le siège du centre est 10, rue Marbeuf dans le de Paris, et le secrétariat général, 9, rue Notre-Dame-des-Victoires dans le . Le Centre est depuis partie intégrante du Mémorial de la Shoah (situé à Paris), à la suite de la fusion entre le Centre et le Mémorial du martyr juif inconnu, fondé en .

Publications Liste partielle des publications du Centre.

1945

1947 La persécution des Juifs en France et dans les autres pays de l’Ouest présentée par la France à Nuremberg (dir. Henri Monneray, substitut au Tribunal militaire international, préf. René Cassin, introd. Edgar Faure, procureur général adjoint au Tribunal militaire international), Éditions du Centre, 1947. 1949

1950

1974

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

, chapitre “Les premiers pas d'un chercheur”. . .

Articles connexes Mémoire de la Shoah Histoire des Juifs en France

Liens externes .

Catégorie:Association ou organisme juif Catégorie:Histoire de la Shoah en France Catégorie:Procès de Nuremberg Catégorie:Organisme fondé en 1943 Catégorie:Association ou organisme lié au judaïsme en France