Yamaha Motor Manufacturing Europe ex MBK Industrie ex Motobécane-Motoconfort) est un constructeur français de deux-roues fondé en 1924, devenu en 1986 filiale de Yamaha.

En 2018, l'activité de l'usine se concentre uniquement sur la production de deux-roues de la marque Yamaha..

Historique Les premières années En , , Charles Benoît et Abel Bardin conçoivent leur premier motocycle, la MB1, puis grâce au soutien financier, administratif et technique de Jules Bénézech, le , les « Ateliers de la Motobécane » sont créés à Pantin, à l'angle de l'avenue Jean-Jaurès et de la rue de ParisNon sans avoir préalablement fait imploser la SICAM : source Didier Mahistre.. En sort la Motobécane, un modèle à fourche pendulaire non amortie équipé d'un moteur à deux temps monocylindre de à transmission par courroie. Ce modèle très simple se vendra jusqu'en .

L'année suivante, : , Maréchal, Doranjou et Georges de Grenier de Latour fondent la Société des Ateliers La Motoconfort, Hoche à Pantin, en vue de la sortie de la MC1 de , portant une plaque rivetée « Moteur Motoconfort Licence Motobécane ». C'est la première moto de grosse cylindrée construite par les ateliers, Motoconfort étant une marque de Motobécane. Celle-ci est aussi créée dans le but de ne pas compromettre le nouveau succès de l'entreprise en cas d'échec des ventes.

En , Jules Bénézech fonde La Novi, des Grilles à Pantin, afin de fournir à Motobécane-Motoconfort des magnétos, alternateurs, volants magnétiques ainsi que des systèmes d'éclairage électriques pour deux-roues.

voit le début de production des BMA pour « bicyclettes à moteur auxiliaire » équipées d'un moteur à deux temps de . Ces petites machines munies de pédales peuvent se conduire sans permis dès l'âge de seize ans mais ne doivent pas dépasser les ni peser plus de . Le premier modèle est désigné « B1 ». La réglementation change pendant l'occupation et la catégorie BMA disparaît après la Seconde Guerre mondiale. Deux nouvelles catégories voient le jour : le vélomoteur, de moins de , et les cyclomoteurs, de .

En dix ans, Motobécane produit environ . Dans les , Motobécane devient un grand constructeur de motos, avec de nombreux modèles de toutes cylindrées. On voit des prototypes de à quatre cylindres. Certains modèles ont aussi pris la dénomination « Motoconfort » pour des raisons commerciales.

En , la société produit sa première moto à quatre temps de . Durant cette période, une moto avec moteur à quatre cylindres en ligne est également produite en très faible quantité. En , l'entreprise présente le Poney 60 AG1 ; son moteur est l'ancêtre de celui de la Mobylette.

En , Motobécane remporte la victoire au Bol d'or avec Édouard Hordelalay à l'autodrome de Linas-Montlhéry.

Historique Motobécane en compétition avant-guerre 1929 du GP du Comminges avec RouquayrolMoto France 1929, Racing Memo.fr. ; 1931 au GP du Camp du Drap d'Or à Calais avec Henry Raymond ; 1932 victoires Bol d'or avec Guillaume Lovinfosse et au Grand Prix de Hyères avec Suppo ; 1937 Bol d'or avec Poinot ; 1938 Bol d'or side-cars avec Édouard Hordelalay et avec Fernand Françoise ; 1939 Bol d'or avec Jean Passet et side-car avec Édouard Hordelalay.

De la Seconde Guerre mondiale au rachat 1943 : L'ingénieur et directeur du bureau d'études Marcel Steinbach, dans l'aventure Motobécane depuis la SICAM, disparait à Auschwitz..

thumb|Motobécane Z 27 C, 1958.

1945 : Juste après la Seconde Guerre mondiale, lancement d'un modèle dérivé d'un vélomoteur d'avant-guerre la Motoconfort C45 (commercialisée sous la dénomination D45 par Motobécane)Motobécane D45 et série Z par Patrick Négro, sur motoservices.com (consulté le 2 juin 2018)., monocylindre à soupapes latérales de devient assez populaire et sera produite jusqu'en 1961. 1946 : Lancement du Poney 50 type AG2, première Motobécane 49,9 cm3. 1946 : Présentation de la série Z avec la Z46C équipée de suspensions et d'un moteur culbuté, elle sera commercialisée en 1947. 1949 : Lancement de la Mobylette type AV3 reprenant le moteur du Poney 50. 1949 : Commercialisation de la Z2C à la technologie KTM 250 . 1954 : Motobécane lance la L4C, équipée d'un très atypique moteur bicylindre en ligne, c'est un échec commercial. 1964 : Arrêt de la fabrication de la série « Z ». Pour la première fois depuis sa fondation, la firme ne produit plus de motos mais uniquement des cyclomoteurs et des bicyclettes. 1970 : Retour à la moto avec le lancement des 125 bicylindres 2-temps. 1972 : Lancement de la 350 tricylindre 2-temps.. 1975 : Motobécane-Motoconfort prend le contrôle de son concurrent VéloSoleX et rapatrie sa fabrication dans une de ses usines à Saint-Quentin, dans l'Aisne. 1976 : Retour à la marque unique Motobécane avec l'abandon de la marque Motoconfort 1980 : Arrêt de la fabrication des LT3 125 bicylindres, le prototype LT4 qui devait lui succéder ne sera pas commercialisé. 1984 : Motobécane fait faillite, et les Ateliers de la Motobécane ferment leurs portes..

L'ère Yamaha Puis Motobécane devient MBK Industrie à la suite de la reprise par différents actionnaires dont le géant mondial Yamaha. 1986 : Yamaha devient actionnaire majoritaire et prend le contrôle de MBK Industrie. 2002 : Fin 2002, arrêt de la fabrication de cyclomoteurs à cause de l’interdiction de commercialiser ceux-ci après le . Après cette date, ceux-ci ne seront plus conformes aux normes . Les ventes de ces cyclomoteurs ne dépassaient pas un millier d'unités par an.

La production du modèle Motobécane AV88 surnommé la « Bleue » est transférée en Turquie afin d'alimenter le marché africain, et le marché français uniquement pour les pièces détachéesM.B.K Industries, dans l'Aisne arrête sa production de mobylettes, 19 novembre 2002.Adieu la bleue, 26 décembre 2002.MBK fait ses adieux à la mob, 2 décembre 2002.MBK abandonne la Mobylette et se reconvertit dans le scooter, novembre 2002..

Le dernier cyclomoteur MBK fabriqué en France était un modèle Hard Rock de couleur noire, le The last moped - La dernière Mobylette , 17 janvier 2020.. 2009 : L'usine turque Beldeyama (ex-Bedelsan), dont Yamaha possédait 20 % des parts depuis 1997, ferme ses portes à la suite du retrait de Yamaha du partenariat. Elle fabriquait des pièces et des cyclomoteurs sous licence MBK. Cette usine était située à Instinye-Istanbul et avait été créée par Motobécane en 1966Motobecane Beldesan / Beldeyama fabriquées en Turquie. Il semble que la fermeture de l'usine est plus ou moins liée au passage à la norme fin 2009 avec un stock important de deux-roues non compatibles avec cette norme chez les industriels en Turquie d’après une interview du Marketing Manager de Beldeyama fin Mehmet Ergene - Président Association de l'industrie moto (MOTED), 29 septembre 2009.. 2012 : Yamaha décide de recentraliser sa production européenne au site Picard et de fermer l’usine de Barcelone., qui avait été rachetée quelques années auparavant à Sanglas. 2014 : Arrêt de la production de petits moteurs hors-bords qui est transférée en Thaïlande au troisième trimestre 2014. Cette activité « marine » représentait 12 % du chiffre d’affaires 2013 de MBK Industrie ( d’euros prévisionnel pour l'année 2013) avec . Yamaha Motor, auquel appartient l'usine MBK, estimait qu'il perdait trop de parts de marché pour les moteurs hors-bords sur les marchés russe, brésilien et asiatiques à cause de son , or ces marchés enregistraient alors les plus fortes croissancesMBK Industrie perd l'activité marine et se concentre sur le deux-roues haut de gamme, sur usinenouvelle.com, septembre 2013.MBK recentre son usine de Saint-Quentin sur la production de deux-roues, octobre 2013.MBK coupe le moteur hors-bord, septembre 2013.. 2018 : Les deux-roues de , de type cyclomoteur, commercialisés en France à partir du , doivent respecter la Arrêté du 21 juin 2016 établissant la nomenclature des véhicules classés en fonction de leur niveau d'émission de polluants atmosphériques en application de l'article R. 318-2 du code de la route MBK ne verra pas 2018, Légifrance, octobre 2017.. En conséquence, et face au coût important de la mise au norme (injections électroniques, catalyseurs) des moteurs thermiques et de la hausse significative du coût de l'engin final pour les clients potentiels (de à plus de ) et donc hors du marché visé par MBK, Yamaha décide en 2017« MBK ne verra pas 2018 », sur moto-station.com, octobre 2017.« Yamaha MBK stoppera l’activité MBK en 2018 », sur moto-station.com, octobre 2017. : l’arrêt de la fabrication et de la distribution des deux-roues MBK (cyclomoteurs et scooters) ; la mise en sommeil de la marque MBK« Le chant du cygne pour la marque MBK », sur aisnenouvelle.fr, 11 octobre 2017. ; la refonte du réseau de distribution et de réparations. Sur MBK en France, une dizaine deviennent des revendeurs Yamaha, une autre centaine d’autres deviennent des « points service MBK » avec accès aux pièces détachées pour faire des réparations pendant une durée minimale de dix ans garantie par le constructeur, les autres vont perdre le panneau MBK mais continueront à travailler pour d'autres marques« Alès : la concession MBK ferme ses portes », sur midilibre.fr, septembre 2018.. Yamaha continuera à commercialiser des scooters à moteur 4-temps de . De nombreux constructeurs continuent à commercialiser des deux-roues à moteur deux ou quatre temps de « Cyclos 2-T Euro 4 – Ils résistent ! », sur lofficielducycle.com, janvier 2018.. Yamaha Motor Europe annonce que son site de production de Saint-Quentin jusque-là connu sous le nom de MBK Industrie va être rebaptisé au nom de Yamaha..

Activités industrielles À l'automne 2017, l’usine MBK Industrie basée à Saint-Quentin avait près de six cents salariés pour faire fonctionner ses trois lignes de productions principales dans trois bâtiments représentant une surface totale de . Ces trois lignes de montage, où sur chacune il est possible de produire jusqu'à deux cents unités par jour, sont : une pour les motos (), une pour les gros scooters (de ) et une pour les scooters de . Cette production importante est possible parce qu'elle est automatisée à 80 % avec le reste des autres taches se faisant manuellement. Le chiffre d'affaires annuel de l'industriel est réalisé sur les deux-roues les plus puissants : pour les scooters (20 % du CA), pour gros scooters (30 % du CA) et pour les motos (41 % du CA). Le marché des scooters de est en baisse régulièreDans les coulisses… de l'usine MBK industrie, 13 octobre 2017.. D'après MBK, la baisse du marché des deux-roues de est dû à l'arbitrage financier fait par le choix des « familles d'acheteurs » au profit du mobile multifonction tactile (smartphone) lancé en 2007. L'usine oriente donc sa production vers le marché des maxi-scooters prisés par les cadres des grandes métropoles pour se faufiler dans les embouteillages et rejoindre rapidement leur lieu de travail. Ces maxi-scooters sont des modèles moyen-haut de gammeÇa roule toujours pour l’ex-Motobécane, 11 janvier 2016.Le maxi-scooter, véhicule transgénique, 25 novembre 2011..

Modèles historiques Série Mobylette

La gamme vedette de Motobécane est la Mobylette, fabriquée à partir de 1949, et vendue à quatorze millions d'exemplaires, ce qui fait de Motobécane le plus gros constructeur de cyclomoteurs à l'échelle mondiale.

Les premiers modèles sont très rudimentaires : AV 33 avec cadre renforcé proche d'un vélo de femme, freins à patins, absence de suspension, moteur dans le pédalier pour toute la suite des modèles, pédalage obligatoire pour démarrer et monter les côtes

Le variateur de vitesse est ensuite un gros progrès, nervosité dans l'accélération supprimant l'obligation de pédaler.

Le cadre, d'abord tubulaire, est ensuite réalisé en tôle emboutie soudée électriquement, avec le réservoir inclus dans la poutre avant, ou en position haute, comme pour une moto.