La rue Jean-Jacques-Rousseau est une voie du de Paris.

Situation et accès Ce site est desservi par la station de métro Les Halles.

La rue Jean-Jacques-Rousseau commence aux de la rue Saint-Honoré et finit au , rue Étienne-Marcel et au de la rue Montmartre. Elle est séparée en deux par la rue du Louvre.

Origine du nom et dénominations antérieures Le nom de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), écrivain, philosophe et musicien du siècle des Lumières a d'abord été attribuée, en 1791, à la partie septentrionale de cette voie, précédemment nommée « rue Plâtrière », avant d'être étendu, en 1868, à sa partie méridionale, auparavant nommée « rue de Grenelle-Saint-Honoré ». Rousseau a été successivement riverain des deux parties de cette rue.

Historique vignette|gauche|Les rues de Grenelle-Saint-Honoré et Plâtrière en 1652 (extrait du plan de Paris de Gomboust). L'origine de la rue remonte au début du . Elle menait à la plâtrière de Maverse.

Habitée dès 1283, la partie de la voie qui se situe au nord de la rue Coquillière prend le nom de « Maverse », puis « rue Plâtrière »..

La partie au sud est nommée successivement « rue de Guernelles », « Guarnelle », « Guarnales », « Garnelles », de « Guernelle Saint-Honoré » et de « Grenelle-Saint-Honoré »..

Elle est citée sous le nom de « rue Plastrière » dans un manuscrit de 1636.

La « rue Plâtrière » change de dénomination en 1791 sous l'Assemblée constituante, pour devenir la « rue Jean-Jacques-Rousseau », en l'honneur du célèbre écrivain et philosophe qui loge dans la « rue Plâtrière », de 1770 à 1778. La « rue de Grenelle-Saint-Honoré » lui est adjointe en 1868.

En 1888, le prolongement du percement de la « rue du Louvre » au-delà de la « rue Saint-Honoré » et jusqu'à la « rue Coquillière », exécuté en vertu d'un décret pris sous le Second EmpireDécret du . bouleverse profondément la physionomie des alentours de la section centrale de la « rue Jean-Jacques-Rousseau ». En prévision de la réalisation de ces travaux, plusieurs propriétés qui la bordent disparaissent.

Ainsi, l'hôtel de Bullion, édifié entre 1630 et 1635 sur les plans de l'architecte Louis Le Vau, est en grande partie détruit dès 1880 ; le reste de son terrain sera absorbé par l'extension de l'hôtel des PostesConsulter le site du ministère de l'Économie : « Hôtel de Bullion », www.economie.gouv.fr..

Le dernier domicile de Jean de La Fontaine se trouvait également à la « rue Plâtrière », dans l'hôtel Derval (il était logé chez monsieur d'Hervart). Il y meurt le . À la place de cet hôtel se trouve aujourd'hui la Poste centrale du Louvre.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Le Journal de Paris fut édité dans cette rue à partir de 1785.

Partie méridionale de la rue, anciennement rue de Grenelle-Saint-Honoré vignette|redresse|Jean-Jacques Rousseau. L'ancienne rue de Grenelle-Saint-Honoré fusionne avec sa voisine sous la dénomination commune de rue Jean-Jacques Rousseau en vertu d'un arrêté municipal daté du Nomenclature des voies de Paris établie par la mairie de Paris.. ou 27 (?) : emplacement supposé de l'hôtel du Languedoc, hôtel garni habité à partir du printemps 1750 et jusqu'en 1756, par Jean-Jacques Rousseau et Marie-Thérèse Le Vasseur., et qui est connu par les Confessions et la correspondance de Rousseau. Les fonds du des Archives de ParisArchives de Paris, Recherches topographiques., certifient que l'hôtel du Languedoc habité par Rousseau est l'actuel de la rue, contigu à la galerie Véro-Dodat, comme l'indiquent les registres du Sommier foncier (cartons DQ18/206-207) et les Calepins des propriétés bâties (cartons D1P4/565-566). Cette situation au est confirmée par les sources du des Archives nationales, formellement indépendantes des Archives de Paris. Ainsi, le Minutier central des notaires conserve onze contrats de vente et de location de l'hôtel du Languedoc pour le . Tous les propriétaires (Moreau, Plisson, Girauld, Gambier…) et les « maîtres d'hôtels garnis » de l'immeuble y sont recensés. Entre autres baux de cet hôtel garni, on notera l'acte notarié /184 du , du notaire Le CousturierArchives nationales, Actes notariés de Le Cousturier., qui mentionne que Rousseau qualifie de « bonnes gens » dans Les Confessions. En 1840, les propriétaires, des Normands, changent le nom de l'hôtel de Languedoc pour « hôtel de Rouen » (Minutier central, minutes du notaire Fremyn, et ), pour lequel le Sommier foncier mentionne encore qu'il est mitoyen à la galerie Véro-Dodat. et 13 : embranchement de la rue du Pélican qui s'achève rue Croix-des-Petits-Champs.

: entrée de la galerie Véro-Dodat (1826) qui se termine au 2, rue du Bouloi. Elle est créée par le charcutier Benoît Véro et le financier Dodat. Longue de quatre-vingt mètres, cette galerie est consacrée à des boutiques variées, telles que des antiquaires, ameublement, décoration, collections, galeries d'art, éditions, lutherie et restaurant. Alfred de Musset fréquente ce lieu en compagnie de la comédienne Rachel, qui habite dans un appartement au deuxième étage du de la galerie de 1836 à 1842. et 20 bis : ancien hôtel particulier () attenant, en fond de parcelle, à des vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste, classés au titre des monuments. qui sont visibles aux actuelles 11 et 13, rue du Louvre. En 1812, l'auteur, Jean de la Tynna (1765?-1818) édite le Dictionnaire topographique, historique et étymologique, des rues de Paris..Ancien hôtel Clérambault, au Jacques Hillairet, Pascal Payen-Appenzeller, Dictionnaire historique des rues de Paris : Supplément, éd. de Minuit, ., ultérieurement transformé en hôtel meublé connu sous le nom d' « hôtel de l'Empereur » en 1858Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, , éd. de Minuit, .. (et place des Deux-Écus) : immeuble d'angle (), l'une des deux seules maisons sauvegardées de l'ancienne rue des Deux-Écus (absorbée par la rue Berger à partir de 1853), qui débouchait ici sur la rue de Grenelle-Saint-Honoré.

Partie disparue de la rue, anciennement rue de Grenelle-Saint-Honoré

La rue Jean-Jacques-Rousseau a la particularité d'avoir perdu sa partie centrale, avec une interruption de sa numérotation entre les et les , à l'exception du où un immeuble () forme l'angle avec la rue du Colonel-Driant (2). Hormis l'extrémité orientale de cette dernière voie (partie ouverte à partir ou après 1928), ce sont la rue du Louvre (1880-1888), la place des Deux-Écus et les immeubles (1889) de la rue de Viarmes (1762) qui recouvrent l'emplacement des propriétés de la rue de Grenelle-Saint-Honoré qui existaient auparavant entre l'ancienne rue des Deux-Écus (absorbée par la rue Berger) et la rue Coquillière.

41 : emplacement du café Meyer. : emplacement de l’hôtel Séguier, construit en 1634 par l’architecte Jean Androuet du Cerceau, pour le chancelier Pierre Séguier. L’Académie française s’y réunit après le décès de son premier secrétaire perpétuel Valentin Conrart, entre 1643 et 1673. Les Fermiers généraux y installent, ensuite, leur bureau. Ancien siège administratif de l'imprimerie Paul Dupont (vers 1881), migrant ensuite au 4 rue du BouloiNotice personnalité, base IdRef.. 45 : emplacement du Tivoli d'hiver« Spectacles du 26 avril 1837 », Figaro, 26 avril 1837., où se réunit la Fédération parisienne sous la RévolutionKåre Tønnesson, « Les fédérés de Paris pendant les Cent-Jours » In: Annales historiques de la Révolution française, n°249, 1982. Albert Soboul. pp. 393-415, p.397..

Partie septentrionale de la rue, anciennement rue Plâtrière La rue Plâtrière est renommée rue Jean-Jacques-Rousseau en 1791. Sa fusion, en 1868, avec la rue de Grenelle-Saint-Honoré a pour effet une renumérotation de ses maisons. vignette| : demeure de Jean-Jacques Rousseau jusqu'à sa mort. Son installation est datée avant le , où il déménage au deuxième étage de l'immeuble au , rue Plâtrière. (à l'angle de la rue Jean-Jacques-Rousseau et la rue Coquillière). Démolie en Voyez le Journal de Genève du 20, , col. 2.. Une plaque commémorative est apposée : . : le mercredi , Jean-Jacques Rousseau emménage à l'hôtel du Saint-Esprit, rue Plâtrière.. : avant le , nouvel emménagement de Jean-Jacques Rousseau, au cinquième étage de cet immeuble. : vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste classés au titre de monument historique.. : emplacement successif des anciens hôtels particuliers qui suivent. L'hôtel de Vins. Il appartient à Jean de Garde d'Agoult (1642-1732), chevalier puis marquis de Vins dont l'épouse Charlotte-Renée Ladvocat (1650-1737) est la belle-sœur du ministre Simon Arnauld de Pomponne (1618-1699), la cousine de Marie-Madeleine de Castille (1635?-1716), seconde épouse du surintendant Nicolas Fouquet, et une amie très proche de Madame de Sévigné (1626-1696). Veuve en 1732, elle vend l'hôtel de Vins à Marc Antoine Bouret, receveur général des finances, qui le met en location. L'hôtel Dupin. Lorsque Claude Dupin, secrétaire du Roi et fermier général, et son épouse Louise, née de Fontaine, qui sont déjà propriétaires du château de Chenonceau, du marquisat du Blanc et de l'hôtel Lambert achètent, le , l'ancien hôtel de Vins à Bouret pour un montant de Minutier central des notaires de Paris, étude , liasse 646., ils y sont installés comme locataires depuis 1741 et avaient auparavant fait effectuer des travaux pendant deux ans. Madame Dupin tient dans cet hôtel un salon littéraire et scientifique des plus brillants Dupin reçoit notamment Voltaire, l'abbé de Saint-Pierre, Fontenelle, Marivaux, Montesquieu, Buffon, Marmontel, Mably, Condillac, Grimm, Bernis, Rousseau, mais aussi les grands noms de la noblesse : la princesse de Rohan, la comtesse de Forcalquier, la maréchale de Mirepoix, la baronne d'Hervey et madame de Brignole..C'est dans cette maison prestigieuse que Jean-Jacques Rousseau se présente à madame Dupin, au mois de par une lettre de recommandation, afin de proposer une comédie intitulée Narcisse et une notation musicale. Il sera de manière passagère le précepteur de son fils Jacques-Armand (1727-1767), et — comme cela est rappelé sur une plaque apposée à droite de la porte cochère — le secrétaire de la famille Dupin de 1745 à 1751. Il éprouve d'emblée une vive passion envers la propriétaire des lieux. : Claude Dupin meurt dans son hôtel particulier, le Archives de Paris, paroisse de Saint-Eustache. État civil, acte de décès reconstitué. Cote du document : V3E/D508. Archives de Paris, 18, boulevard Sérurier, 75019 Paris.. L'hôtel de Vins devait revenir à son fils aîné, Louis Claude Dupin de Francueil à la mort de madame veuve Dupin, mais il meurt avant sa belle-mère, le . La propriété revient donc à sa fille, Suzanne Madeleine Dupin de Francueil, lors de la succession de madame Dupin en 1799.

(précédemment 20, rue Jean-Jacques-Rousseau) ayant aussi pour adresse les 21, et 23 rue du Jour :— Caserne des sapeurs-pompiers de Paris-Rousseau (1895« 70 rue Jean-Jacques Rousseau » sur le site bercail.com., Édouard Perronne architecte« Peronne, Édouard » sur le site de Institut national d'histoire de l'art agorha.inha.). Cet édifice s'élève à l'emplacement d'une caserne plus ancienne installée en 1875 dans une maison communale de la Ville transformée pour répondre aux exigences de cette nouvelle fonction avant d'être agrandie sur les deux parcelles mitoyennes de la rue du Jour acquises à cet effet« Appropriation de la maison communale, rue Jean-Jacques Rousseau, à usage de casernes. – Prorogation du marché de MM. Fortin, Herrmann et Cie », Conseil municipal de Paris, N° 34. 1875. Séance du lundi 26 juillet 1875, procès-verbal..— Vestige de l'enceinte de Philippe Auguste classé au titre de monument historique. La partie émergente, jusqu'alors encore visibles, disparait lors des travaux effectués sur l'ancienne maison communale. Seule la partie en sous-sol subsiste dans les locaux de l'actuelle caserne (voir 21 et 23, rue du Jour).

La rue Jean-Jacques-Rousseau et les arts