The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, littéralement « La Garde noire (Régiment royal haute-terre) du Canada », abrégé en RHR et communément appelé simplement le Black Watch, est un régiment d’infanterie de la Première réserve de l'Armée canadienne. Établi en 1862, en tant que le Volunteer Militia Rifles, Canada, littéralement le « de la Milice volontaire, Canada », il s'agit du plus ancien régiment écossais au Canada. Au cours de son histoire, il adopta différents noms dont “Royal Scots of Canada” (« “Écossais royaux du Canada” ») et “Royal Highlanders of Canada” (« “Highlanders royaux du Canada” ») avant d'adopter son nom actuel en 1953.
Le régiment fait partie du Groupe-brigade du Canada au sein de la Division du Canada et est basé au manège militaire du Black Watch, un lieu historique national du Canada, à Montréal au Québec. Les membres du régiment sont des soldats s'entraînant à temps partiel afin de servir dans des opérations canadiennes et outre-mer des Forces armées canadiennes.
Le Black Watch perpétue l'histoire du Bataillon de la Milice d'élite incorporée qui servit lors de la guerre de 1812 ainsi que de trois bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC) de la Première Guerre mondiale : les , et Bataillon « outre-mer », CEC. En 1953, The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada fusionna avec le et le Canadian Highland Battalion, littéralement le « » et le « Bataillon haute-terre canadien », de la Force régulière. Ceux-ci devinrent respectivement les et Bataillon, The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada tandis que le bataillon de réserve devint le Bataillon. En 1969, le RHR redevint un régiment d'un seul bataillon de réserve.
Les membres du Black Watch ont servi lors de la seconde guerre des Boers, de la Première Guerre mondiale, de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre de Corée et de la guerre d'Afghanistan. Ils ont également participé à diverses opérations en Europe sous l'égide de l'OTAN ainsi que de multiples missions de paix à travers le monde pour l'ONU. De plus, ils ont prêté main-forte aux autorités civiles lors de catastrophes au Canada telles que la crise du verglas en 1998 au Québec et dans l'Est de l'Ontario. En tout, ce sont que le Black Watch a reçus au cours de son histoire. Six membres du régiment furent décorés de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth, pour leurs actions au cours de la Première Guerre mondiale.
Le Bishop's College School # 2 Cadet Corps est affilié au Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada depuis 1936 et également aux Cadets royaux de l'Armée canadienne en 1879..
Rôle et organisation vignette|gauche|upright=0.75|alt=Insigne distinctif de la Division du Canada.|Insigne distinctif de la Division du Canada. The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada est un régiment d’infanterie du Groupe-brigade du Canada, un groupe-brigade de la Première réserve de l'Armée canadienne qui fait partie de la Division du Canada.. Il est stationné dans le manège militaire du Black Watch, un lieu historique national du Canada et un édifice fédéral du patrimoine situé à Montréal au Québec.....
Tout comme c'est le cas pour les autres unités de la Première réserve de l'Armée canadienne, le Black Watch est responsable de former des soldats afin de servir lors d'opérations domestiques ou outre-mer des Forces armées canadiennes telles que l'opération en Afghanistan ainsi que d'être prêt pour le service actif afin d'appuyer les autorités civiles lors de catastrophes naturelles dans la région locale telles que la crise du verglas de 1998.
Histoire + Lignée du Black Watch Nom Date Battalion Volunteer Militia Rifles, Canada Battalion, "The Royal Light Infantry of Montreal" Battalion, "Royal Fusiliers" Battalion, "Royal Scots Fusiliers" Battalion, "Royal Scots of Canada" Regiment "Royal Scots of Canada" Regiment "Royal Scots of Canada, Highlanders" Regiment "Royal Highlanders of Canada" The Royal Highlanders of Canada The Black Watch (Royal Highlanders) of Canada The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada
Origines et premiers conflits vignette|gauche|alt=Discours de bienvenue adressé aux volontaires de retour des raids féniens sur le Champ-de-Mars à Montréal en 1866.|Volontaires de retour des raids féniens assemblés sur le Champ-de-Mars à Montréal pour un discours de bienvenue en 1866. L'unité a d'abord été créée en tant que le Battalion Volunteer Militia Rifles, Canada le dans la foulée des tensions croissantes avec les États-Unis et l'augmentation de la puissance militaire de ceux-ci au cours de la guerre de Sécession. En effet, les premiers membres du bataillon ont été mobilisés afin de servir de protection aux frontières. Le de la même année, le bataillon fut renommé en Battalion "The Royal Light Infantry of Montreal, littéralement le « Bataillon "L'Infanterie légère royale de Montréal" ».
Le , le bataillon fut mobilisé pour le service actif pour servir à la frontière sud-est dans la foulée des raids féniens. Il fut retiré du service actif le de la même année. Du 24 au , il fut à nouveau mobilisé pour le service actif afin de servir à la frontière sud-est.
vignette|alt=Parade militaire à Québec au Québec en 1899.|Contingent canadien défilant à Québec au Québec avant partir pour la guerre en Afrique du Sud. Le Black Watch fournit des volontaires au contingent canadien déployé en Afrique du Sud dans le cadre de la seconde guerre des Boers. Ceux-ci servirent particulièrement au sein du 2nd (Special Service) Battalion, Royal Canadian Regiment of Infantry.
Le , le Black Watch devint un régiment et adopta le nom de Regiment "Royal Scots of Canada". Le , il fut organisé en tant qu'un régiment à deux bataillons.
Guerres mondiales vignette|gauche|Inspection du Regiment "Royal Highlanders of Canada" par le gouverneur général au Champ-de-Mars de Montréal en .
Le , des détachements du régiment furent mobilisés pour le service actif afin de fournir de la protection militaire dans la région locale. Plusieurs membres du régiment combattirent en Europe au sein de bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC), particulièrement les , et Bataillon « outre-mer », CEC.
vignette|gauche|alt=Photographie en noir et blanc d'un char d'assaut détruit sur une berge.|Un char Churchill canadien abandonné après le débarquement de Dieppe. vignette|droite|alt=Photographie en noir et blanc de trois soldats dans une tranchée|Soldats du Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada dans une tranchée près de Groesbeek aux Pays-Bas en 1945 Le , le bataillon du régiment fut mobilisé pour le service actif. Le , le régiment mobilisa le Battalion, The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, CASF et des détachements furent mobilisés en tant que le Battalion, The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, CASF (Details). Le bataillon servit à Terre-Neuve du au . De son côté, le bataillon fournissait de la protection locale. Le , le bataillon s'embarqua pour la Grande-Bretagne à partir de Terre-Neuve. Le de la même année, le bataillon fut dissous. Le , le régiment mobilisa le Battalion, The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, CASF. Celui-ci servit au Canada pour la défense territoriale dans la région de l'Atlantique. Il fut dissous le .
Trois pelotons provenant du régiment participèrent au débarquement de Dieppe le en débarquant à Puys à l'est de Dieppe afin de servir d'appui au Royal Regiment of Canada avec des mitrailleuses et des mortiers. Lors de cette opération, quatre soldats du Black Watch ont été tués et 69 fait prisonniers sur les prenant part à l'opération, ..
Le , le bataillon débarqua en France et combattit au sein de la Brigade d'infanterie canadienne de la Division d'infanterie canadienne dans le Nord-Ouest de l'Europe jusqu'à la fin du conflit où il participa à une trentaine de batailles en France, en Belgique, dans les Pays-Bas et en Allemagne. Le régiment mena l'assaut le de la crête de Verrières. Tactiquement mal conduit, l'attaque se solde par le plus lourd bilan de perte de la Seconde Guerre mondiale pour le Canada, à l'exception du raid de Dieppe, et voit la perte de , dont et pour le Black Watch, .. À la fin du conflit, il retourna au Canada et fut dissous le .
Histoire récente (depuis 1951) vignette|droite|alt=Photographie en couleur de cinq militaires portant deux uniformes différents avec une genou au sol pointant dans une direction.|Soldats canadiens enseignant des tactiques militaires à des membres de la police frontalière afghane en mai 2006 Le , le régiment mobilisa temporairement deux compagnies portant les désignations de « E » et « F » pour servir au sein de la Force active. La compagnie E fut réduite à un effectif nul lorsque son personnel fut transféré au Bataillon, Canadian Highland pour le service en Allemagne sous l'égide de l'OTAN. De son côté, la compagnie F a initialement servi pour fournir des remplacements à la compagnie E et elle fut réduite à un effectif nul le tandis que son personnel était transféré au Bataillon, Canadian Highland pour le service en Corée sous l'égide de l'ONU. Les deux compagnies furent officiellement dissoutes le . Le de la même année, The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada fusionna avec ces deux bataillons de la Force régulière, c'est-à-dire le et le Bataillon, Canadian Highland. Ceux-ci devinrent respectivement le et le Bataillon, The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada tandis que le bataillon de réserve devint le Bataillon. Le Bataillon, Canadian Highland avait été créé à Valcartier au Québec le et le Bataillon à Aldershot en Nouvelle-Écosse le .
Le Bataillon servit en Corée sous le commandement du lieutenant-colonel R.M. Ross en tant que composante de la Brigade d'infanterie canadienne à partir du jusqu'à la signature de l'armistice de Panmunjeom le . Cinq soldats du Black Watch perdirent leur vie durant leur service en Corée. De 1962 à 1965, le Bataillon servit en Allemagne de l'Ouest au sein du Groupe-brigade d'infanterie du Canada sous l'égide de l'OTAN. Trois soldats réguliers du Black Watch perdirent leur vie durant leur service à Chypre sous l'égide de l'ONU en 1965, 1966 et 1970. De plus, un soldat du Black Watch perdit la vie le en servant avec la en Indochine.
En 1969, les régiments de la Force régulière furent amalgamés afin de former trois régiments de trois bataillons. Ainsi, le , les bataillons réguliers du RHR furent réduits à un effectif nul, transférés à l'ordre de bataille supplémentaire et leur personnel fut transféré au Bataillon, The Royal Canadian Regiment récemment créé.. Le même jour, le bataillon de la réserve à Montréal perdit sa désignation de Bataillon pour redevenir simplement The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada qui est la seule unité faisant dorénavant partie du régiment.
Dans les années 1990, The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada reçut le droit de cité de plusieurs villes au Québec : Montréal en 1992, Ormstown en 1997, Huntingdon en 1998 et Verdun en 1999. Plusieurs membres du régiment ont servi au cours de la guerre d'Afghanistan dans les années 2000. L'un d'eux, le caporal Jason Patrick, fut tué par un attentat-suicide dans la province de Kandahâr le ,.,..
Perpétuations The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada perpétue l'histoire du Bataillon de la Milice d'élite incorporée qui servit lors de la guerre de 1812 ainsi que de trois bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC) ayant servi durant la Première Guerre mondiale : le , le et le Bataillon, CEC.
Bataillon, CEC
vignette|gauche|alt=Membres du Black Watch marchant à Mons en Belgique après la Première Guerre mondiale.|Des membres du Black Watch marchant à Mons en Belgique après la Première Guerre mondiale le . vignette|droite|upright=0.75|alt=Carré rouge surmonté d'un cercle bleu sur fond brun.|Insigne distinctif du Bataillon, CEC.