Augan est une commune française, située dans le département du Morbihan, en région Bretagne, à proximité de la forêt de Paimpont et du camp militaire de Coëtquidan. Celui-ci se trouve en partie sur son territoire. Géographie Localisation La commune d'Augan est située dans le nord-est du département du Morbihan, au sud-ouest de Rennes et à l'est de PontivyCarte IGN sous Géoportail.
vignette|centre|300px|Situation d'Augan.
À mi-chemin entre Rennes et Vannes, à l’extrémité ouest de l’ancien canton de Guer, jouxtant Ploërmel, la commune d’Augan est bordée par sept autres communes du Pays de l’Oust à Brocéliande : Campénéac au nord, Beignon au nord-est, Porcaro à l’est, Monteneuf au sud-est, Réminiac et Caro au sud, Monterrein au sud-ouest.
Le territoire communal. couvre une superficie de , proche de la médiane départementale. Il est traversé d’ouest en est par la D772 et du nord au sud par la D134. Les deux axes se croisent au bourg, matérialisant ainsi un point central. L’ancienne ligne de chemin de fer de Châteaubriant à Ploërmel, mise hors service en 1939, traverse également la commune, suivant le cours de la rivière Oyon. L'ancien tracé de la RN24 borde la commune au nord, créant une séparation artificielle avec le camp militaire de Coëtquidan. Créé en 1900, étendu en 1912, celui-ci a absorbé une part significative de l’espace communal, environ . Cinq hameaux ont été inclus dans son emprise et ont ainsi disparu, autour des ruines du château du Bois-du-Loup.
Relief et hydrographie L’altitude moyenne de la commune est de environ. Elle s’élève progressivement en direction du sud pour atteindre au village de la Coudraie, près de la commune de Caro. L’altitude du bourg est de , celle du point le plus bas de .
Augan appartient au grand bassin versant de l'Oust. Son territoire est traversé entièrement, d'ouest en est, par la rivière Oyon qui draine l'ensemble du sous-bassin versant sur lequel est positionnée la commune. Tous les ruisseaux s'écoulant sur le territoire y convergent..
D'un cours de , l'Oyon prend sa source dans les douves du château de Trécesson à Campénéac et se jette dans l'Aff. à Guer. Il alimente l'étang du château de Lémo, situé sur son cours. L'Oyon est un sous-affluent de la Vilaine par l'Aff, puis par l'Oust.
La commune d'Augan dispose également d'un réservoir artificiel d'eau douce, d'une longueur de et d'une largeur de .. Alimenté par le ruisseau de la Buzardière, l'étang des Rosaies est connecté à l'Oyon, situé en contrebas, par l'intermédiaire d'un déversoir. Reconnu en tant qu'infrastructure de sport et de loisir, il est particulièrement apprécié des amateurs de pêche à la ligne.
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'AuganLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Lémo (), l'étang de Passonne () et l'étang du Vobulo, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
Géologie et environnement vignette|285x285px|Carte géologique du massif armoricain Situé au centre sud-oriental de la Bretagne, entre les Landes de Lanvaux et la région appalachienne de la moyenne Vilaine., le territoire d’Augan appartient à une entité géologique et géomorphologique appelé « ellipse de Réminiac ». D’une longueur de , l'ellipse de Réminiac est formée de deux synclinaux de terrains primaires se faisant face. Décrit par André Darte, du laboratoire de géologie régionale, en 1966., ces abrupts asymétriques sont constitués de roches de type grès et quartzites, avec présence locale de débris de roches volcaniques. Ils émergent des formations briovériennes à schistes et micaschistes qui s’étendent entre le massif de Paimpont et la vallée de l’Oust. Cette caractéristique physique crée un panorama très ouvert qui s’observe parfaitement depuis les belvédères de la Ville Meno, de la Ville Cosatrd et de la Ville Cué, lorsque le regard se porte vers le sud, ou depuis le Binio et le Plessis dans la direction opposée.
Le plancher communal d’Augan est donc enfermé entre deux formations géologiques du Briovérien-Cambrien, formant la vallée de l'Oyon : le synclinal de Coëtquidan au nord et le synclinal de la Corbinais au sud, pour lequel l’hypothèse d’une origine tectonique partielle est privilégiée ; il repose majoritairement sur le schiste gris bleu. Cette roche, utilisée comme matériau de construction, est présente en abondance dans tout l’environnement communal. Des carrières d'ardoises ont aussi existé sur la commune, notamment aux Grées, jusque dans les années d’après-guerre.
Le sol communal « schisto-gréseux », s’altérant rapidement, est bien drainé. Il présente des caractéristiques favorables au développement de l’agriculture. La campagne est vallonnée, conservant à certains endroits, notamment dans la vallée de l'Oyon, un caractère bocager.
L'unité préservée de plusieurs grands domaines : Beaurepaire, la Tourraille-Lémo, la Ville Voisin, le Hardouin, la Grée, ainsi que la protection particulière dont fait l'objet le camp militaire de Coëtquidan, ont permis de sauvegarder un vaste espace forestier sur la commune.
Le « Vallon de saint Couturier » est, selon François-Marie Cayot-Delandre, « une longue vallée de 150 à de largeur, courant de l'est à l'ouest, bordée des deux côtés de rochers qui s'élancent perpendiculairement à une hauteur de plus de » et était [inaccessible désormais car elle fait partie du camp de Coëtquidan] une « petite oasis, perdue au milieu des landes (..). Sur le sommet de l'une de ses pentes est une grotte naturelle formée d'énormes quartiers de roches ; c'est la « Grotte de saint Couturier »..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ploërmel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Augan est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Ploërmel, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,8 %), forêts (22,1 %), zones agricoles hétérogènes (17,1 %), prairies (10,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,3 %), zones urbanisées (1,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Paysages et habitat
Principale zone d’habitation et d’activité, le bourg d’Augan prolonge son développement en direction de l’ancienne gare, située à environ du centre vers le sud. La commune est maillée par un réseau de et hameaux. Celui du Col, sur les hauteurs du bourg, est le plus important..
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Alcam et Algam en 833, Algan en 1131, Augon en 1330.
Augan semble provenir de Kamm signifiant « tordu », « courbe », « courbé » ou « cercle » en vieux-breton. Ce mot est toujours utilisé en breton contemporain et se retrouve aussi dans d'autres toponymes.
À partir du les toponymes des lieux-dits, jusque-là en langue bretonne sont remplacés par des toponymes en langue française, certains associant les deux langues comme « Bois Hellio », anciennement « Coët Hellio » (« Bois du Lierre ») ou « La Ville Rio », anciennement « Kerrio » (« Le village froid »)..
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Algam.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 29,0 % des toponymes de la commune sont bretons.
Histoire Préhistoire Plusieurs monuments mégalithiques datant généralement du néolithique, ou du chalcolithique, témoignent d’une occupation ancienne du territoire. Bâtis ou abandonnés entre 4700 et , ces vestiges inscrivent pleinement Augan dans la dynamique culturelle des peuples d'Armorique, débouchant sur la civilisation des Celtes à l'Âge du Bronze. Les traces que ces populations ont laissées forment un ensemble cohérent avec d'autres sites préhistoriques proches, tels que les Menhirs de Monteneuf ou les alignements du Golfe du Morbihan. gauche|vignette|280x280px|La Roche aux fées de la Coudraie Ces pierres debout, menhirs et autres allées couvertes, se retrouvent en particulier au nord dans l’enclave militaire de Coëtquidan, ou encore dans les bois de Lémo en plein cœur de la commune et tout au sud, près des villages du Binio et de la Coudraie.