Jean Poton, seigneur de Xaintrailles, né vers 1390/1400 et mort le à Bordeaux, est un gentilhomme de Gascogne, maître de l'Écurie du roi, bailli de Berry, sénéchal du Limousin et compagnon d'armes de Jeanne d'Arc.
Il prit part à la guerre de Cent Ans et en particulier à la bataille de Verneuil (1424).
Biographie L'armée française Il se fait remarquer par son courage, son audace, son ardeur contre les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans. Fait prisonnier à Cravant, il est échangé contre John Talbot.
S'attachant à Jeanne d'Arc dès son apparition, il participe au second siège d'Orléans où il est blessé, à la bataille de Patay, et force les Anglais à lever le siège de Compiègne. Il est capturé par les Anglais lors de la bataille de Bergerac le puis conduit au château de Bouvreuil (Rouen) où Jeanne d'Arc avait été détenue. Son nom apparaît dans les comptes de Richard Beauchamp, comte de Warwick, comme faisant partie des personnages qui prennent les repas au château.
Plus tard, avec Étienne de Vignolles dit La Hire (souvent orthographié Lahire), il gagne la bataille de Gerberoy où il fait prisonnier le comte d'Arundel. Il prend une part active à la conquête de la Normandie et de la Guyenne. En récompense de tous ses loyaux services, le roi le nomme maréchal de France en 1454 et lui donne la ville de Saint-Macaire.
Les Écorcheurs À la signature du traité d'Arras, de nombreux mercenaires se constituèrent en bandes, parfois de milliers d'individus, guerroyant et pillant pour leur propre compte : les Écorcheurs. Poton de Xaintrailles, comme son compagnon Étienne de Vignolles (La Hire) et d'autres capitaines de Jeanne d'Arc, saccagea et pilla les Pays-Bas, puis la Lorraine en 1444.
Le , les compagnies d'ordonnance furent les premières troupes permanentes à assurer un engagement de longue durée aux anciens mercenaires.
Talents de jouteur Poton de Xaintrailles participe à de nombreuses joutes dont les plus fastueuses – dénommées pas d'armes – et augmente encore sa renommée, comme à Nancy en 1445 où il joute en présence de Charles VII, roi de France et de la reine. À Châlons-sur-Marne (1445), Chinon (1446) ou Saumur (1446), il montre qu'il excelle, lance en mainSébastien Nadot, « Rompez les lances ! » Chevaliers et tournois au Moyen Âge, éd. Autrement, Paris, 2010.
Fin de vie vignette|redresse=1.2|Jean, dit Poton, seigneur de Xaintrailles, maréchal de France (1390/1400–1461), portrait imaginaire par Raymond Quinsac Monvoisin, copie d'après un original conservé au château de Beauregard ; commandé par pour le musée historique de Versailles en 1834.
Il meurt au château Trompette à Bordeaux le , sans postérité. Le texte de son testament, en langue gasconne, nous est resté. Il lègue la plus grande partie de ses biens à des œuvres pieuses. Les registres du Parlement le qualifient ainsi : « Un des plus vaillants capitaines du royaume de France, qui fut cause avec La Hire de chasser les Anglais ».
D'après Marcel Durey dans Nérac et le Château Henri IV (1926), son testament du notifie qu'il désire être enterré dans l'église Saint-François de Nérac.
Éventuelle descendance Selon une étude généalogique publiée à Orléans au début du , et dont la pertinence reste à confirmer, Poton de Xaintrailles passe pour être, par son mariage avec une demoiselle Hureau, l'ancêtre des nombreuses familles Hureau présentes dans le Gâtinais et la Beauce, leurs enfants ayant repris le nom maternelCette assertion est citée dans « À la découverte de leurs racines », première série, 1988, de Joseph Valynseele et Denis Grando, dans le chapitre consacré à Maurice Pujo. Étant donné que dans son testament, Xaintrailles lui-même n'a pas mentionné d'enfant, cette hypothèse est très douteuse..
Il a été marié à Catherine Brachet à laquelle il lègue dans son testament "en cas qu'elle meure sans enfants, toutes les réparations faites au château de Salignac ; il lui lègue en outre les logis de Tonneins, Lagruère, Grateloup et Galapian, avec tous les droits qui en dépendent et qu'il a acquis depuis son mariage avec Catherine Brachet ; il lui lègue l'usufruit des seigneuries de Xaintrailles, Ambrus, Cambayrac, Villeton et de son moulin de Damasan et la propriété de tous ses biens meubles". Source : Testament de Jean Poton de Xaintrailles.
Littérature Un brave chevalier Poton de Xaintrailles apparaît dans la première pièce de la trilogie , , , (Henry VI, Part 1, Part 2, Part 3) dont l'attribution à Shakespeare n'est que partielle.
Xaintrille est prisonnier dans Alexandre Dumas, chez ses Grands Vassaux (1831), , scène 3.
Orthographe voisine Jean Poton de Xaintrailles est parfois orthographié Jean Poton de SaintraillesJean Favier, La Guerre de Cent Ans, avril 1983Selon certaines sources non précisées, « Saintrailles » serait une déformation de Sainte-Araille autre déformation gasconne de Sainte-Eulalie comme l'est aussi Saint-Aulaye (24). Selon d'autres sources non précisées, « Xaintrailles » aurait évolué vers la prononciation puis l'orthographe « Saintrailles » par déformation ; Jean Poton de Xaintrailles est parfois orthographié Jean Poron de Sainte Treille, parfois "Pothon" de Santraille, suivant que l'on se réfère à des ouvrages du ou des ouvrages antérieurs en 1696,
Notes et références
Bibliographie
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Articles connexes
Château de Xaintrailles
Catégorie:Personnalité française de la guerre de Cent Ans Catégorie:Grand écuyer de France Catégorie:Maréchal du Moyen Âge Catégorie:Date de naissance non renseignée (XIVe siècle) Catégorie:Date de naissance non renseignée (XVe siècle) Catégorie:Décès en octobre 1461 Catégorie:Décès à Bordeaux Catégorie:Compagnon d'armes de Jeanne d'Arc