Cet article établit la chronologie de l'histoire de la presse à travers le monde, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours.

Antiquité Les Égyptiens utilisent l'encre (de couleur), le papyrus (rouleaux fabriqués à partir d’écorce de roseaux) et les hiéroglyphes pour noter les événements importants et administratifs et constituent des archives. V Invention de l'écriture cunéiforme en Mésopotamie (utilisée par les Babyloniens, Sumériens et Chaldéens), surtout pour noter les comptes, sur des tablettes en argile, formant des bibliothèques. Invention des jeux comme la marelle, les osselets, le jeu de l’oie ou le jeu du serpent. Dès que les humains jouent en société, des règles sont alors fixées par écrit. Premiers rouleaux en écorce de palmier ou de bouleau (Inde), en peaux (Asie occidentale) ou en lamelles de bambous (Chine). Des rouleaux de soie et des planchettes en bois (Chine) sont aussi utilisés. Plus tard, en Chine, les rouleaux furent également pliés en forme d'accordéon et brochés d'un côté pour en faire un livre, sur lequel était collée une couverture de papier ou d'étoffe. Les fonctionnaires lettrés qui ont écrit ces livres, appelés mandarins, vont déployer durant des siècles des efforts considérables pour développer différents styles de calligraphie, considérée comme un art à part entière. Le plus ancien papyrus daté portant un écrit. Vers En Phénicie cohabitent différents systèmes scripturaux : le hiéroglyphique et le hiératique égyptien, le hiéroglyphique hittite, le cunéiforme sumérien et le linéaire A et B crétois (voir annexe langues anciennes). Le Code de Hammurabi est l'un des plus anciens écrits conservés. C’est un texte de loi gravé dans un bloc de basalte de de haut. Il fut placé dans le temple de Sippar à Suse (Mésopotamie - actuellement l'Iran) et plusieurs autres exemplaires furent également installés à travers tout le royaume. Tous ont été réalisés sur l'initiative du roi de Babylone Hammourabi pour homogénéiser les lois sur tout le royaume. Le code d'Hammourabi est écrit en cunéiforme akkadéen. Disque de Phaistos (Crète - retrouvé en 1908). Première manifestation d’un acte imprimé. Application de symboles en relief dans la glaise fraîche, cuite après pour fixer le support. Le disque est recouvert sur ses deux faces de pictogrammes inconnus. Mise au point de l’alphabet cunéiforme d’Ugarit (Phénicie - actuellement la Syrie) par les scribes désireux de se doter d’un système graphique propre. Ces signes, groupés entre eux pour composer des mots que séparaient de courts traits verticaux, tenaient beaucoup de l’écriture alphabétique protosinaïtique utilisée en Canaan. Il est encore variable et comporte entre . Naissance de l’alphabet phénicien réduit à 22 signes. Il s’agit d’un alphabet consonantique, c’est-à-dire ne transcrivant pas les voyelles. : Naissance de l'alphabet grec qui est, dans l'histoire le premier alphabet utilisé pour écrire une langue indo-européenne. L’alphabet grec, appelé phoinikeia, est le premier alphabet à noter les voyelles, une nécessité pour la transcription des idiomes indo-européens, comme le Y (qui est le i grec). Il comporte 24 lettres. Le sens de lecture n’est pas fixé (de droite à gauche, de gauche à droite et parfois même en boustrophédon : une ligne de la droite vers la gauche et la suivante dans l’autre sens comme pour labourer un champ). : Frappe des premières pièces de monnaie (Grèce et Asie mineure). Les pièces qui comportent à la fois un signe pour représenter une valeur et l’écriture de cette valeur sont les premiers éléments de l’utilisation en masse de l’écriture. Vers Homère compose l’Iliade et l’Odyssée, deux poèmes épiques de 24 chants qui constituent les premiers récits guerriers occidentaux, à l'origine transmis par l'oralité. Vers : Premiers papyrus grecs. Vers : Hérodote écrit le premier livre d’histoire dont le but est de raconter l’histoire des hommes et non plus celles des héros. Son traité d’histoire débute par « Hérodote d’Halicarnasse présente ici les résultats de son enquête afin que le temps n’abolisse pas les travaux des hommes ». Vers : fait adopter à Athènes une disposition stipulant que les textes des lois, consignés jusqu’alors dans l’alphabet local, seront réédités dans l'alphabet de Milet dit ionien, qui donnait sa préférence au sens gauche-droite. Vers : Après la mort de Socrate en -399, qui n’avait laissé aucun écrit, Platon consacre une grande part de son œuvre aux dialogues avec Socrate pour conserver ses thèses. : Aristote, ancien élève de Platon, se voit confier par Philippe II de Macédoine l’éducation de son fils, Alexandre, qui deviendra plus tard Alexandre le Grand. Pour cela, Aristote fonde le "Lycée", une école dite École péripatétique car on y enseigne en se promenant comme le faisait Socrate. Les cours du Lycée constituent une première tentative de recenser et d’ordonner le savoir humain. : Alexandre le Grand fonde la ville d’Alexandrie (Égypte) qu’il dote de la plus grande bibliothèque du monde connu de l’époque. Elle rassemblera jusqu’à ouvrages. Elle sera détruite en -48 lors d’un incendie lorsque César s’installe en Alexandrie. Naissance présumée du papier en Chine sous le règne de Qin Shi Huang (dynastie des Qin). Les Romains publient les Acta Diurna, recueil des faits quotidiens survenus à Rome. Les Romains introduisent le codex (feuilles pliées et assemblées par une couture) à la place du volumen (feuilles séparées et roulées). Le codex, tel qu'il a d'abord été utilisé par les Grecs et les Romains pour noter les comptes de leurs commerces ou des exercices scolaires, était un petit cahier à anneaux contenant deux ou plusieurs tablettes de bois recouvertes de cire, sur lesquelles on pouvait écrire à l'aide d'un stylet ou style et qui pouvaient être effacées et réutilisées plusieurs fois. Des feuillets de parchemin supplémentaires étaient quelquefois insérés entre les tablettes. Le codex en était alors arrivé à contenir plusieurs feuilles de papyrus ou, plus tard, de parchemin, rassemblées en petites liasses pliées en leur milieu. Ces paquets étaient posés les uns sur les autres, liés entre eux par les feuilles et attachés à des planchettes de bois par des lanières de cuir. Le codex permet au lecteur de trouver plus aisément le passage recherché et de se déplacer dans le texte vers l'avant ou l'arrière.

Du début de l'ère chrétienne au En Europe, le parchemin, peau de mouton, de chèvre ou de veau tanné, remplace peu à peu le papyrus. 105 : Ts’ai Lun, ministre chinois de l'Agriculture codifie l'art de fabriquer le papier de qualité en préconisant d'utiliser un mélange des fibres issues de bambou, des écorces de mûrier et surtout du lin et du chanvre issus des vieux filets de pêches. Déjà on pense au recyclage et à la qualité. De 200 à 650 : L'alphabet runique ou Futhark - terme formé à partir du nom des six premières lettres de cet alphabet - était l'alphabet utilisé par les anciens peuples de langues germaniques (comme les Angles et les Nordiques, qui étaient appelées runes. Il était aussi utilisé en divination et en magie. Les racines indo-européennes du mot rune signifient « mystère » ou « secret ». L'alphabet original des runes nordiques, le futhark à 24 lettres, est souvent appelé la « ligne rune » et était organisé en trois groupes de 8 runes chacun, dénommés ätter (familles) s’appelant les ätts de Freyr, Hagal et Týr respectivement, le premier caractère de chaque groupe étant pris comme exemple dans son nom. L’écriture chinoise parvient en Corée, puis au Japon par les érudits et les moines bouddhistes. Vers 500 : Les Indiens (Inde) et Persans inventent la numérotation décimale, le zéro et l’infini, c’est-à-dire la définition de ce qui ne représente rien et de ce qui est supérieur à toute quantité mesurable. Le système fut transmis à l’Occident par le cheminement des Persans, puis des Arabes à la fin du .

Plus anciennes traces de xylographie, dans le Nord-Ouest de la Chine, sur la Route de la soie dans les grottes de Mogao, à Dunhuang. L'impression de motifs bouddhiques est effectué à l'aide de blocs de bois sculpté ou de céramique gravée, puis à Xi'an, première porte de la route de la Soie Pan, Jixing. , in , 1997, , : 976–981 .. De 751 à 1250 : Expansion de la technique de fabrication du papier sur l’ensemble de l’Europe par la conquête maure : Samarkand (Ouzbékistan) en 751, Bagdad (Mésopotamie) en 793, Le Caire (Égypte) et Damas (Syrie) en 900, Xàtiva (Royaume de Murcie) en 1056, Fès (Maroc) en 1100, Sicile en 1102, Fabriano (Italie) en 1276. Le papier est alors fabriqué à partir de chiffons de lin et de chanvre. 842 : Rédaction des « Serments de Strasbourg » à la suite de la victoire de Charles le Chauve et de Louis le Germanique sur leur frère Lothaire, tous trois fils de Louis le Pieux pour régler le partage de l’empire de leur grand-père Charlemagne. Ce texte rédigé, à la main, en roman et en haut allemand, constitue le plus ancien texte en langue française et allemande. 868 : ([) Impression du premier livre par Wan Jie en Chine. C’est une édition xylographique du Sūtra du Diamant, un texte bouddhiste, dont il ne reste que des fragments dont certains sont conservés au British Library (Londres, Angleterre). Ce document se termine par un ours mentionnant entre autres sa date de publication (11 mai 868) et le copyright (« pour distribution universelle gratuite par Wang Jie »). . Le Japon éprouve le besoin d’indépendance vis-à-vis de l’écriture chinoise et invente deux types d’écriture (ou kanas), issue des caractères chinois (appelés kanji au japon) : le hiragana pour les mots purement japonais et le katakana pour les mots d’origine étrangère. Elle reprend les principes de l'écriture chinoise zhuyin (ou bopomofo), utilisée pour apprendre la prononciation des caractères.

Des impressions datant de 900 à 1350 sont retrouvées par des archéologues en 1880 au Médinet el-Fayoum, en Égypte « The Invention of Printing in China and its Spread Westward » de Thomas Francis Carter, édition The ronald Press, NY 2nd ed 1955, . « 中国纸和印刷文化史 », de (钱存训), 2004, /TS..

, impression xylographique polychrome en Chine, dans le Shaanxi. , jiaozi, premiers billets de banque imprimés, sous la Dynastie des Song du Nord, dans l'actuelle province du Sichuan. Vers 965 : Naissance de Sei Shonagon, une dame de la Cour du Japon qui laissa une sorte de journal intime sur la vie de la Cour Notes de chevet (Makura no soshi), qui peut être considéré comme le premier documentaire social (cf. Genre littéraire. 972 : Impression en Birmanie d'une version du « Tripitaka », un écrit bouddhiste, assez bien conservé et qui comprenait plus de pages. Vers 1000 : Le plus ancien roman dont l’auteur est connu : Murasaki Shikibu (978-1014), une dame de la Cour du Japon de l’Impératrice Shôshi. Son livre "Le Dit du Genji" (Genji monogatari) raconte la vie et les amours d'un prince qui ne peut prétendre au trône (genji), mêlant amours, politique et intrigues, dans un style poétique. 1041 : Premier livre imprimé avec des caractères mobiles en argile en Chine. Il est attribué à Pi ChengGutenberg a inventé l’imprimerie sur Tatoufaux.. Du Les livres étaient transcrits laborieusement à la main avec une plume d'oie par des moines scribes, appelés copistes, qui travaillaient dans le scriptorium (« salle d'écriture » en latin) des monastères. Ces textes sont essentiellement religieux. Pour faciliter la lecture, les textes sont enrichis avec des enluminures colorées. Seuls les seigneurs les plus riches peuvent posséder ces livres rares, les moins fortunés doivent se contenter des histoires racontées par les trouvères qui véhiculent des idées moins contrôlées par l’Église dont la plus célèbre est « La chanson de Roland » créée au . Certains moines à l’esprit plus libre écrivent en cachette ces histoires.