Radenac est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie Situation vignette|gauche|Carte de la commune de Radenac.

Description Radenac, située nettement au nord des Landes de Lanvaux, occupe une partie du plateau de Rohan, lequel est à cet endroit en pente douce vers le nord. Les dénivelés sont peu importants au sein du finage communal : les points les plus élevés sont au sud dans la Lande de la Vachegare, atteignant 131 mètres d'altitude près de Kerentrec'h et les points les plus bas à la limite nord de la commune, descendant jusqu'à environ 80 mètres dans l'angle nord-ouest du territoire commnal, à proximité de l'étang de Réguiny.

Le réseau hydrographque est constitué par de modestes cours d'eau : le ruisseau de Bonvallon, à la limite nord de la commune (il sépare celle-ci de celle de Réguiny) ; son affluent de rive gauche, le ruisseau du Moulin de Radenac, traverse la partie occidentale de la commune, passant à l'ouest du bourg ; le ruisseau du Pont de Kerropert et son affluent de rive droite le ruisseau du Pont Cassac servent en partie de limite ouest à la commune, séparant celle-ci de Moréac ; tous sont tributaires de l'Ével (affluent de rive gauche du Blavet) et convergent vers le nord-ouest en direction de l'étang de Réguiny et leurs vallées sont peu encaissées par rapport au plateau avoisinant.

À la limite orientale de la commune, le ruisseau de la Ville Oger, qui sépare Radenac de Lantillac, et son affluent le ruisseau de Morian, qui sépare Radenac de Pleugriffet, coulent vers l'Est et sont tributaires de l'Oust et font donc partie du bassin hydrographique de la Vilaine.

L’étang de Radenac, aménagé en 1995, s'étend sur trois hectares. Situé au sud-ouest du bourg, c'est une propriété communale.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Evel, le Kerropert, le Ville Oger, le ruisseau de Morlan, le ruisseau du Moulin de Radenac et divers autres petits cours d'eau..

L'Ével, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Réguiny et se jette dans le Blavet à Quistinic, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de RadenacLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bignan à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Géologie Plusieurs sablières ont exploité, principalement dans le courant du , le sable du lit majeur du Ruisseau de Bonvallon, à la limite nord de la commune. Des trous d'eau, devenus des étangs, occupent désormais leurs emplacements.

La sablière du Moulin, créée au début du , et exploitant un gisement de sable de couleur ocre datant du Pliocène, exploitée industriellement dès 1975, qui appartenait au groupe Lafarge et produisait tonnes de sables, cailloux, graviers et granulats chaque année, a fermé en 2018, ayant épuisé les réserves du sitehttps://www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan/bientot-la-fin-de-la-sabliere-de-radenac-5581197..

Transports

Radenac est à l'écart des grands axes de circulation routière, même si la voie express RN 24 (axe Rennes - Lorient) passe un peu au sud de la limite méridionale de la commune, qui est toutefois desservie via la D 11, qui traverse du sud au nord la partie ouest de la commune en passant par le village de Saint-Fiacre, par l'échangeur du Point-du-Jour, proche du bourg de Saint-Allouestre. Le bourg de Radenac n'est desservi que par des routes secondaires.

Habitat

Radenac présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat rural dispersé en écarts formés de hameaux ("villages") et de fermes isolées. Le bourg était traditionnellement de faible importance, mais, bien que la commune soit éloignée des grands centres urbains, une certaine rurbanisation est sensible aux alentours du bourg où un habitat pavillonnaire a essaimé, ainsi qu'aux alentours du hameau de Cassac, la commune conservant toutefois un caractère rural.

Urbanisme Typologie Au , Radenac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu1,4 %29Extraction de matériaux2,5 %54Terres arables hors périmètres d'irrigation62,0 %1345Prairies et autres surfaces toujours en herbe12,4 %270Systèmes culturaux et parcellaires complexes14,6 %316Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants5,0 %109Forêts de feuillus0,4 %8Forêt et végétation arbustive en mutation1,8 %40Source : Corine Land Cover.

Toponymie La localité est attestée sous les formes Redenac en 1067., Redennac en 1280, Radennac en 1282, Randenac en 1371, Radennac et Radenac en 1387, Radenac en 1427, 1464, 1481, en 1513 et en 1536., Radennac en 1516 et Redenac en 1630.

Le toponyme Radenac est un dérivé du breton « fougères », lui-même issu du gaulois *ratin.. Le suffixe, -eg en breton moderne, caractérise un lieu où la fougère abonde.. Le sens de Radenac est donc littéralement « Fougeraie »Ernest Nègre, Droz, 1990, Toponymie générale de la France: Formations non-romanes ; formations dialectales, page 1036..

En breton moderne, la forme est , d'après les attestations régulières du nom dans la production écrite en cette langue depuis un siècle. Le grand dictionnaire bilingue de Francis Favereau, par exemple, mentionne la forme Radeneg en breton.. Elle est également l'entrée dans le dictionnaire diachronique du breton Devri.

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est également Radeneg.

Les variantes Redeneg, Razeneg et Radenak sont également des formes attestées par écrit en breton à une reprise chacune, dans la base toponymique KerOfis et dans le Dictionnaire Devri..

Une prononciation locale du nom a été rapportée sous la forme « Rad'na » » en 1954 par Henri-François Buffet.. Erwan Vallerie la présente comme forme en gallo en 1995.

Lieux-dits Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 69,2 % des toponymes de la commune sont de langue bretonne..

le moulin ; la villeneuve ; les bois ; le poteau ; les blancs ; les barrieres ; la renaissance ; les rivieres ; les roches blanches ; saint Fiacre ; la croix pierre ; le cosquer ; kergoff ; guillerien ; la mare aux canes ; kerauffret ; saint Armel ; le méné ; kervent ; penhoet ; la noe du bourg ; les claies ; kergal ; kerdehel ; le crano ; quillian ; kerbasco ; resto ; bodnay ; cassac ; coëtdevent ; crehozo ; drenidan ; gastenouet ; grand drenidan ; keralmont ; kerentrech ; kergario ; kerludan ; kermacui ; kernazel ; keropert d'en haut ; kerropert ; kervallo ; kervenallec ; keryaval ; la bottine ; la chaumiere de botnay ; la croix du guerny ; la fontaine au chat ; la mare audran ; la noe du guy ; lande du chataigner guimard ; le clos mat ; le gambris ; le gouledy ; le grand pommier ; le herbon ; le jar à brebis ; le pont de saint Fiacre ; les brousseaux ; les gohigneux ; les poulies ; les stradues ; nespy ; petit drenidan ; pradigots ; saint Trehan.

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Un dolmen se trouve dans le village de Nespy.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée décrivent les retranchements gallo-romains des Rivières : « On voit en cette commune, près du village des Rivières, un vaste terrain recouvert d'anciennes fortifications ou remparts de terre, entourés de fossés n'ayant pas moins, en certains endroits, de 9 mètres de profondeur. L'un de ceux-ci peut avoir 700 mètres de long. Il parait du reste que le camp établi en ce lieu était garanti par une double enceinte, car dans certains endroits il y a deux fossés parallèles. Enfin quelques enceintes détachées semblent avoir eu pour destination de protéger le camp contre des surprises. On a sans doute trouvé jadis en ces lieux des ouvrages faits à la chaux, car l'endroit a reçu le nom de la Ville-Blanche. Les habitants, enchérissant sur ce nom, prétendent que toute l'enceinte était une véritable ville. Ils indiquent les lieux où furent l'église, les cloîtres, etc. ; enfin une fontaine située dans cette enceinte a reçu le nom de fontaine Saint-Armel. Les enfants qui commencent à marcher sont portés à cette fontaine, pour obtenir, par la vertu de ses eaux, qu'ils subissent heureusement cette première transformation de l'enfance. Non loin de là est une espèce de fondrière où l'on a trouvé jadis des fragments d'instruments en cuivre et de vieilles ferrailles ; le peuple ajoute à ce fait vrai le merveilleux récit de cloches enfouies en ce lieu, et qui sonnent toutes seules pour appeler à la messe à minuit le , nuit célèbre en Bretagne pour toutes les merveilles qu'on lui attribue ».. Y a-t-il eu là une petite ville gallo-romaine , ou seulement un camp destiné à protéger la voie romaine allant de Vannes à Corseul ?

Selon un aveu de 1471, Kergrist était au sein de la Vicomté de Rohan, une des 46 paroisses ou trèves de la seigneurie proprement dite de Rohan..

Moyen-Âge

Radenac, d'origine gallo-romaine, fut une paroisse de l'Armorique primitive englobant, outre Radenac, Buléon, Lantillac et Saint-Allouestre. La paroisse de Radenac dépendait du doyenné de Porhoët , de la vicomté de Rohan et de la sénéchaussée de Ploërmel..

Selon Jean-Baptiste Ogée (mais il se trompe, confondant Radenac avec Rédéné), en 1067, Maeng [Maenyui du Porhoët], évêque de Vannes, aurait donné aux moines de l'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé tout ce qui dépendant de son évêché dans la paroisse de Radenac [en fait Rédéné]. En reconnaissance de ce don, ces Religieux donnèrent au Prélat un cheval et soixante sols, et s'obligèrent à lui donner un repas dans l'année..