Ronce-les-Bains (prononcé ) est un quartier résidentiel de la ville de La Tremblade, dans le département de la Charente-Maritime et la région Nouvelle-Aquitaine (sud-ouest de la France).

Cette petite station balnéaire se situe à l'extrême-nord du Royannais, dans la partie occidentale de la presqu'île d'Arvert, au bord de l'océan Atlantique (mer des Pertuis) et de l'estuaire de la Seudre, face à l'île d'Oléron et à la ville de Marennes, à laquelle elle est reliée par le pont de la Seudre.

Située dans le prolongement de la forêt domaniale de la Coubre, vaste pinède de près de 8000 hectares, elle compte plusieurs plages, un casino ainsi qu'une base nautique. On y organise également des compétitions de surf casting. Plus à l'ouest, le site de la pointe Espagnole, balayé par de puissants rouleaux, est un spot de surf fréquenté.

Ronce-les-Bains s'inscrit depuis 2015 dans le périmètre du parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis, le plus vaste de France métropolitaine.

Géographie

Présentation

Dépendance de la ville de La Tremblade, le quartier balnéaire de Ronce-les-Bains se situe en Charente-Maritime, dans la partie nord-ouest de la presqu'île d'Arvert. Sur un plan plus général, il est localisé dans la partie sud-ouest de la FranceCertains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Ronce-les-Bains comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français, au centre de la côte atlantique dont il est riverain, faisant partie du « Midi atlantique »Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, . Ronce-les-Bains se trouve à environ 2,5 kilomètres du centre-ville de La Tremblade, 5 kilomètres d'Arvert et de Marennes, 7 kilomètres d'Étaules, 8 kilomètres des Mathes, 9 kilomètres de Chaillevette, 17 kilomètres de La Palmyre (par la D25), 20 kilomètres de Royan et de Rochefort, 70 kilomètres de La Rochelle, préfecture départementale, et 115 kilomètres de Bordeaux, la grande métropole régionale.

Localisées au nord du centre-bourg, les pointes aux Herbes et de Mus-de-Loup servent de transition entre l'estuaire de la Seudre — qui sépare le pays d'Arvert des vastes étendues palustres de Marennes, toutes entières dévolues aux huîtres, et forme ici un véritable bras de mer traversé par un grand viaduc, le pont de la Seudre — et le pertuis de Maumusson, petite mer intérieure délimitée par la côte sauvage et l'île d'Oléron. Des bancs de sable (banc Auger, banc Perquis, banc de Ronce) protègent les quatre principales plages (plage de Mus-de-Loup, de La Cèpe, du Galon d'Or et de L'Embellie) des courants parfois violents qui sévissent plus au large. En revanche, plus à l'ouest, les plages de la pointe Espagnole et de la côte sauvage, parcourues de puissants rouleaux et de baïnes, requièrent plus de vigilance et sont avant tout propices aux sports nautiques, notamment le surf.

Le quartier de Ronce-les-Bains se caractérise par son bâti sous couvert végétal, ses nombreuses villas étant disséminées au milieu d'une pinède, prolongement du vaste massif forestier de la Coubre (« pendant » charentais de la forêt des Landes qui s'étend de l'autre côté de la Gironde, il s'agit d'une des plus grandes forêts du nord de la région Nouvelle-Aquitaine avec 8000 hectares).

Près de la plage du Galon d'Or, le marais du Galon d'or forme une véritable petite lagune entourée par les pins. Cet écosystème rare est une zone protégée dans le cadre du réseau Natura 2000.

Voies de communication et transports

Voies routières

La situation de Ronce-les-Bains au sein d’une conurbation attractive centrée sur La Tremblade et sa fréquentation importante en période estivale explique la présence d’infrastructures routières adaptées à un fort trafic. La rocade ouest de La Tremblade, ouverte en 1992, facilite l’accès direct au quartier, en évitant de passer par le centre-ville de La Tremblade. Cette rocade permet également de rejoindre facilement la ville voisine de Marennes et l’île d’Oléron en empruntant le pont de la Seudre, ou la ville de Royan, distante d’une vingtaine de kilomètres.

Un rond-point, localisé au niveau des avenues de la Côte de Beauté et Charles-de-Gaulle et agrémenté d’une sculpture représentant des « petits bateaux » (œuvre de l’artiste Jean-Luc Plé) permet de distribuer la circulation et de limiter au maximum les embouteillages. Depuis le centre de Ronce-les-Bains, la D25 traverse la forêt domaniale de la Coubre et longe les plages de la côte sauvage jusqu’à la pointe de la Coubre et à La Palmyre, avant de poursuivre jusqu’à Saint-Augustin, où elle se confond avec la rocade de Royan.

Pistes cyclables

La station est traversée par la véloroute EuroVelo 1 (également connue dans sa partie française sous le nom de « Vélodyssée ») qui relie la Norvège au Portugal. Cette véloroute passe notamment par Marennes et emprunte le pont de la Seudre avant de rejoindre Ronce-les-Bains au niveau du rond-point des Petits Bateaux (rocade de La Tremblade). Sa partie allant de Ronce-les-Bains à Saint-Palais-sur-Mer est aménagée en voie verte, en site propre, sur près de trente kilomètres : la voie verte de Ronce-les-Bains à Saint-Palais-sur-Mer passe dans le centre du quartier avant de filer dans la forêt domaniale de la Coubre en direction de La Palmyre.

Une piste cyclable a par ailleurs été aménagée entre Ronce-les-Bains et le centre-ville de La Tremblade.

Transports en commun

Ronce-les-Bains est desservie toute l’année par le réseau de transports urbains de la communauté d'agglomération Royan Atlantique. Baptisé Cara'Bus, ce service géré par la société Veolia Transport totalise quelque dix lignes de bus régulières reliant près de 130 stations réparties dans seize communes de la grande périphérie royannaiseRéseau de transport de la communauté d'agglomération Royan Atlantique.

Le quartier est plus particulièrement desservi par la ligne 22 (Ronce-les-Bains à Royan via Arvert, Étaules, Breuillet et Vaux-sur-Mer).

Climat

Le climat dont bénéficie la Charente-Maritime est un climat océanique tempéré de type aquitain, marqué par un ensoleillement moyen assez important : avec par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéennePréfecture de Charente-Maritime : Météo France . La pluviosité y est modérée, les précipitations ne dépassant pas par an. Les températures, quant à elles, varient en moyenne de + en hiver à + en été.

Les îles et l'ensemble du littoral de la Charente-Maritime se caractérisent par un climat particulièrement doux en hiver, et rafraîchissant l'été, grâce aux influences océaniques perpétuellement en mouvement (brise marine). Ces conditions climatiques favorables, toujours soumises aux influences de l'océan Atlantique, ont favorisé un véritable microclimat de type sub-aquitain et l'existence d'une végétation déjà méridionale. Ainsi la flore se caractérise-t-elle par la présence étonnante de lauriers-roses, eucalyptus, agaves, et même les mimosas se mettent à fleurir dès le mois de janvier.

thumb|Le pin maritime, essence dominante de la forêt de la Coubre, vaste pinède évocant la forêt des Landes voisine.

Aux essences déjà méridionales du chêne vert (ou yeuse) et du cyste, s'ajoutent une forte présence de palmiers, figuiers, orangers et même oliviers. Pour autant, l'arbre-roi est ici le pin (maritime, parasol) qui s'épanouit dans la forêt de la Coubre.

Il existe un contraste entre le littoral, assez sec et ensoleillé et l'intérieur des terres, davantage pluvieux. La pluviométrie passe ainsi de sur le littoral à en Haute Saintonge.

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le : . Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le avec près de à l'ombre. Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com.

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du . Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec sur l'île d'Oléron et à Royan.

Dans la nuit du 23 au , la région est frappée par la tempête Klaus. Malgré des rafales de vent dépassant les , les dégâts relevés dans la commune demeurent relativement minimes au regard de la situation dans le Médoc tout procheJournal Sud Ouest, édition locale de Royan datée du .

Les côtes charentaises et vendéennes sont de nouveau durement éprouvées par la tempête Xynthia qui traverse la région dans la nuit du au . Des bourrasques de près de touchent la ville voisine de RoyanLa tempête du 28 février 2010.

Données générales

Histoire

L'engouement pour les bains de mer est à l'origine de la création du quartier balnéaire de Ronce. Les dunes et la forêt commencent à être loties après l'achat en 1856 d'une propriété au lieu-dit « La Ronze » - qui aurait donné son nom à la future station balnéaire - par Joseph-Édouard Perraudeau de Beaufief (1821-1908), riche bourgeois de Saint-Jean-d'Angély, arrière-petit-fils du constructeur en 1768 du château de Beaufief à Mazeray, nom qu'il avait ajouté au sien après avoir acquis en 1763 cette ancienne seigneurie (une fuie circulaire du y subsiste).

Perraudeau impulse le mouvement en faisant bâtir la villa « Les Cigognes » et en créant en 1860 une société des bains de mer avec le docteur André Théodore Brochard, un médecin parisien auteur du fascicule intitulé Des bains de mer à La Tremblade, qui met en avant la salubrité du climat et les propriétés de l'eau de mer pour un certain nombre de pathologies articulaires ou respiratoires ; ce texte donne une première notoriété à la nouvelle station, qui connaît dès lors un développement constant, cependant sans commune mesure avec celui des stations balnéaires de la côte de Beauté.

thumb|Carte postale ancienne de Ronce-les-Bains.

Un véritable plan d'urbanisme est mis en œuvre, les rues percées sont presque toutes à angle droit et portent des noms évocateurs, en liaison avec la mer (rues des Albatros, des Cormorans, des Goélands, des Mouettes) ou avec la nature (rues des Tamaris, des Bégonias, des Lilas, des Camélias), l'ensemble s'articulant autour d'une place donnant sur l'océan (actuelle place Brochard). Le premier lotissement reste néanmoins très modeste, se limitant à 22 parcelles.

L'arrivée du chemin de fer (Saujon-La Tremblade) en 1876 permet à la station de connaître une nouvelle vague de développement. Un établissement de jeu (casino du grand chalet) est édifié. Des activités sont proposées sur les plages. Peu à peu, les bains de mer dépassent le cadre de la médecine pour devenir un divertissement, prisé de la bourgeoisie d'abord, des gens plus modestes ensuite.

Boutiques, hôtels et restaurants investissent l'espace au fil du temps. De nombreux hôtels ont disparu aujourd'hui et ont été transformés en appartements, mais certains restent et continuent de participer à la vie touristique de Ronce les bains, tel l'hôtel-restaurant La Côte d'Argent avenue Gabrielle, construit dans les années 1950 par l'architecte M. Carollaud, déjà intervenu sur le restaurant La Pergola (aujourd'hui disparu).

Une chapelle est construite, ainsi qu'un temple (aujourd'hui détruit) et que des halles. Certains aménagements touristiques prévus n'ont jamais été réalisés : ainsi du port en eau profonde, envisagé en 1927 à la pointe aux herbes, puis en 1972 au mus de loup, ou du golf 18 trous, qui aurait dû voir le jour en 1989. Une rocade de contournement est construite en 1992, permettant un accès plus facile au quartier, sans passer par le centre-ville.