Taram et le Chaudron magique (The Black Cauldron) est le et le des studios Disney. Sorti en 1985, il s'inspire du deuxième tome des Chroniques de Prydain de Lloyd Chudley Alexander, parues entre 1964 et 1970 Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, .

Avec un budget de 44 millions de dollars, c'est le film d'animation le plus cher jamais réalisé à l'époque. Mais en raison de son contenu sombre inhabituel pour un long-métrage d'animation Disney, il reçoit un accueil mitigé de la part de la critique et connaît un échec commercial retentissant, ne récoltant que 21 millions de dollars de recettes soit moins de la moitié du budget investi, et mettant en péril l'avenir du département animation du studio. Cette expérience conduit Disney à réaliser ensuite un nouveau film d'animation plus traditionnel, Basil, détective privé (1986).

Prologue Prologue du premier doublage francophone Au pays légendaire de Prydain, on raconte : il était une fois un roi si méchant et si cruel que même les dieux le redoutaient. Nulle prison ne pouvait le retenir captif , aussi fut-il jeté vivant dans un creuset de métal en fusion. Ainsi, eut en raison de son âme démoniaque qui prit la forme d'un grand chaudron. Pendant des siècles et des siècles, ce chaudron resta caché attendant son heure, car de méchants hommes le cherchaient. Sachant que celui qui le posséderait, aurait le pouvoir de ramener à la vie une armée d'invincibles guerriers et grâce à eux de régner sur le monde.

Prologue du second doublage francophone À en croire la légende, au cœur du royaume de Prydain, il était une fois un roi si cruel et si maléfique que même les dieux le craignaient. Aucune prison ne pouvant le retenir, il fut brûlé vif dans un creuset empli de métal en fusion où son esprit démoniaque fut à jamais figé sous la forme d'un immense chaudron magique.

Durant des siècles, le chaudron magique demeura dans l'ombre patiemment mais des hommes malveillants le recherchaient. Celui d'entre eux qui le découvrirait aurait le pouvoir de ressusciter une armée de guerriers d'outre-tombe grâce auxquels il se rendrait maître du monde.

Synopsis Dans la petite ferme de l'enchanteur Dalben, Taram, un jeune valet de ferme, souhaite devenir guerrier. Dalben apprend grâce au don divinatoire de la truie Tirelire que le Seigneur des Ténèbres recherche le chaudron magique pour ressusciter une armée de morts-vivants. L'enchanteur craint que le Seigneur des Ténèbres essaye de kidnapper le cochon afin d'utiliser ses pouvoirs pour localiser le chaudron. Il demande à Taram d'emmener Tirelire dans un chalet secret à la limite de la Forêt Interdite. Malheureusement, sur la route, à cause de la négligence et de la rêverie du garçon, le cochon se fait enlever par les vouivres du Seigneur des Ténèbres. Taram les suit jusqu'à la forteresse du Seigneur. Sur le chemin, il rencontre Gurki, une petite créature poilue. Taram se faufile dans le château, laissant Gurki dans la forêt. Il réussit à faire s'évader Tirelire, mais le jeune garçon se fait rattraper et est jeté au cachot.

Une autre captive, la princesse Eilonwy, aide Taram à s'échapper de sa cellule. Tous deux s'engagent dans les catacombes du château à la recherche d'une sortie, et découvrent dans la chambre funéraire d'un roi, une épée magique qui aidera Taram à vaincre les sbires du Seigneur des Ténèbres. Ils rencontrent un troisième prisonnier, le barde Ritournelle, qui possède une lyre magique dont les cordes se rompent à chaque fois qu'il ment. Puis, réussissant à s'enfuir du château, ils rejoignent Gurki dans la forêt. Quand le Seigneur des Ténèbres apprend que Taram s'est évadé, il ordonne à son serviteur monstrueux, le dénommé Crapaud, d'envoyer ses vouivres à sa poursuite.

À la recherche de Tirelire, les quatre héros atterrissent dans le royaume souterrain des Elfes, un groupe de petites créatures féeriques qui leur révèlent que Tirelire est sous leur protection. Le roi des Elfes, le Roi Bedaine, leur apprend qu'il sait où se trouve le chaudron magique. Guidé par le bras droit du roi, Ronchon, Taram se rend, accompagné de ses amis, dans les marais de Morva pour le détruire tandis que les petits êtres raccompagnent Tirelire chez Dalben.

Au marais, ils apprennent que le chaudron est détenu par trois sorcières, Grièche, Griotte et Goulue. Grièche propose de donner le chaudron en échange de l'épée de Taram, ce qu'il accepte. Avant de disparaître, les trois sorcières révèlent que le chaudron est indestructible et que son pouvoir ne peut être brisé que par quelqu'un qui de sa seule volonté doit se glisser à l'intérieur, ce qui le tuera. Il semble donc que Taram ait échangé son épée et ainsi renoncé à son rêve de devenir un grand guerrier pour rien. Dépité, Taram se sent stupide, mais ses compagnons croyant toujours en lui, essayent de lui redonner courage. Ils sont interrompus par les soldats du Seigneur des Ténèbres, qui saisissent le chaudron et enlèvent tout le monde excepté Gurki. Le soldats les retiennent à nouveau prisonnier dans le château. Le Seigneur des Ténèbres utilise le chaudron et ressuscite ainsi son armée.

Gurki parvient à libérer les captifs, Taram décide de se sacrifier et se jeter dans le chaudron mais Gurki l'arrête et saute à sa place. L'armée de morts-vivants s'effondre et quand le Seigneur des Ténèbres voit Taram, il comprend ce qui s'est passé, menaçant de le jeter lui et ses compagnons dans le chaudron. Cependant, la magie du chaudron devient incontrôlable et le Seigneur est aspiré dans un torrent de feu et de sang, provoquant la destruction du château. Les sorcières viennent récupérer le chaudron, maintenant sans pouvoir. Elles proposent de redonner l'épée en échange, mais Taram demande de faire revivre Gurki à la place. Bien que réticentes, elles acceptent et Gurki revient à la vie. Les quatre amis retournent chez Dalben où l'enchanteur les regarde dans une vision créée par Tirelire. Dalben loue Taram pour son héroïsme en dépit du fait qu'il préfère rester valet de ferme.

Fiche technique Titre original : The Black Cauldron Titre français : Taram et le Chaudron magique Réalisation : Ted Berman et Richard Rich, assistés de Randy Paton, Mark H. Hester et Terry L. Noss Scénario : David Jonas, Vance Gerry, Al Wilson, Roy Morita, Peter Young, Art Stevens, Joe Hale, Ted Berman et Richard Rich d'après Lloyd Alexander scénario additionnel : Melvin Shaw Dialogues additionnels : Rosemary Anne Sisson et Roy Edward Disney Conception graphique : Direction artistique : Mike Hodgson Cadrage (Layout) : Don Griffith, Dave Hansen, Glen V. Vilppu, Guy Vasilovich et William Frake III Stylisme couleurs : James Coleman, Sylvia Roemer Décors : Brian Sebern, Donald Towns, Tia Kratter, John Emerson, Lisa Keene et Andrew Phillipson Conception des personnages : Andreas Deja, Mike Ploog, Al Wilson, David Jonas et Phil Nibbelink Mise au propre (Clean-up) : Retta Davidson, Tom Ferriter, Dave Suding, Fujiko Miller, Chuck Williams, Isis Thomson, M. Flores Nichols, Lureline Weatherly, Martin Korth et Wesley Chun (superviseurs) Animation : Animation des personnages : Andreas Deja, Hendel S. Butoy, Dale Baer, Ron Husband, Jay Jackson, Barry Temple, Tom Ferriter, Phillip Young, Phil Nibbelink, Steven Gordon, Doug Krohn, Shawn Keller, Mike Gabriel, Jesse Cosio, Ruben Aquino, Ruben Procopio, Cyndee Whitney, Viki Anderson, George Scribner, David Block, Mark Henn, Charlie Downs, Terry Harrison, Sandra Borgmeyer et David Pacheco Coordinateur animations-clé : Walt Stanchfield Effets spéciaux : Don Paul, Barry Cook, Mark Dindal, Ted Kierscey, Jeff Howard, Kelvin Yasuda, Patrizia Peraza, Bruce Woodside, Scott Santoro, Kimberly Knowlton, Glen Chaika et Allen Gonzales Consultant : Eric Larson Montage : James Melton, Armetta Jackson et Jim Koford (film), Kathy Durning (musique) Musique : Compositeur : Elmer Bernstein Orchestrations : Peter Bernstein Production : Ron Miller ; Joe Hale (délégué) ; Don Hahn et Edward Hansen (direction de production) Sociétés de production : Walt Disney Pictures, Silver Screen Partners II Société de distribution : Buena Vista Pictures Distribution Pays d'origine : Langue : anglais Format : Couleurs - 35mm - 2,20:1 (Super Technirama 70) - Dolby Stéréo Budget : env. 44 millions de USD Durée : 80 minutes Dates de sortie : États-Unis : France :

Note : À partir de ce film, la liste des « crédités » au générique devient bien trop longue pour être citée in extenso ici. Nous n'avons donc repris que les principaux contributeurs.

Distribution

Voix originales Grant Bardsley : Taran (Taram) Susan Sheridan : Eilonwy (Eloïse) Freddie Jones : Dalben Nigel Hawthorne : Fflewddur Fflam (Ritournel) Arthur Malet : King Eidilleg (le Roi Bedaine) John Byner : Gurgi (Gurki), Doli (Ronchon) Eda Reiss Merin : Orddu (Grièche) Adele Malis-Morey : Orwen (Goulue) Billie Hayes : Orgoch (Griotte) Phil Fondacaro : Creeper (Crapaud) John Hurt : The Horned King (le Seigneur des Ténèbres) John Huston : Narrator (le Narrateur)

Voix françaises

(1985) Thierry Bourdon : Taram Barbara Tissier : Eloïse Jacques Deschamps : Dalben Serge Lhorca : Ritournel Philippe Dumat : le Roi Bedaine Roger Carel : Gurki, Crapaud Guy Piérauld : Ronchon Perrette Pradier : Grièche Jane Val : Goulue Béatrice Delfe : Griotte Jean Violette : le Seigneur des Ténèbres Jackie Berger : un elfe Régine Teyssot : une elfe Georges Atlas, Mario Santini : les gardes Serge Sauvion : le Narrateur

(1998) Christophe Lemoine : Taram Chantal Macé : Eilonwy Philippe Dumat : Dalben Pierre Baton : Ritournel Roger Carel : le Roi Bedaine Éric Métayer : Gurki Guy Piérauld : Ronchon Perrette Pradier : Grièche Marie Vincent : Goulue Colette Venhard : Griotte Edgar Givry : Crapaud Bernard Tiphaine : le Seigneur des Ténèbres Marine Boiron : un elfe Donald Reignoux : l'elfe bleu Pascal Renwick, Jean-Louis Faure : les gardes Denis Savignat : le Narrateur

Box-office américain 21,288,692 USDhttps://www.boxofficemojo.com/title/tt0088814/?ref_=bo_se_r_1

Le film est sorti en Amérique du Nord le . Deux jours plus tard, le film a également été projeté au Radio City Music Hall de New York. Bien qu'officiellement budgétisé par les dirigeants de Disney à 25 millions de dollars, le directeur de production du film, Don Hahn, a déclaré dans son documentaire, Waking Sleeping Beauty, qu'il en a coûté 44 millions de dollars pour produire le film. Le budget de 44 millions de dollars en faisait le film d'animation le plus cher jamais réalisé à l'époque. Le film a rapporté 21,3 millions de dollars au niveau national, ce qui a entraîné une perte pour Walt Disney Productions et a mis en péril l'avenir du département d'animation (ce qui lui a valu le surnom de « le film qui a presque tué Disney »). Il n'a pas été distribué sous forme de vidéo domestique pendant plus d'une décennie après sa sortie en salles après sa mauvaise performance. Ajoutant l'insulte à l'injure, le film a également été dépassé par Les Bisounours, le film (rapportant 22,9 millions de dollars en Amérique du Nord), sorti quatre mois plus tôt par le studio d'animation canadien beaucoup plus petit Nelvana. Le film connaît cependant plus de succès en dehors de l'Amérique du Nord, notamment en France, où il réalise 3 074 481 entrées et est le cinquième succès de l'année au cinéma.

Sorties cinéma Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database.

Premières nationales

États-Unis : Argentine : Brésil : Royaume-Uni : Danemark : France : Suède : Allemagne de l'Ouest : Finlande : Espagne et Pays-Bas: Hong Kong : Portugal : Italie : Australie : Irlande : Japon : Chine :

Principales ressorties France :

Sorties vidéo

1998 - VHS (Belgique) avec recadrage 4/3 et - VHS (France) avec recadrage 4/3 et - Laserdisc (France) avec format 2.35 et - VHS (Québec) avec recadrage 4/3 et