Jean-Robert Thomazo (ou Robert Thomazo), né le à Dax (Landes) et mort le à ParisRelevé des fichiers de l'Insee, est un militaire et homme politique français.

Biographie Officier de tirailleurs algériens, il est élève à Saint-Cyr au sein de la de l'École spéciale militaire, la promotion Chevalier Bayard (1923-1925). Il participe à la campagne du Rif. Il sert durant la bataille de France, puis, après l'Armistice de 1940, il est affecté au commandement supérieur des troupes de Tunisie. Il rejoint ensuite le Régiment d’Infanterie en métropole jusqu’à la dissolution de l’armée d’Armistice en novembre 1942. C'est à cette date qu'il quitte clandestinement la France pour rejoindre la France combattante en Afrique du Nord. Blessé au visage durant la bataille du Mont Cassin, il est surnommé plus tard « Nez de cuir » par les journalistes, ou encore « Chatterton » par ses hommes du RI de Coblence en 1950, à cause de la bande adhésive qui maintient de chaque côté du nez la lanière de cuir masquant sa blessure. Il sert en Indochine, où il est un des hommes de confiance du maréchal de Lattre.

Colonel, il est chef d’état-major de la d’infanterie aéroportée puis de la division d’Alger. Membre du comité de Salut public pendant la crise de mai 1958, il se rend le en Corse dont il devient de facto le commandant civil et militaire (Opération Résurrection) durant trois semainesLe Monde, 14 juin 1958.. Il est élu le député gaulliste de la circonscription des Basses-Pyrénées, et est l'un des vice-présidents du groupe UNR à l’Assemblée nationale. Mais dès il s'éloigne du mouvement gaulliste en raison de son attachement de principe à l’Algérie française.

Il prend en 1960 la présidence du Front pour l'Algérie française, et anime sa filiale en métropole, le FNAF (Front national pour l'Algérie française) aux côtés notamment de Jean-Louis Tixier-Vignancour et de Jean-Marie Le Pen.

En 1966, il participe à la fondation de l'Alliance républicaine pour les libertés et le progrès..

En , il est candidat dans la première circonscription des Pyrénées-Orientales.

Il meurt quelques jours après le scrutin.

Décorations . . . . . agrafe "Maroc".

Médaille de la paix du Maroc (Espagne). Commandeur de l’Ordre du Vietnam.

Deux de ses fils furent également saint-cyriens, Jean Thomazo (1929-1953) (promotion Garigliano, 1949-1951) et Yves Thomazo (1929-1955) (promotion Extrême-Orient, 1950-1952). Ces deux fils, morts pour la France, ont été choisis comme parrains par la de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (2012-2015), dite promotion « Lieutenants Thomazo ».

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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