Beauraing (prononciation : /bo.ʁɛ̃/) (en wallon Biarin.) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Namur.

La ville de Beauraing est née en 2025 de la fusion de Beauraing, Baronville, Dion, Felenne, Feschaux, Focant, Froidfontaine, Honnay, Javingue, Martouzin-Neuville, Pondrôme, Vonêche, Wancennes, Wiesme et Winenne. Elle porte officiellement le titre de ville depuis 1985 à la suite d'une proposition de loi de Robert Belot.

Les armoiries communales provenant d'une adaptation des armes de la famille de Beaufort-Spontin se décrivent comme un « parti, à dextre d'or à la bande coticée de gueules, à senestre burelé d'or et de gueules de dix pièces ». Elles ont été reconnues par arrêté du ..

Lors du Tour de France 1982, la ville accueille le départ de l'étape Beauraing-Mouscron. La ville est également le lieu d'un pèlerinage marial.

Géographie

Longueur de la voirie : Chemins de grande communication : Chemins ordinaires : Chemins divers (empierrés, non goudronnés (agricoles ou empierrés)) : environ

Sections # Nom Superficie.(km²) Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Beauraing 20,81 2.628 126 91013A 2 Javingue 10,01 383 38 91013B 3 Winenne 13,08 1.291 99 91013C 4 Felenne 17,24 367 21 91013D 5 Dion 12,61 530 42 91013E 6 Feschaux 9,98 627 63 91013F 7 Baronville 6,58 472 72 91013G 8 Wiesme 7,43 285 38 91013H 9 Martouzin-Neuville 6,80 371 55 91013J 10 Focant 9,57 419 44 91013K 11 Honnay 14,33 365 25 91013L 12 Froidfontaine 7,81 225 29 91013M 13 Vonêche 9,08 289 32 91013N 14 Wancennes 11,92 115 10 91013P 15 Pondrôme 17,39 1.129 65 91013R

Communes limitrophes La commune est délimitée au sud-est par la province de Luxembourg et à l'ouest par la frontière française (à l'est de la pointe de Givet).

Démographie

Démographie: Avant la fusion des communes

Source: DGS recensements population

Démographie : commune fusionnée

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,0199399,4199499,4199598,9199698,1199798,1199899,0199998,8200099,92001100,32002100,32003100,82004102,02005103,12006103,02007104,32008105,42009105,72010107,12011109,02012109,32013109,42014110,32015109,82016111,92017113,12018113,12019113,02020113,02021114,32022115,12023116,82024117,12025117,22026116,9

Histoire Antiquité Il est certain que la région de Beauraing fut habitée dès l'Antiquité. En effet, des fouilles menées à la fin du ont révélé l'existence d'une villa romaine à Wancennes.

Moyen Âge Le nom de Beauraing sous sa forme Bierant est mentionné pour la première fois dans les chartes de l'abbaye de Stavelot-Malmedy en 873. C'est probablement du Moyen Âge que date la construction du premier château, ce premier édifice peut être situé au .

Temps Modernes

De la Révolution française à la révolution belge Entre 1789 et 1830, la révolution belge (ou brabançonne) s'oppose aux réformes de l'empereur Joseph II ; elle va échouer, faute d'une cohésion assez forte entre les habitants des anciennes « Provinces belgiques ». Le château est incendié par les sans-culottes en 1793. L'ensemble des Pays-Bas autrichiens, ainsi que la principauté de Liège sont réunis à la République française en 1795.

Beauraing devient chef-lieu de canton, non plus dépendant de Luxembourg mais bien de Namur et de son département de Sambre-et-Meuse. Dinant fait le lien entre les deux.

La justice républicaine est mise en place. La justice de paix a son siège à Beauraing, il a été transféré temporairement à Dinant le . Des juges de paix se font connaître au début du : Dieudonné Smets (1828-1832), Paul Mathieux (1833-1836) ou Paul César (à partir de 1836).

Après la chute de Napoléon, les départements belges ont formé le royaume uni des Pays-Bas, sauf Beauraing qui resta français ; ce fut corrigé assez rapidement.

De 1830 à 1914 vignette|La gare. L’année 1830 marque en Belgique l'indépendance vis-à-vis du royaume des Pays-Bas. Beauraing reste à cette époque un village rural. Le château est toujours en ruine depuis l'incendie de 1793.

La restauration du château et l'arrivée à Beauraing de différents nouveaux corps de métiers vont lui rendre vie. Le duc entame, dans les années 1850, une restauration des ruines. Il va permettre la construction de demeures rue de Dinant en vendant une partie de son domaine. Les tanneries et les carrières sont en plein essor. La mort du duc en 1882 et les problèmes financiers de sa veuve entraînent la vente du château. Au cours du déménagement des meubles, un incendie se produit (1889) et détruit le bâtiment, sauf les murs. Des restaurations partielles ont lieu, mais n'enrayent par la ruine de l'ensemble.

Au début du siècle, le chemin de fer arrive à Beauraing (ligne Dinant-Bertrix) et le quartier entre la gare et l'école moyenne (Athenée) est construit.

La Première Guerre mondiale La Première Guerre mondiale fut terrible ; elle aura pour conséquence un exode en masse au début de la Seconde Guerre mondiale.

Entre-deux-guerres vignette|Azulejos représentant l'apparition (Ponte da Barca, Portugal).

Du au , cinq enfants de Beauraing sont témoins d'une trentaine d'apparitions mariales...

Ces événements entraînent durant, et après , une forte polémique dans la population entre les tenants de , et leurs opposants. Cette polémique a lieu à l'intérieur de l'Église catholique et en dehors. Après plusieurs enquêtes canoniques, l'autorité diocésaine décide de reconnaître les apparitions. Le culte à la Vierge est autorisé en 1943, et le caractère surnaturel des événements est officiellement reconnu en 1949. Avant même la reconnaissance officielle, des pèlerins se rendent déjà sur le site des apparitions pour y prier...

Seconde Guerre mondiale

Au cours de la bataille de France, Beauraing est prise le par les Allemands de la 32. Infanterie-Division (carte)..

De 1945 à nos jours

Héraldique

Vie politique Conseil et collège communal 2024-2030

Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024.

PartiVoix (2024)Voix (2018)% (2024)% (2018)+/-Sièges+/-CollègeEB 4.545 4.304 75,09% 70,59% 4.5 % 1.0ENSEMBLE 1.508 - 24,91% - 0.0 % 4.0VERT DEMAIN - 570 - 9,35% 0.0 % 1.0INT. CITOYENS - 1.223 - 20,06% 0.0 % 4.0Total % %

Bourgmestre Marc Lejeune Les Engagés - Ensemble-Beauraing 1er Échevin Benoît Rolland Les Engagés - Ensemble-Beauraing 2e Échevin Pierre Dury MR - Ensemble-Beauraing 3e Échevin Cyrille Masset Ensemble-Beauraing 4e Échevine Caroline Brack Ensemble-Beauraing Présidente du CPAS Ana Rodriguez Verdasco Ensemble-Beauraing

Fonction NomConseiller communal Thierry Lambilotte

Marc Leonard

Bertrand Detal

Régine Rochette

Caroline Lisoir

Sarah Wolf

Cyprien Antoine

Benoît Dalcette

Pauline Rabeux-Tillieux

Alain Barbier

Emile Scaillet

Mathis Manceau

Ludovic Tonneau

Xavier Charlier

Geneviève LanguillierMajoritéÉnergies Beaurinoises (Alliance MR-Les Engagés)SiègesEB Ensemble21174

La fusion des communes La volonté ministérielle de regrouper les communes dans des ensembles plus grands et plus aptes face aux dépenses, va être concrétisée par la fusion effective des différents villages repris au début de la page en .

En 1976, le regroupement des forces politiques villageoises crée trois grandes formations pour les premières élections de la nouvelle commune, Nouvelle commune (PSC) emmené par Albert Demars, de Beauraing, Intérêts communaux sud-Famenne emmené par Camille Brack, bourgmestre de Beauraing et Robert Belot, bourgmestre de Winenne, ainsi que la liste libérale, Union des communes, tirée par Jean Charlier, bourgmestre de Dion. À l'issue des élections, PSC et PS s'associent malgré les accords préélectoraux. Albert Demars est bourgmestre, Robert Belot est .

En 1982, l'alliance se renverse et le PSC est renvoyé dans l'opposition, le PS du sénateur Belot obtient le mayorat, le PRL Jean Charlier est premier échevin.

En 1988, deux listes libérales s'affrontent : l'une, officiellement PRL, emmenée par le Premier échevin Jean Charlier et une dissidente par le Docteur Mohymont. Le PS est toujours conduit par M. Belot et au PSC MM. Henri Haquin et Joseph Warscotte mènent campagne. Les résultats permettent une alliance 10 contre 9 entre la liste de M. Mohymont et le PSC. Le PS et le PRL sont dans l'opposition

Le jumelage Beauraing-Seurre Dans le cadre de l'Exposition universelle de 1958, la province de Namur est jumelée au département français de la Côte-d'Or. De son côté, Beauraing prend aussi part aux réjouissances en se jumelant avec la ville de Seurre. Pourquoi Seurre et pas une autre ville ? Plusieurs points communs ont déterminé ce choix. Un nombre d'habitants plus ou moins identique à l'époque (environ ), chef-lieu de canton, un même saint patron, saint Martin, et des affinités dans la vie active, aussi bien dans le commerce, dans l'agriculture et l'élevage.

Le jumelage est concrétisé le de , lors des fêtes communales de Beauraing et de l'anniversaire de la Libération de Beauraing et de Seurre. À partir de ce moment, un comité de jumelage sportif est fondé et tous les cinq ans, les clubs sportifs des deux entités se rencontrent.

Il existe à Seurre, une rue de Beauraing tout comme à Beauraing, le parc Houyet aménagé en place a pris le nom de place de Seurre.

Après un ralentissement constaté ces dernières années, ce jumelage est aujourd'hui relancé avec la visite à Beauraing en 2015 du maire de Seurre accompagné de certains adjoints et le séjour à Seurre du 13 au d'une délégation beaurinoise menée par Nathalie Septon, présidente du Comité des jeunes de Sevry, accompagnée, entre autres, du bourgmestre, des membres du Collège communal, du directeur général, de pompiers, et d'autres représentants du milieu associatif comme les clubs de volley, de football, cyclo et de course à pied et les comités de fêtes de Sevry et de la Petterie.

Liste des bourgmestres de 1830 à aujourd'hui

Jean-Claude Maene, de 2007 à 2013, (PS). Marc Lejeune, de 2013 à aujourd'hui, (CDH-Les Engagés).

Patrimoine et culture

Patrimoine architectural

Culture et religion

Culture

Cinéma 1933 : Les apparitions de Beauraing, documentaire de Francis Martin.

Religion catholique vignette|L'église et l'ancien hôtel de ville. vignette|redresse|La chapelle mariale (architecte : Michel Claes).|alt=

Le doyenné et la paroisse Saint-Martin L'église de Beauraing, dédiée à Saint Martin, a été consacrée le par Nicolas Dehesselle, elle est édifiée dans un style néo-gothique. L'ancienne église a été transformée en salle des fêtes. Elle est située non loin de la nouvelle.

Beauraing est le siège d'un doyenné. Le doyen est l'abbé Claude Bastin. Il comprend les villages et hameaux suivant Beauraing, Gozin, Baronville, Felenne, Honnay, Javingue-Sevry, Pondrôme, Vonêche, Wancennes, Winenne, Froidfontaine, Dion, Revogne, Ciergnon, Focant, Hour, Houyet, Martouzin-Neuville, Wanlin, Wiesme, Falmagne, Falmignoul, Feschaux, Finnevaux, Hulsonniaux, Mesnil-Église, Mesnil-Saint-Blaise.

Beauraing est le siège du doyenné principal qui couvre les doyennés de Gedinne, Rochefort et Wellin.

Liste des curés-doyens de Beauraing

Curé primaire, puis curés-doyens (1837) de Baronville 1803-1834 : abbé Mathieu Taziaux. 1854-1844 : abbé Julien-Joseph Parmentier. 1844-1855 : abbé Guillaume-Joseph Tagnon. 1855-1868 : abbé Melchior-Fernand-Joseph Louis. 1868-1870 : chanoine Jean-Joseph-Ghislain Duculot (curé de Beauraing et pas de Baronville).