Solaize est une commune et petite ville française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Solaizards et Solaizardes.
Géographie Situation
À au sud de Lyon, la commune de Solaize compte cinq communes limitrophes :
La commune est limitée à l'ouest par la vallée du Rhône ; elle fut aménagée à partir des années 1962-1963 pour limiter les divagations du fleuve. Le réseau de moyens de communication comprend les voies ferrées vers le sud-est et vers Saint-Étienne, les voies du Triage de Sibelin, l'autoroute A7, le canal de dérivation, descendu ou remonté par des péniches de transport de produits lourds, le Vieux Rhône.
Site La ville est installée à l'extrémité N-E du plateau des « Grandes Terres » et culmine à 238m. Ici, les espaces agricoles bénéficient de fins débris glaciaires étalés en couches épaisses. Au Sud, le plateau descend vers la vallée de l'Ozon, affluent du Rhône, et au N-O, sur le couloir rhodanien à 158m.
Ce site a toujours représenté l'avantage d'être défensif, côté Rhône et d'offrir des terres riches pour la survie et même la richesse des populations.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Genis-Laval à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Solaize est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (46,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (42,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (34,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (25,1 %), zones urbanisées (18,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (6,6 %), forêts (6,3 %), terres arables (6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Ce nom évoque plus de 2500 ans d'occupation humaine : en effet, des bases pré-indo-européenne, « KAL » ont été remplacées par le mot « SAL », à l'époque romaine où la lettre K n'existait pas. Jules César a lui même utilisé le mot « SAL » pour désigner les escarpements.
Les lettres placées différemment ont aussi donné le mot « ALS », devenu, en latin ALSONE, puis OZON, pour désigner le vallon.
De nombreuses orthographes apparaissant dans les textes d'Archives : Celosia, Celusia, Celesio, Celuysia, Celitsia, Celoysi, Soleisi, Solveysie, Soleysie, Soulaise, Soleyse, Soleyze, Solaise en 1793, devenu SOLAIZE en 1977.
Histoire L'occupation du sol de la commune remonte au NéolithiqueC'est l'époque des chasseurs et cueilleurs de l'âge du bronze final et surtout de l'âge du fer où la subsistance était fondée sur les premiers développements de l'élevage et de l'agriculture, impliquant une sédentarisation. Des débris de poteries et de tuiles ont été découverts au , dans le quartier des Tuilières.
De cette époque datait le quartier de Pinozétant, en dessous de St-André. Situé au nord de la commune, concentrique, aux parcelles délimitées plus tard par des moines, ce quartier a complètement disparu, lors des travaux d'installation de la raffinerie, avec la vente des terres cultivables, au nom de la modernité.
À l'époque romaine, un raccourci, entre Vienna et Lugdunum nommé Compendium a été construit en empruntant, entre autres, le territoire de Solaize. Les troupes romaines l'utilisaient pour se déplacer sur la balme sans être vus de la vallée du Rhône et économiser 7 milles de trajet, soit 10,36 km en évitant des marécages à l'est de Communay. Cette voie était jalonnée, comme toute route romaine, de bornes milliaires. Solaize possède d'ailleurs la 7ème, au départ de Vienne : elle est datée de 43 après J-C. Les indications qui y sont inscrites ont permis de dater la fondation de Lyon.
La période du Moyen Âge a été marquée, à Solaize, par le début de la construction de l'église Saint-Sylvestre-Saint-Clair, attesté dès 902 ; l'édification d'un « vingtain », espace fortifié par les chatelains de la famille Mitiffiot ; ils se protégeaient des attaques des « tard-venus », pendant la guerre de Cent Ans, menée par les Anglais entre 1337 et 1453Le mot de « vingtain » est dû au fait que le mur ne devait pas dépasser vingt pieds de hauteur..
Au , les dégâts des guerres de Religion, menées par le baron des Adrets entre 1560 et 1598, ont provoqué l'effondrement du clocher de l'église, situé alors à la croisée du transept. Le château de St-Agnin a été achevé par le seigneur Scipion de Polloud (du nom de sa seigneurie). Dans le patois des Solaizards ce château devint le château de St-Anin.
Au XVIIème, 3 « ruages » se sont installés dans le village ; ils étaient tenus par des hommes en armes pour protéger la population mais également pour prélever des taxes sur les marchandises transportées. Les « ruages » sont toujours matérialisés par des rétrécissements gênants pour la circulation.
A la fin du XVIIIème, la Révolution Française a été bien accueillie : l'église a été transformée en temple de la Raison et un prêtre réfractaire fut guillotiné.
Durant la période napoléonienne, en 1808, un petit monastère fut installé au village, dédié à St-Napoléon ; des jeunes femmes aidaient les déshérités de Solaize. L'oncle de l'Empereur, fait cardinal de Lyon, incita aussi à élever des croix de mission, toujours en place, pour redonner du lustre au culte catholique, mis à mal par la Révolution.
Les guerres nationales de la fin du ont emporté de nombreux Solaizards : 7 soldats en 1870-1871, 29 en 1914-1918, 3 en 1939-1945. Personnalités liées à la commune
Politique et administration Dès le , Solaize se trouvait dans la province du Dauphiné.
En 1349, avec le « transport du Dauphiné », c'est-à-dire sa cession au royaume de France, ce territoire devint la propriété du fils aîné du roi et il porta le titre de « dauphin ». Solaise entra alors dans le royaume de France.
En 1790, l'Assemblée constituante créa les départements. Le Dauphiné fut partagé en trois : la Drôme, les Hautes-Alpes, et l'Isère : Solaise fut placée dans ce dernier, ainsi que dans le canton de St-Symphorien d'Ozon.
Le 29/12/1967, la commune rejoignit le département du Rhône (loi n°67 - 1205 du 29/12/1967) à la suite des difficultés d'intervention des pompiers, lors de la catastrophe survenue à la Raffinerie de Feyzin, le 04/01/1966.
En 1985, Solaize rejoignit le nouveau canton de Saint-Fons. Elle appartint alors à l'unité urbaine de Lyon qui forma alors une agglomération de 124 communes (la deuxième de France).
Le 01/01/2015, le Grand Lyon disparut, laissant la place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon : 59 communes avec 1416545 Grands Lyonnais et Grandes Lyonnaises, dont les Solaizards.
Population et société
Démographie
Enseignement Le groupe scolaire qui était installé, au , dans les locaux municipaux, est aujourd'hui inclus dans un grand triangle bordé par les rues du Rhône, du et de Chantabeau.
Il dépend de l'Académie de Lyon. La commune y gère l'école maternelle, l'école élémentaire et la cantine. Les deux écoles n'ont pas encore de nom.
Manifestations culturelles et festivités Association « Origines et Patrimoine » (depuis 1994) Confrérie du Bleu de Solaize (depuis 1996)
Associations culturelles, sportives et de Vie locale De nombreuses associations, aussi bien sportives que culturelles sont présentes dans la commune..
Cadre de vie et environnement Même si le bâti paysan de pierre ou de torchis encore présent au est peu à peu grignoté par un habitat pavillonnaire avec plusieurs lotissements dont les plus anciens, « la Croix-Rouge » et « Bellecombe », occupés dès 1975-1976, Solaize conserve son aspect général de village.
Il est tourné vers la place principale occupée par l’église St-Sylvestre et sa Mairie. Son écart principal, Charriolle, conserve son puits protégé par une guérite, ancien puits commun au quartier, et sa voie unique circulaire ainsi qu’une maison, ancien relais de chasse à l’épervier ou au faucon.