Walcourt (prononcer ; en wallon Walcoû) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Namur, au confluent de l'Eau d'Heure et de l'Yves. Elle est célèbre pour sa basilique et la marche de la Trinité.
Toponymie Le toponyme de Walcourt est construit à partir de de « wal » (gaulois/wallon) ou « vallis » (vallée) et « curtus » (ferme ou manoir). En 1024, on relève la mention « villa Walcuriensis » et en 1200 et 1209 « Walecourt ».
Géographie
Topographie
Hydrographie
Communes limitrophes
Sections # Nom Superficie.(km²) Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Walcourt 8,29 2.063 249 93088A 2 Pry 7,02 516 73 93088B 3 Fontenelle 4,01 157 39 93088C 4 Castillon 9,82 422 43 93088D 5 Clermont 13,11 787 60 93088E 6 Rognée 5,83 303 52 93088F 7 Berzée 6,17 899 146 93088G 8 Thy-le-Château 8,41 2.353 280 93088H 9 Gourdinne 5,61 946 169 93088J 10 Somzée 5,99 1.693 283 93088K 11 Tarcienne 9,45 2.188 231 93088L 12 Laneffe 6,65 1.992 299 93088M 13 Chastrès 6,78 743 110 93088N 14 Fraire 7,97 1.456 183 93088P 15 Yves-Gomezée 14,03 1.706 122 93088R 16 Vogenée 4,49 129 29 93088S
Quartiers Gerlimpont, Domaine de Pûmont, Lennery, La Maladrerie, Le Jardinet et Tivoli.
Lieux-dits Fond de Fairoul, La Toffette, Les Boulîs et Campagne de Maisoncelle.
Bois Bois Cambier et bois de Terginsart.
Démographie
Démographie: Avant la fusion des communes
Source: DGS recensements population
Démographie : Commune fusionnée
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :
Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993101,41994101,81995102,11996103,21997104,11998104,61999104,82000105,92001106,12002106,52003107,72004109,02005109,92006110,22007111,02008112,02009112,62010112,92011113,82012114,42013114,62014115,22015116,22016115,72017115,42018115,62019115,92020115,82021115,52022115,92023115,72024116,22025115,42026115,4
Histoire
Moyen Âge Walcourt viendrait de l’appellation « villa Walcortensis » signifiant « la ferme du wallon » où Materne de Cologne aurait jeté les premiers fondements d’une chapelle au . En fait, à l’exception de quelques monnaies et poteries romaines, on ne trouve trace du bourg qu’à partir du où les Walcourt sont de puissants seigneurs qui tiennent leur fief des comtes de Namur auxquels ils l’allient. Ils possèdent d’importantes terres en Lorraine et dotent généreusement l’abbaye du Jardinet et l’actuelle Basilique. vignette|Plan de Walcourt publié en 1645. Le premier document écrit de Walcourt date du par lequel le seigneur Oduin et son épouse, firent de larges libéralités au sanctuaire Notre-Dame, dont la construction venait d’être achevée. Walcourt restera la propriété de ses seigneurs jusqu’en 1363, époque où elle fut vendue par Wéry VI à Guillaume , comte de Namur.
Entourée de murailles et de tours défensives, Walcourt constitue un maillon de grande importance dans le système défensif de la frontière sud du comté de Namur. Dans les années qui suivirent, la terre de Walcourt fut cédée, vendue, rachetée, engagée et dégagée. Finalement en 1438, elle fut réunie au namurois qu’avait acquis en 1421 Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne. De la maison de Bourgogne, elle passa à la Maison d’Espagne pour enfin revenir aux abbés du Jardinet, qui en 1686, devinrent les véritables seigneurs de Walcourt.
Temps modernes
vignette|212x212px|Vue de Walcourt (province de Namur, Belgique). Gravure emblématique avec des vers en latin et en allemand, parue dans: Daniel Meisner, Thesaurus Philopoliticus, Livre II, livraison 5, image n° 47, Francfort-sur-le-Main, 1630. Il est à noter que pendant la période des guerres civiles et des guerres étrangères survenues durant les , et au début du , Walcourt a souffert soit de l’occupation, soit du passage presque continuel des armées ennemies. Elle fut saccagée de nombreuses fois, incendiée et soumise à des déprédations de toutes sortes, à des réquisitions et à de lourdes contributions de guerre pour l’entretien des armées en campagne.
La bataille de Walcourt, le 25 août 1689
La politique impérialiste de Louis XIV provoque un mouvement général de résistance : la Hollande, la Suède, des princes allemands, l’Espagne, la Savoie, la Bavière, le Vatican se groupent dans la ligue d'Augsbourg en 1686. Guillaume III débarque en Angleterre et renverse Jacques II qui se réfugie en France. Louis XIV fait débarquer des troupes en Irlande d’où l’adhésion en 1688 de l’Angleterre à la coalition. La guerre va durer neuf ans. Bruxelles est bombardé, plus de sont détruites.
L’armée alliée est composée de bataillons anglais, allemands et hollandais, au total, commandée par le prince de Waldeck, cette troupe va le au matin d’Ham-sur-Heure à Thy-le-Château, Pry et Walcourt. Le maréchal d'Humières, qui se trouve à Boussu-lez-Walcourt, dispose de , il estime que l’ennemi ne fait pas le poids et décide d’attaquer. L’adversaire se replie et tend une embuscade dans la place de Walcourt bien fortifiée. Après trois heures de combats inutiles, les Français doivent se replier.
John Churchill, duc de Marlborough, dirigeait les troupes anglaises lors de cette la bataille. C’est d’ailleurs de cette époque que date la célèbre chanson “Malbrough s’en va-t-en guerre”.
De 1792 à 1815, se trouvant sur le passage des troupes allemandes allant de France en Belgique et inversement, elle est une nouvelle fois saccagée et pillée.
Époque contemporaine
Vient ensuite une période de paix avec l’indépendance du pays que viendront interrompre la mondiale et l’invasion de l’armée allemande. Walcourt, défendue par le Régiment d’Infanterie française qui couvre la retraite de la , est occupée par les Allemands après les combats du au cours desquels furent tués un officier et 20 soldats français. Ce jour-là, le clocher et la toiture de la Basilique (à l’époque Collégiale) sont détruits par un incendie. Treize maisons voisines de l’édifice subissent le même sort. Lors du dernier conflit, le , 27 soldats furent tués dont l’aspirant français Vincent Dauchez reposant dans la cour du cloître au pied de la Basilique.
En 1977, à la suite de la loi sur les fusions des communes, Walcourt a été fusionnée avec 15 autres communes.
Armoiries gauche|75px Le blason ci-contre est le blason des seigneurs de Walcourt. Le blason de la ville ci-dessous est différent : il représente une ville stylisée argent sur fond azur avec sur le côté droit le blason représenté ici.
Héraldique
Politique et administration
Conseil et collège communal 2024-2030 vignette|L'hôtel de ville.
Collège communal Bourgmestre Christine Poulin PS Échevin Nicolas Preyat MR-EC Échevin Matthieu Liessens PS Échevin Albert Navaux MR-EC Échevine Cindy Docq MR-EC Échevin Marc Geubel PS Président du CPAS Serge Goffin PS
Liste des bourgmestres de 1830 à aujourd'hui
Marcel Leclercq 20??-2010, (PS). Christine Poulin, de 2010 à aujourd'hui, (PS). Robert Jandrain (dates inconnues +/- 1970-1980)
Jumelages
Culture et patrimoine local vignette|218x218px|La basilique Saint-Materne et Notre-Dame. Patrimoine
La basilique Saint-Materne, dédiée à Saint Materne par Oduin, seigneur du lieu, en 1026, fut incendiée en 1220 puis entièrement reconstruite du deuxième quart du jusqu’au , en commençant par le chœur et en terminant, vers le milieu du , par les chapelles latérales des bas-côtés. Entre 1852 et 1902, elle connut une longue restauration dirigée par l’architecte P. Langerock et fut élevée au rang de basilique consacrée à Notre-Dame en 1950. La ferme de Baileu, détruite en 1603, fut une ancienne propriété de l’abbaye du Jardinet de 1232 jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. L'ancien moulin de la Fenderie, construit aux . L'ancienne fenderie datant de la seconde moitié du . La ferme de la Haute Abbaye, fondée par Jacques Rosa, abbé du Jardinet de 1530 à 1562, a été reconstruite en plusieurs phases au cours de la première moitié du . vignette|209x209px|Porte d’entrée de l’ancienne abbaye du Jardinet, construite dans la seconde moitié du et rénovée en 1713.L’ancienne abbaye du Jardinet fut fondée au par Thierry II, comte de Rochefort et seigneur de Walcourt, pour accueillir les moniales de l’ordre de Cîteaux. En 1438, elle passa aux mains des moines, avec pour premier abbé Jean Eustache, qui mourut en 1481. Vendue comme bien national, elle fut partiellement détruite en 1796. Le château de Lennery, construit par Pierre-François-Louis Dupont entre 1846 et 1847, est devenu la propriété des Ursulines en 1905. Celles-ci y ont ajouté une grande chapelle de style néo-gothique, attenante au sud du château. L'ancien hôpital Saint-Nicolas, vestige d’un complexe médiéval qui longe l’Eau d’Yves. Le cimetière militaire franco-allemand de Tarcienne : sépultures et monuments de la Première Guerre mondiale.
Culture
Folklore
vignette|gauche|291x291px|Trinité 2012, reportage vidéo. vignette|Pèlerinage de la Trinité de 1912. Chaque année se déroule une procession en l'honneur de Notre-Dame-de-Walcourt ; elle accomplit un périple autour de la ville appelé « Le Grand Tour ». Elle est rehaussée d'une escorte ou « marche militaire », comprenant des soldats de l'époque napoléonienne et de zouaves, accompagnés de fifres et de tambours. Au milieu de la journée, autour d'un bouleau, « Le miracle du Jardinet » commémore le miracle de la statue de la Vierge qui, fuyant la basilique incendiée au , aurait été retrouvée sur un arbre par Thierry de Walcourt. Cette marche se déroule le dimanche de la Trinité et une autre marche dédiée au Saint-Sacrement se déroule le dimanche du Saint-Sacrement.
Cette marche de la Trinité tout comme celles de Laneffe, Tarcienne et Thy-le-Château fait partie des quinze marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse qui ont été reconnues en comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO.
Poème Walcourt est le titre d'un poème de Verlaine des Paysages belges tiré du recueil Romances sans paroles.
Légendes
Le miracle du jardinet En 1228 un immense incendie ravagea la ville de Walcourt, Thierry II, Seigneur de Walcourt dont la cité fut détruite, crut que la statue de Notre-Dame fut également détruite dans les flammes. Mais les prêtres venus à sa rencontre lui firent savoir qu'ils avaient vu la statue, sortant de la ville au milieu des flammes, et se poser sur l'arbre dans le jardin proche de la cité appelé Jardinet. Thierry II la retrouva au sommet d'un bouleau, au pied duquel il s'agenouilla et promit que si elle descendait, il ferait construire l'abbaye du Jardinet en ce lieu.
Le pot de Charles Quint vignette|Le pot de Charles Quint.