Les Ponts-de-Martel sont une commune suisse du canton de Neuchâtel, située dans la région Montagnes.
Géographie vignette|gauche|Les tourbières des Ponts-de-Martel. vignette|Vue aérienne (1964). Selon l'Office fédéral de la statistique, Les Ponts-de-Martel mesurent . 4,7 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 59,2 % à des surfaces agricoles, 30,5 % à des surfaces boisées et 5,7 % à des surfaces improductives.
La commune est limitrophe de Brot-Plamboz, La Sagne, Le Locle, La Chaux-du-Milieu, La Brévine et Val-de-Travers.
Le Grand Som Martel se situe dans la commune.
Toponymie Bien que le blason comporte un marteau, le nom n'est pas relié à cet objet mais à la tourbière. En effetEssai de toponymie, Origine des noms de lieux habités et des lieux dits de la Suisse Romande: Henri Jaccard, 1906
Démographie Selon l'Office fédéral de la statistique, Les Ponts-de-Martel comptent habitants fin . Sa densité de population atteint hab./km.
Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Les Ponts-de-Martel entre 1850 et 2008 :
Autorités Les autorités communales sont composées d'un conseil législatif (Conseil général) composé de 19 membres et d'un conseil exécutif (Conseil communal) de 5 membres.
Personnalités
Louis Benoît père (1732-1825), émailleur et militaire Louis Benoît fils (1755-1830), naturaliste et militaire Frédéric Guillaume Dufaux (1820-1872), sculpteur suisse Louis Zutter (1865-1946), gymnaste et premier champion olympique suisse Arnold Grandjean (1890-1961), coureur cycliste suisse Georges Schneider (1925-1963), skieur alpin suisse Jacques-André Maire (1957-), homme politique Monika Maire-Hefti (1963-), femme politique
Monuments
Hôtel du Cerf L’hôtel du Cerf apparaît dans les archives de l’État de Neuchâtel en 1813, date à laquelle un droit de « Schild » (enseigne) est octroyé au capitaine Benoît Benoît. Son établissement succède alors à un « cabaret » (établissement où l'on sert des boissons) et entretient des liens étroits avec une association locale de tir. Lorsque la propriété est vendue à Frédéric-Louis Robert-Charrue en 1814, le bâtiment s’apparente encore à une maison paysanne avec ses espaces de logement, de grange et d’écurie, en sus du « cabaret »En 2017, le bâtiment a fait l'objet de recherches historiques en vue de sa réaffectation. Claire Piguet, Hôtel du Cerf aux Ponts-de-Martel, rapport historique non publié, Office du patrimoine et de l'archéologie du canton de Neuchâtel, 4 avril 2017, 9 pages.. thumb|Façade sud de l'hôtel du Cerf aux Ponts-de-Martel
En 1869, c’est un maître d’hôtel, Louis-Frédéric Ducommun, qui rachète la propriété, qui est toujours une maison d’habitation à usage d’hôtel, ayant droit de « Schilt » à l’enseigne du Cerf. Deux générations de tenanciers exploiteront l’établissement familial, avant de le céder à Paul-François Arnoud et son épouse en 1909. Le , un violent incendie ravage l’hôtel récemment modernisé, amenant les propriétaires à se défaire de leur bien au profit d’un entrepreneur local, Paul Gretillat. Ce dernier fait rapidement reconstruire la partie orientale par l’architecte Jean-Ulysse Debély, mais met deux ans à trouver les fonds pour rétablir le corps principal. Lors de sa réouverture en , l’hôtel du Cerf propose désormais deux grandes salles à manger, des chambres d'hôte, une écurie à chevaux, une grande remise à voitures, ainsi que le confort du moment : chauffage central, lumière électrique, sonneries et installations de bain. À l’extérieur, l’architecture Heimatstil confère à l’établissement une image qui allie modernité et appartenance régionale très en vogue à l’époque.
Les gérants et propriétaires se succèdent au cours du siècle. En 2014, la Société coopérative de l’Hôtel du Cerf est créée dans le but de transformer le bâtiment en « Maison de la tourbière », avec un centre d'interprétation et un restaurant axé sur les produits du terroir dont l'ouverture est prévue en 2022. Le bâtiment fait l'objet d'une fiche dans le Recensement architectural du canton de Neuchâtel.
Références
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