Marquette-lez-Lille (Marquette jusqu'en 1962) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Elle fait partie de la Métropole européenne de Lille.

Géographie Localisation La commune est située à quatre kilomètres au nord de Lille, dans la plaine des Flandres françaises, en plein cœur de l'agglomération de Lille-Roubaix-Tourcoing.

Communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal de la Deûle, la Becque du Corbeau, le canal de Roubaix et divers autres petits cours d'eau.

Le canal de la Deûle est un canal, chenal navigable, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Douai et se jette dans la Lys à Deûlémont, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Marquette-lez-LilleLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de de long et de de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille.

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Marquette-lez-Lille est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Lille (partie française)Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération internationale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lille (partie française) comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (78,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (63,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (47,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (28,7 %), zones agricoles hétérogènes (9,7 %), terres arables (6 %), prairies (5,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,4 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Les routes d'accès principales sont : la rocade nord-ouest (sortie 10, « Marquette centre »), la sur la rive droite, et la sur la rive gauche.

La gare de Marquette était desservie par des trains TER Hauts-de-France reliant les gares de Lille-Flandres et de Comines. La desserte ferroviaire est remplacée par des autocars depuis la fermeture de la ligne.

La commune est desservie, en 2023, par les Lianes 1, 90 et 91, les lignes 14, 50, 86, 88, CO3, 907, 908, 923, 924 et par la ligne de transport à la demande 77R du réseau Ilévia..

Qualité de l'environnement La ville de Marquette-lez-Lille a été en lauréate du prix Chloro'Villes/Environord 2012C5 inq collectivités du Nord-Pas-de-Calais lauréates du prix Chloro'Villes 2012, L'Eco du nord, Energies, Developpement Durable… Mardi, 12 juin 2012 (dans la catégorie : Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources naturelles) pour un projet d'écopâturage intitulé « Quand chauves-souris, animaux de la ferme et habitants tissent des liens », visant à réintroduire des animaux en ville pour l'entretien des espaces verts ; Transhumance nocturne urbaine, bat' night (protection des chauves-souris qui mangent les moustiques et les chironomes, mini-fermes associées aux crèches).

Dans cette ancienne ville industrielle, le projet environnemental "Naturellement vôtre" se base principalement sur la biodiversité et le retour des espèces.

Archéologie La situation géographique de Marquette-lez-Lille, située à la confluence de la Deûle et de la Marque, a permis à la ville d'être un véritable témoin historique. Un passé riche qui ressort aujourd'hui lors de campagnes de fouilles archéologiques.

Dans le quartier de Village-en-Flandres : des fouilles archéologiques menées sur trois hectares (aujourd'hui quartier de la Becquerelle) entre et ont permis de découvrir une voie romaine aménagée depuis plus de 2000 ans, un enclos circulaire culturel de l'âge du bronze, des parcelles et enclos du premier âge du fer et La Tène.

Dans un puits, ont été retrouvés en état de parfaite conservation une balance, une semelle cloutée et 79 sesterces en cuivre et laiton représentant Antonin le Pieux, sa fille Antonina et sa femme LucilleVoix du Nord du 13 mars 2009.

Dans le quartier de l'Abbaye : sous l'ex-usine chimique Rhône-Poulenc devenue la friche Rhodia, une abbaye cistercienne, l'abbaye du repos de Notre-Dame de Marquette a été mis au jour. Celle-ci fut créée par la comtesse de Flandre Jeanne de Constantinople qui en fit l'une des plus grandes d'Europe. Les fouilles ont permis de mettre au jour, entre autres, la tombe de Ferrand de Portugal. D'autres recherches viseront à retrouver la sépulture de Jeanne de Flandre.

Dans le quartier du Haut-Touquet : une nécropole mérovingienne, composée de 130 tombes, a été découverte en 2005-2006 avant la construction d'un nouveau quartier.

Toponyme Noms anciens : Marchete, 1221, cart. de St-Pierre de Lille. Markette, 1225, cart. de Loos.

Issu du germanique marko, « marécage ».

Markete en flamand..

Marquette-lez-Lille est créée le en remplacement de Marquette...

Histoire left|vignette|180px|L'église Notre-Dame-de-Lourdes

Plusieurs campagnes de fouille menées à Marquette ont montré l'ancienneté de la présence humaine : voir ci-dessus section Archéologie.

Le nom de Marckete apparaît pour la première fois en 1143 dans une bulle du pape Célestin II qui attribue les revenus de l'autel à l'abbatiale Saint-Pierre de Lille.

Sur le territoire de cette commune, les habitants de Lille, conduits par le marquis de Roubaix, remportèrent une victoire signalée, en 1340, contre les Anglais et les Flamands.

Avant la Révolution française, Marquette était le siège d'une seigneurie principale portant le nom du village. Vers 1744, Jean-Jérôme-Joseph Grenet (1715-1787), écuyer, est seigneur de Marquette, Blérancourt, Wasnes (Wasnes-au-Bac?), Onaing (Onnaing?), Maugré. Fils de Jérôme-Joseph et de Marie-Joseph du Bois de Hoves, il nait à Lille en (baptisé le ), et se marie à Lille le avec Antoinette-Thérèse-Joseph Aulent, dame du Fresnoy, du Petit Ribautecœuil, née à Lille en (baptisée le ), fille de Pierre-Alexandre, seigneur de la Longuerie, avocat au bailliage de Lille, juge ordinaire en la gouvernance de Lille, bourgeois de Lille, membre du magistrat (ancien conseil municipal) de Lille et de Marie-Marguerite Chauwin. Jean-Jérôme-Joseph Grenet est bourgeois de Lille le , conseiller pensionnaire (conseiller juridique) de Lille. Il meurt le , à 72 ans.

À côté de la seigneurie principale, se trouvaient des fiefs appartenant également à un seigneur, tels que le fief d'Hollebecque sur lequel a été construit le château d'Hollebecque.. Claude-François de Wazières, né à Marquette en (baptisé le ), est écuyer et seigneur d'Hollebecque. Il est le fils de Jean-André-François de Wazières, chevalier, seigneur de Beaupré (sur Haubourdin), capitaine de cavalerie espagnole, bourgeois de Lille, échevin, mayeur, rewart (chargé de la police) de Lille, et de Marie-Jeanne-Henriette de Vicq. Claude-François accède à la bourgeoisie de Lille le . Il épouse à Lille le Antoinette-Albertine de Bacquerode de Mussen (à Ecques), fille de François, écuyer, seigneur de Mussen et d'Antoinette Waresquiel..

Jean-Antoine de Fourmestraux (1726-an VIII), échevin (commissaire aux arts) de Lille, seigneur d'Hollebecque, est connu pour avoir soutenu le graveur Nicolas Masquelier, lequel avait pour parent Louis-Joseph Masquelier, également graveurCélia Fleury, « César Hespel de Guermanez (1726-1805), le « premier bienfaiteur de Jean-Baptiste Wicar » », dans Maria-Teresa Caracciolo, Gennaro Toscano (dir.), Jean-Baptiste Wicar et son temps 1762-1834, Presses Universitaires du Septentrion, coll.« Histoire de l'art », 2007, p. 157-181, § 23, lire en ligne..

Le fief d'Hollebecque ira ensuite au par mariage à la famille D'Hespel, futurs comtes d'Hespel, seigneurs sur Sainghin-en-Weppes, Fournes-en-Weppes, Salomé, etcPaul-Denis du Péage, Recueil de généalogies lilloises, tome II, Lille, 1907, p. 723-724, lire en ligne..