La culture bretonne recouvre l'ensemble des pratiques culturelles de Bretagne, qu'elles soient d'origine celtique ou d'origine romane.

C'est l'ensemble des traditions, langues, arts, valeurs et savoir-faire héritée d'un passé celtique et maritime.

Langues

Langue bretonne

Le breton appartient au groupe des langues brittoniques.

Sa pratique traditionnelle est majoritairement concentrée dans l'ouest de la péninsule, au-delà d'une ligne allant de Plouha au nord jusqu'au pays de Muzillac au sudÉtude Euromosaic de la Commission européenne..

Éditeurs en langue bretonne Al Liamm Bannoù-Heol An Alarc'h Mouladurioù Hor Yezh Sav-Heol Keit vimp bev

Radios en langue bretonne Radio Kreiz Breizh Arvorig FM Radio Kerne Radio Bro Gwened

Langue gallèse

Le gallo est une langue romane.

En 2004, elle a été reconnue conjointement « langues de Bretagne » par le conseil régional de Bretagne.

Symboles hermine triskell croix celtique kroaz du Saint Yves, et la Fête de la Bretagne Bzh, signifiant Breizh (Bretagne).

Drapeaux

Le , littéralement « Blanc et Noir » en breton, le drapeau à bandes avec des hermines en canton est conçu en 1925 par Morvan Marchal. Le , littéralement « Croix noire » en breton, est l'un des drapeaux utilisés par les Bretons depuis le Moyen Âge. Certains auteurs récents attribuent son origine à la troisième croisade (1188).

Hymne

Littérature Un article entier est consacré à la Littérature bretonne Littérature en breton

En français

Contes et légendes

L'emploi du nom de « mythologie bretonne » demande explication. Françoise Le Roux et Christian-Joseph Guyonvarc'h tiennent à différencier la mythologie proprement dite des « quelques traces qui en subsistent dans le folklore breton ». De même, Claude Sterckx parle des « débris mythologiques subsistant dans le folklore breton », précisant que la Bretagne . L'existence d'éléments réellement issus de la mythologie celtique parmi le corpus des collectages bretons a longtemps été considérée comme impossible, en raison notamment des inventions et des recompositions des celtomanes parfois motivées par le nationalisme breton, et surtout de la christianisation. Le conte et « presque tout ce qui est légendaire en Bretagne » est christianisé, selon Le Roux et Guyonvarc'h. Cependant, fait l'impasse sur des faits qui ont été insuffisamment étudiés (et que ces auteurs ont négligés, comme la méthodologie appropriée). des éléments (en particulier concernant Merlin, le Tadig Kozh, l'Ankou, personnification des morts, et même quelques caractéristiques attribuées à sainte Anne) se rattachent à la mythologie celtique bretonne, car ils présentent des points communs avec la mythologie de l'Irlande et du pays de Galles. En Bretagne comme ailleurs, le folklore représente « l'aboutissement du mythe ». Une autre différence importante provient du fait que le mythe est transmis par les érudits, tandis que le folklore l'est par le peuple, souvent de manière oraleChristian-Joseph Guyonvarc'h, « Mythologie, Folklore, Ethnographie, essai de définition du point de vue d'un celtisant » dans Du Gobelin à saint Christophe, Cercle d'études mythologiques, Lille, 1993, III, . Un grand nombre d'éléments appartient au folklore breton et non à la mythologie, tels que les Korrigan ou encore les lavandières de nuit. Ce folklore breton représente « ce qui reste du mythe ». Inégalement christianisé, il manque parfois de cohérenceLes restes du corpus mythologique breton dans le folklore et la vie des saints ont notamment été étudiés par Claude Sterckx dans la revue belge Ollodagos. Françoise Le Roux et Christian-Joseph Guyonvarc'h traitent plusieurs fois de la Bretagne dans leur revue Ogam.

La matière de Bretagne un ensemble de légendes et de chansons diffusées à l'origine par des jongleurs gallois et armoricains et qui alimentèrent entre 1150 et 1250 environ un certain nombre de romans appelés romans bretons.

Arts Se forme au l'école de Pont-Aven.

Histoire et caractéristiques Les premiers témoignages archéologiques remontent à l’époque gauloise et romaine, avec des bustes et statuettes découverts dans diverses communes bretonnes. La statuaire monumentale a connu un développement particulier au Moyen Âge, notamment dans le cadre religieux. Les enclos paroissiaux du Finistère, ornés de sculptures en kersanton et en granite, représentent un exemple typique de cet art sacré.

Statuaire religieuse La sculpture bretonne se déploie surtout dans la statuaire religieuse :

Statues de saints et de la Vierge, visibles dans les églises, chapelles et calvaires Christ en croix, scènes de la Passion et groupes sculptés liés aux pardons Œuvres de grande taille emblématiques comme celles de la Vallée des Saints, projet contemporain qui rassemble des centaines de statues monumentales sur le site de Carnoët

Certaines sculptures sont polychromes : les artisans maîtrisent les proportions anatomiques, l’animation des habits traditionnels et les expressions du visage, retravaillées à la peinture.

Sculpteurs, techniques et matériaux La richesse du patrimoine breton s’exprime aussi dans la diversité de ses sculpteurs (Jean Boucher, , etc.) et la pluralité des styles, de l’art naïf à l’art brut.

Les matériaux utilisés sont locaux et emblématiques du patrimoine régional : granite, kersanton, tuffeau, bois, terre cuite. Les techniques de burinage, ciselage et polissage sont transmises de génération en génération, et certains sites comme la Vallée des Saints se revendiquent écoles de sculpture monumentale.

Styles et évolution contemporaine Depuis le début du XXᵉ siècle, de nouveaux courants comme le mouvement Seiz Breur ont donné un souffle avant-gardiste à l’art sculptural breton, mêlant motifs traditionnels et innovations formelles.

La sculpture bretonne ne se limite pas aux espaces sacrés : on la retrouve dans les musées, l’espace public, les monuments funéraires et les œuvres profanes.

Musique et chant

La musique bretonne est caractérisé par les instruments tels que la cornemuse et le biniou.

Danse

L’apparition des danses bretonnes traditionnelles remonterait entre l’époque du Moyen Âge et de la Renaissance.

Cinéma

. À partir de la Première et surtout de la Seconde Guerre mondiale, les cinéastes cherchent à s'inscrire dans une Bretagne plus authentique en se documentant mais la région reste d'abord une terre de décors et la filmographie bretonne présente un net déséquilibre entre l'Armor et l'Argoat. Les lieux de tournage délaissent la Bretagne intérieure agricole ou industrielle au profit de la Bretagne maritime marquée par le développement du tourisme balnéaireCe déséquilibre n'est pas étonnant : . Cf Jean-Pierre Berthomé, Gaël Naizet, , p.29.

Une fraction des milieux ecclésiastiques comprend rapidement l'intérêt du cinéma, dans une explicite perspective de renouvellement pastoral. L'Église développe des salles paroissiales (cinéma né souvent à l'intérieur des patronages dans les quartiers périphériques, les petites villes, voire les bourgades rurales à la suite de l'électrification des campagnes) et devient un acteur à part entière de la diffusion de masse de la culture. Le cadre traditionnel paroissial et diocésain se révèle vite trop étroit : des unions diocésaines se fédèrent en union régionale avec la Fédération des associations de cinéma de l'Ouest (FACO) créée en 1935, transformée en 1949 en coopérative catholique, le Groupement des Associations Familiales de l'Ouest (GASFO), chargé d'assurer la programmation des films en fonction de la cotation morale catholique.. Le succès populaire entraîne une véritable explosion des salles paroissiales : le réseau du GASFO d'une densité inégalée ailleurs en France, spécialement en milieu rural, atteint 320 salles en 1958, à l'apogée de cette organisation puissante qui dépasse alors le réseau des salles commerciales des distributeurs nationaux et celui des amicales laïques traditionnelles regroupées dans l'Office régional du Cinéma Éducateur de la Ligue de l'enseignement. Jusque dans les années 1960 qui inaugurent la crise du cinéma de patronage, ces salles sont le théâtre d'une sociabilité particulière et une efficace source de financement pour les autres œuvres paroissiales, en particulier pour remplir les caisses des œuvres de jeunesse et des écoles privéesLe clergé se trouve alors écartelé entre la censure des films jugés "malsains" et la nécessité de projeter des films à grand succès pour attirer un public moins disposé à accepter sans sourciller un moralisme rigide, et remplir ces caisses. Cf .. En 1965, le GASFO se transforme en un holding, la SOREDIC (Société Rennaise de Diffusion Cinématographique en 1968) qui ralentit le déclin des salles en zone rurale ou dans les petites villes en maintenant les plus rentablesCe déclin s'explique par plusieurs facteurs selon Michel Lagrée : . Cf ., en fédérant des salles associatives (anciens cinémas paroissiaux qui s'appuient désormais sur les municipalités) et des salles gérées par des exploitants indépendants adhérents, pour lesquelles elle propose une programmation commerciale qui s'adapte aux désirs du nouveau public. La SOREDIC se développe sur le marché fructueux des complexes cinématographiques dans les centres des grandes villes, principalement dans les agglomérations du littoral..

Depuis l'invention du cinéma, plus de 250 films ont été tournés en Bretagne. Le premier film a été projeté en 1896 : par les frères Lumière. La commune du Locronan a accueilli notamment le tournage des Trois Mousquetaires en 1921, les Chouans de Philippe de Broca ou Tess de Roman Polanski, grâce à la partie historique de son village..

Gastronomie

La cuisine bretonne est marquée par la mer et la terre .Elle met en valeur des produits locaux et des recettes traditionnelles transmises depuis des générations.

Traditions Le pardon constitue un évènement convivial et spirituel incontournable dans la vie des communes bretonnes depuis le .

Les costumes bretons sont considérés comme un symbole régional.

Les festou-noz sont été classés par l'UNESCO comme élément du patrimoine culturel immatériel.

Attachement des Bretons à leur culture Lors des fusions de communes décidées en 2016-2017, plusieurs nouvelles communes créées par fusion de communes aux noms bretons ou gallo traditionnels sont baptisées de noms francisés (Évellys, Val-d'Oust, Beaussais-sur-Mer, Les Moulins...), menant à une action collective par saisie du conseil culturel de Bretagne, et à une réponse de Jean-Yves Le Drian..

Organismes de référence sur la culture bretonne Depuis 1981, l'Institut culturel de Bretagne est un acteur pour la promotion de la culture bretonne..

Depuis 2012, Bretagne Culture Diversité but est de favoriser l’accessibilité et de valoriser les contenus culturels et scientifiques relatifs à la Bretagne par le biais des nouvelles technologies de l’information et de la communication..

Le Conseil culturel de Bretagne conseille les élus de la région sur la politique culturelle.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Léon Fleuriot, Les Origines de la Bretagne'', Bibliothèque historique Payot, Paris, 1999,

Articles connexes Liste de chanteurs bretons Liste de compositeurs bretons Interprètes de musique bretonne Musée de Bretagne Musée de Pont-Aven Musée départemental breton Musée d’Histoire de la Ville et du Pays Malouin Signalisation routière bilingue#Bretagne Conseil culturel de Bretagne Débretonnisation Wikipédia en breton

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