La Belgique a été productrice de charbon pendant des siècles. On y compte plusieurs bassins miniers le long d'une ligne est-ouest allant de Mons à Liège en passant par La Louvière et Charleroi plus le bassin de Campine, un peu plus au nord. Le plus ancien, le bassin de Liège a été exploité depuis le Moyen Âge et les dernières houillères de la région liégeoise ont cessé leur exploitation en 1980 (Blegny-Trembleur). Le bassin le plus récent, celui de Campine a été découvert par André Dumont le et a été le dernier à être exploité.

Années 1680 : constitution de la Société du Grand Conduit qui devient plus tard la société anonyme des Charbonnages du Bois-du-Luc.

Années 1810 1810 : Henri De Gorge rachète la Société du Grand-Hornu, dont il est déjà client. 1819 : début des travaux de construction de la cité ouvrière du Grand-Hornu.

Années 1820 : ouverture du charbonnage dit "L'Alliance" à Boussu-Bois. Août 1827 : ouverture du puits 8 du "charbonnage de l'Ouest de Mons". : ouverture du charbonnage dit "Sentinelle" à Boussu-Bois. : attribution de la concession du Grand-Hornu.

Années 1830 1832 : Henri De Gorge meurt, sa société vaut cinq fois son prix d'achat en 1810. : ouverture du charbonnage dit "Saint-Antoine" à Boussu-Bois. 1836 : entrée en Bourse de la Société du Levant de Flénu, de la Société des Produits de Flénu et de la Société des hauts-fourneaux, usines et charbonnages de Marcinelle et Couillet 1837 : début des activités du puits 7 de Belle-Vue à Élouges. 1838-1853 : Construction de la cité ouvrière du Carré du Bois-du-Luc

Années 1840 1840: le professeur André Hubert Dumont (1809-1857) reçoit la médaille Wollaston pour sa carte géologique sur des critères lithologiques et stratigraphiques. 1840: les mines de charbon de Belgique premières valeurs industrielles étrangères cotées à Paris. : catastrophe minière à Boussu-Bois; l'explosion d'un puits à la fosse d'en bas cause la mort de 63 mineurs. 1846 : la société des Houilles grasses du Levant d'Élouges est reliée au réseau de chemin de fer de Saint-Ghislain.

Années 1850 : un coup de grisou fait 76 victimes au puits "Marie-Joseph" du charbonnage du Rieu du Cœur à Quaregnon. : la société charbonnière Longterne-Ferrand est autorisée à relier ses installations ferroviaires à celle des Houilles grasses.

Années 1860 1861 : un coup de grisou tue 10 hommes au puits 7 de "Belle-Vue" à Elouges. Février 1865 : 57 mineurs trouvent la mort au puits 1 Sainte-Catherine à Dour.

Années 1870 : le puits 2 dit "Frédéric" à Dour est victime d'un coup de grisou qui fait 14 victimes. 1874 : 9 morts au puits 7 de Dour. 1875 : début de l'extraction houillère au charbonnage de Ghlin. 1877 : le puits de "Belle-Vue du bois d'Epinois" à Dour cesse l'exploitation du charbon. Les bâtiments serviront dans un premier temps d'atelier pour la réparation du matériel d'extraction, ensuite un lavoir y sera installé en 1890. : en perçant une galerie dans la fosse "Sainte-Barbe" du charbonnage de Bernissart, un mineur découvre une accumulation d'ossements fossiles. Il s'agit des restes d'iguanodons, vieux de 125 millions d'années, disséminés dans une gangue d'argile stratifiée. Le bilan complet de cette découverte demandera trois années de fouilles : 29 iguanodons, poissons, trois crocodiles, deux nouvelles espèces de tortues, des salamandres et des fougères. : un coup de grisou d'une violence extrême fait 121 victimes au puits 2 de "L'Agappe" à Frameries. C'est l'accident minier le plus meurtrier du Borinage.

Années 1880 1880 : fermeture du puits "Belle-Vue" 6 de la S.A. des Charbonnages Unis de l'Ouest de Mons à Dour. : neuf mineurs succombent à un coup de grisou dans la grande veine du puits 1 Sauwartan à Dour. 1884-1885 : dépression industrielle nationale. 1887 : la catastrophe de « la Boule » à Quaregnon fait cent-treize morts. Mai 1887 : de violentes manifestations sévissent dans les mines du Borinage. Elles prendront fin le . : de grisou au puits 2 "Frederic" à Dour, 32 morts.

Années 1890 1891 : un coup de grisou au puits 1 de la Grande Machine à Feu à Dour fait 21 morts. : dans tout le pays, mineurs se mettent en grève pour obtenir la révision de la Constitution, le suffrage universel, la hausse des salaires et la journée de huit heures. : le P.O.B. recommande la reprise du travail à la suite de l'adoption du principe de la révision de la Constitution par la Chambre. : la révision de la Constitution par la Chambre est votée.

Années 1900 1900 : la production nationale de charbon atteint les 23,5 millions de tonnes, contre 18 millions en 1880. : des grèves et émeutes éclatent dans tous les bassins houillers. : une explosion au puits 3 du charbonnage du Grand-Buisson à Hornu fait 19 victimes. : catastrophe au puits 2 du charbonnage du Couchant de Quaregnon. Une cage contenant 12 mineurs est écrasée par une grosse pierre qui devait peser dans les . Janvier 1905 : les mineurs du Couchant de Mons sont en grève. Ils réclament une réduction des heures de travail et une augmentation des salaires, nettement inférieur à celui des autres bassins. Petit à petit, le mouvement gagne tous les bassins miniers et, début février, on compte grévistes dans le Borinage et dans le bassin de Charleroi. Cette action s'éteindra en mars. 1907 : le puits 28 des Produits de Flénu entre en activité. : fondation de la S.A. des Charbonnages du Hainaut. : un coup de grisou au puits 5 des charbonnages de "Sans-Calotte" à Quaregnon fait 10 morts et 8 blessés.

Années 1910 1910 : sont extraites, le maximum atteint. 1912 : travaillent à la mine, le maximum atteint, exclusivement en Wallonie. : mineurs borains se mettent en grève en protestation contre la hausse des prix.

Années 1920 1920 : le charbonnage de Ghlin cesse ses activités, le site fermera définitivement ses portes l'année suivante. 1921 : après plusieurs inondations, le puits 3 de la S.A des Charbonnages de Bernissart stoppe l'extraction. C'est également le cas pour celui du "Grand Bouillon" d'en bas de l'avenue Fénélon à Pâturages. : fermeture du puits 8 « Belle-Vue » à Elouges. 1922 : fermeture du puits 2 de « L'Agappe » ou de la « Sinistre Fosse » à Frameries. Il devait son nom au nombre très important de victimes à la suite des 28 coups de grisou dont il fut victime et qui firent plus de 300 morts au total. Ce qui en fait le puits le plus meurtrier de tout le bassin borain. : fermeture du puits 4 de la S.A. du charbonnage du Couchant de Flénu, appelé aussi "La Boule". La "rue de la Boule" à Quaregnon est d'ailleurs un hommage à son souvenir. : trop peu rentable, le puits 19 "La Warocquière" du site du Levant de Flénu ferme ses portes. 1925 : fermeture des puits 5 dit "Sainte-Caroline" de La Bouverie et du "Grand Bouillon d'en haut" à Wasmes. 1926 : cessation des activités du puits "Sainte-Barbe" de Bernissart.

Années 1930 1930 : fermeture des puits 3 du "Grand-Buisson" et 8 "Bonne-Esperance" à Wasmes. : le roi Albert rend visite aux familles des 20 victimes du coup de grisou qui a eu lieu la veille au puits 1 "Ferrand-Longterne" à Elouges. Il rend également visite aux blessés à la clinique de Warquignies à Boussu-Bois. 1931 : la Société Carbonisation centrale s'installe à Tertre. Elle produit quotidiennement de coke. Elle fermera ses portes en 1997. : arrêt de fonctionnement du site de "Vedette" à Boussu-Bois, puits 10 de la S.A. des Charbonnages Unis de l'Ouest de Mons, après un siècle de bons et loyaux services. 1932 : fermeture des puits 4 et 5 "Sans Calotte" de Quaregnon. : fermeture du puits 2 de la S.A. de la Grande Machine à Feu de Dour. Juin 1932 : le puits 18 de la S.A. des produits de Flénu cesse ses activités. Deux coups de grisou y avaient fait 64 morts en 1860 et 1868. : début de la grève des mineurs. Le mouvement socio-démocrate avait organisé des manifestations contre le chômage partout en Belgique. Dans le Borinage, la manifestation est beaucoup plus qu'une simple soupape déclenchant les sentiments de mécontentement. Des femmes scandent « À bas la crise. Ce que femme veut, Dieu le veut. Plutôt la mort que la faim de nos enfants. », prenant ainsi en main la direction de cette grève historique, au plus grand étonnement des médias de l'époque. Novembre 1932 : fermeture du puits 12 dit « Saint-Louis » à Flénu. : à la suite de deux coups de grisou consécutifs ayant provoqué la mort de 57 mineurs prisonniers au fond de la mine, le "Fief de Lambrechies" à Pâturages cesse son exploitation. Le roi Léopold III s'est rendu sur place. : fermeture du puits 1 "Sauwartan" de la S.A. du Bois de Saint-Ghislain à Dour. : assistent à la procession d'inauguration d'une croix de de hauteur et de de béton sur le terril de la Croix à Quaregnon, en souvenir des mineurs morts au travail.

Années 1940 : un éboulement provoque la mort de trois mineurs dans le puits "Sentinelle" de Boussu. : entente entre le gouvernement d'Italie et la Belgique pour l'échange « hommes pour charbon » signé par Alcide De Gasperi pour l'Italie e le ministre Belge Van Hacker. Suivant cet accord, du 1946 au 1963, 867 ouvriers italiens ont été tués dans les mines Belges. Novembre 1948 : fermeture du puits 6 de la S.A du charbonnage d'Hornu et Wasmes. , 1949 : deux ouvriers, un Italien nommé Carlo Coda, de 36 ans, père de trois enfants, demeurant à Cour Pardonche n. 8, La Louviere et un Polonais nommé Phedor Forzan de 38 ans, de rue de la Barette, sont décédés dans un pénible accident près la charbonnage Albert Premier de St. VaastLa Louviere, Charleroi, Presse du Mercredi, 26 octobre, 1949.

Années 1950 : une violente explosion se produit au charbonnage du "Grand Rieu du Cœur" de Quaregnon. Achille Degrâce, mineur de fond, sauve la vie d'un autre mineur italien (Liborio Dell'Aera) mourant en l'équipant de son propre appareil respiratoire. Atteint à son tour par le gaz, ce geste lui coûtera la vie quelques jours plus tard. Il n'avait que 44 ans. À Frameries, une rue porte toujours son nom en son hommage. : fermeture du puits 12 de la Société civile des Usines et Mines de Houille du Grand-Hornu à la rue Barbet. : fermeture officielle du puits 4 du charbonnage de la "Grande Veine" à Elouges. Il fonctionna encore toutefois pendant 5 mois. : un coup de grisou au puits de "L'Escouffiaux" du Charbonnage de Marcasse de Wasmes (Colfontaine)fait 17 victimes. : catastrophe du charbonnage de "L'Espérance" aux confins de Quaregnon-Rivage et de Baudour-Douvrain. Une douzaine d'hommes trouvent la mort lorsqu'une cage se détache et les projette plus bas. : catastrophe minière au charbonnage Le Many à Seraing (26 morts) : fermeture du puits 7 de la Société civile des Usines et des Mines du Grand-HOrnu, dit "Sainte-Louise". 1954 : le prince Albert de Belgique vient rendre hommage aux sept victimes du coup de grisou au "Nord du Rieu du Cœur" à Quaregnon. 1954 : l'exploitation cesse au Grand-Hornu. : fermeture du puits 1 du charbonnage de la "Grande Machine à Feu" à Dour. : des montées d'eau importantes occasionnent l'inondation de la plus grande partie du puits 8 de "La Sentinelle" provoquant un arrêt momentané de l'extraction houillère. 1956 : un nouveau coup de grisou au puits "Nord du Rieu du Cœur" de Quaregnon fait huit victimes. C'est S.M. le Roi Baudouin qui vient rendre un dernier hommage aux disparus. : à Hornu, le puits 1 de la "Compagnie de Charbonnages-Belges", dit "N°1 de l'Escouffiaux - le Sac - le Sac pété", ferme ses portes. : un incendie dans la mine du Bois du Cazier fait 262 victimes, dont 136 Italiens (Catastrophe du Bois du Cazier). : fermeture du puits 3 d'Hornu et Wasmes, rue du Pont d'Arcole. 1957 : fermeture du puits 5 de la S.A. du charbonnage d'Hornu et Wasmes. : le puits 17 de la S.A. des charbonnages du Levant du Flénu dit "Saint-Guillaume" ferme définitivement. : fermeture du puits 5 à Wasmes.