Cré-sur-Loir, anciennement nommée Cré, est une ancienne commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de habitantsPopulation municipale .. Elle est devenue commune déléguée de Bazouges Cré sur Loir le .

La commune fait partie de la province historique de l'Anjou, et se situe dans le Baugeois.

Géographie Localisation thumb|gauche|Situation de la commune de Cré dans le département de la Sarthe.

Cré, commune du sud du département de la Sarthe, est située au cœur du Maine angevin. Le village se trouve, en distances orthodromiques, à au sud-ouest du Mans, la préfecture du département, à à l'est de Durtal et à au sud-ouest de La Flèche, les villes les plus proches.. Les communes limitrophes sont Bazouges-sur-le-Loir, La Flèche, ainsi que deux communes de Maine-et-Loire, Saint-Quentin-lès-Beaurepaire et Fougeré..

Géologie et relief La superficie de la commune est de . L'altitude varie entre 22 et Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, .. Le point le plus haut se situe à l'est de la commune, à proximité du lieu-dit la Guignardière, à la limite communale avec La Flèche, tandis que le point le plus bas se trouve sur le Loir, à l'endroit où celui-ci quitte le territoire communal en direction de Bazouges-sur-le-Loir.

Hydrographie Le Loir est le principal cours d'eau de la commune, il s'y écoule d'est en ouest.. Un de ses affluents, le ruisseau de Verdun, s'écoule à l'ouest de la commune..

Climat Cré est soumis à un climat de type océanique dégradé. Les données climatiques sont comparables à celles de la station Le Mans-Arnage, située à moins de à « vol d'oiseau » de Cré.

Voies de communication et transports La commune de Cré est desservie par la , qui relie Bazouges-sur-le-Loir aux Rairies. La , qui relie Fougeré à La Flèche traverse le territoire communal au sud, mais ne dessert pas directement le bourg de Cré.

Toponymie Le nom du village est attesté dès le sous les formes Crovio et vicus Croviensis (chez Grégoire de Tours)Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 , ..

Albert Dauzat et Charles RostaingIbidem proposent un pré-latin *C(a)rovium, basé sur le mot *car « pierre » que l'on retrouverait dans le nom de la Crau.

La commune était nommée Cré jusqu'au portant changement du nom de communes..

Histoire La découverte de bifaces, de grattoirs, de racloirs et de lames du Paléolithique, d'outils agricoles du Néolithique, de fragments de poterie commune gallo-romaine et mérovingienne, atteste d'une occupation ancienne du territoire. La Pillage est établi à proximité d'un gué sur le Loir emprunté par une voie romaine. Les fiefs de La Tranchandière, de La Roche, de La Hardière, de La Guitonnière et de La Blottière sont longtemps unis à la baronnie de Fougeré. Au , le seigneur de La Flèche, marquis de la Varenne, y étend son influence par transaction. Le bourg souffre de la guerre de Cent Ans, des guerres de Religion et des troubles causés par les troupes assiégeant Angers lors de la Fronde. Les terrains alluvionnaires, fertiles, sont propices à l'élevage, à la culture du chanvre et aux cultures maraîchères (oignon, échalote, ail) pratiquées sur les Courtils. Une modeste activité de pêche professionnelle s'est également développée sur le Loir. À la fin du , l'activité économique est dominée par l'élevage et la grande culture céréalière.

Le cadastre Globalement, le parcellaire est resté très stable depuis de très nombreuses années. Sur le plan cadastral de 1824, celui de la partie centrale de Cré est quasiment le même qu'aujourd'hui. À la sortie du bourg, au lieu-dit les Léards, se situait les Courtils. Le cadastre napoléonien de 1824 montre une multitude de petites parcelles de de long sur de large. Là, étaient cultivés ail, oignon et échalotes. Ces cultures maraîchères étaient ensuite vendues à Laval, au Mans et à Angers. Autre production locale : le chanvre.

Le développement du bourg À l'époque de l'historien Pesche (début du ), Cré-sur-Loir est borné au nord, par le Loir, Bazouges et La Flèche ; à l'est, par Sainte-Colombe ; au sud, par Fougeré (Maine-et-Loire) ; à l'ouest, encore par Bazouges et par Saint-Léonard (-de-Durtal, Maine-et-Loire). Sa forme est celle d'un pentamètre irrégulier, de 5,5 kilomètres de diamètre du nord au sud, autant de l'est à l'ouest, et de 6,5 kilomètres du nord-nord-est au sud - sud-ouest. Le bourg, à l'extrémité nord - nord-ouest de la commune, sur la rive gauche du Loir, forme lui-même un triangle autour de l'église, dont chaque côté est une rue. Église de style gothique, construite, à ce qu'on croit, du . Clocher en bâtière ; cimetière attenant à l'ouest et au sud de l'église, clos de murs. On y remarque, près de la croix, une tombe en pierre, à l'un des bouts de laquelle ont lit cette inscription : . La tradition veut que l'honorable personne que recouvrait cette tombe ait subi la peine de cent ans de galères, pour faux commis dans l'exercice de sa charge de tabellion, que revenue à Cré, elle fut obligée de plaider contre ses héritiers, pour rentrer dans la possession de ses biens, et qu'elle soit morte trois ans après son retour : on montre encore près du cimetière la maison de cet ancien tabellion. Le presbytère, l'un des plus beaux autrefois et des plus agréables du diocèse d'Angers, à cause de sa position sur le bord du Loir, qui coule au bas du jardin, fut rebâti de 1693 à 1735, par un curé du nom de Fournier : vendu pendant la Révolution, il a été racheté en partie par la commune. On remarque dans le bourg une grande maison, à ouvertures en croix de pierre, appelé la Cour de Cré.

À cette époque, Cré-sur-Loir comptait , soit , dont 323 dans le bourg. De 1803 à 1822, au cours de ces années, on enregistre une diminution des mariages de 3 %, mais également une baisse des décès de 11,30 % et des naissances de 0,7 %.

Histoire ecclésiastique À cette époque, l'église de Cré-sur-Loir sous l'invocation de saint Martin, abbé de Vertou. On voit dans l'église de Cré un tableau de fond d'autel, d'un peintre de Paris, représentant le souper du Christ à Emmaüs : l'un des disciples effrayés a renversé un plat qui contenait des oignons, allégorie qui a rapport à la principale production du sol, comme on le verra plus loin. On remarque la chaire à prêcher, en bois de chêne, faite en 1700, par Legeay, sculpteur à La Flèche : elle est ornée de guirlandes de fruits et de fleurs, et surtout d'oignons. Cet artiste fit, l'année suivante, les autels de Notre-Dame et de saint Jean de la même église. L'abbé de Saint-Serge d'Angers présentait à la cure. Le prieuré Notre-Dame-des-Champs, situé à l'est-nord-est du bourg, sur la rive opposé du Loir, était à la même présentation. Il résulte d'une notice sur l'église de Cré, Notitia de Altare Créio, écrite en latin et portant la date de 1047, que Girbaud prêtre, fils de Briolon, qu'on peut croire seigneur d'un fief de Cré, avait érigé l'église actuelle qu'il céda au moines du prieuré des Champs, dont l'église servait de cure primitive ; et ce du consentement de Guillaume seigneur de la Garde-Chamaillard, qui était semble-t-il le fief suzerain de Cré.

On possède des comptes de la fabrique de Cré, depuis 1437 ; la plupart des documents suivants en sont extraits : un acte de 1354 porte une augmentation de dons pour la chapelle des Pins, fondée par Jean des Pins, seigneur dudit lieu, faite par Huet des Pins, son frère, laquelle doit être desservie dans l'église du prieuré de Saint-Jacques de la Maladrerie de la Flèche, à la présentation du prieur claustral.

Depuis la suppression du prieuré de Saint Jacques, ce bénéfice, chargé de deux messes par semaine en valant , était présenté par le seigneur des Pins. Une chapelle de Saint-Germain, chargée d'une messe par semaine, se desservait au château de la Blottière. Tous les dimanches, au retour de la procession, le curé de Cré devait un libera pour les seigneurs de la Tranchandière. Il se faisait tous les ans, dans la paroisse, une quête de chanvre appelée l'A-gui-l'an-neuf, pour l'entretien des cordes du clocher. Jacques Bidault, curé de Cré, légua sa bibliothèque à ses successeurs. On a de cette bibliothèque, dont il reste encore une partie, un inventaire daté de 1690.

Histoire féodale