Saint-Calais est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de , en 2022Population municipale ..
Saint-Calais, considérée comme la capitale mondiale du chausson aux pommes., est membre de la communauté de communes des Vallées de la Braye et de l'Anille, du Pays du Perche Sarthois (pays d'art et d'histoire) et possède le label Petites cités de caractère.
La commune fait partie de la province historique du Maine, et se situe dans le Haut-Maine. Elle fut sous-préfecture de la Sarthe de 1800 à 1926.
Géographie Saint-Calais se trouve dans le Perche. Elle est située à à l'ouest de Vendôme et à à l'est du Mans. Saint-Calais est au bord d'une petite rivière, l'Anille, qui est un affluent de la Braye.
Circulation, transports La gare TGV de Vendôme est à par la route (D957 et D357), plaçant la commune à de Paris-Montparnasse L'autoroute A11 est accessible à La Ferté-Bernard à et à Connerré à . Orléans est normalement accessible du Mans par les autoroutes A28, puis A10, trajet de près de via Tours et Blois. La route nationale 157, reliant en ligne droite Le Mans à Orléans sur , et passant par Saint-Calais, est de plus en plus empruntée, aussi rapide en temps, et moins longue en kilométrage. La commune dispose donc, depuis le printemps 2019, d'une rocade contournant la ville pour éviter la traversée de et par jour. La commune est desservie par la des Transports Interurbains de la Sarthe (TIS), avec six arrêts (Route du Mans, Tribunal, Lycée Rondeau, CAT, HLM, Collège Jules-Ferry).
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Choue à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Calais est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-CalaisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Calais comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Calais, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,2 %), zones urbanisées (11,3 %), prairies (10,3 %), zones agricoles hétérogènes (1,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %), forêts (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie vignette|gauche|redresse|Saint Calais (Carileph) et Childebert , roi de Paris et d'Orléans. La ville tient son nom de l'ermite Carileph, Karilef ou Kalès, compagnon de Saint-Avit, qui serait venu s'installer sur les bords de l'Anille au pour fonder une communauté religieuse, à la demande de l'évêque saint Innocent du Mans (532-543) et avec l'accord du roi franc Childebert . Le bourg qui s'y développe est alors appelé Anisole, du nom de la rivière Anille.
La commune est appelée Saen-Câlé en parler sarthois.
Durant la Révolution la commune porte le nom de Calais-sur-Anille.
Le gentilé est Calaisien.
Histoire
Des origines au Moyen Âge L'implantation humaine à Saint-Calais n'est véritablement attestée qu'à partir de l'époque gallo-romaine, avec la mention dans les textes d'une villa, la villa Gajani. Mais la fondation de la ville devient effective au . Carileph, un ermite, ancien moine à l'abbaye Saint-Mesmin de Micy près d'Orléans, s'installe sur les bords de l'Anille, sur le site de la villa gallo-romaine, pour fonder une communauté religieuse. Le roi mérovingien Childebert († 558, fils de Clovis) lui attribue un domaine qui permet la fondation d'une abbaye, le monastère d'Anisole. Un bourg se développe autour de cette abbaye qui reçoit de nombreux pèlerins. Dès 616, l'abbaye d'Anisole puis de Saint-Calais, est considérée comme l'une des plus importantes et l'une des plus anciennes fondations monastiques du Vendômois..
Vers 865, l'abbaye et le bourg sont détruits par les Vikings du roi Hasting, alliés au roi breton Salomon, arrivés depuis la Loire.
Deux siècles plus tard, la ville possède deux bourgs, l'un autour de l'abbaye, sur la rive droite, et l'autre autour de la motte castrale édifiée pour faire le pendant seigneurial de l'abbaye, construite par Guillaume de Saint-Calais en 1026, sur la rive gauche.
En 1365, le roi de France, , autorise l'abbaye à construire une enceinte fortifiée pour se défendre des bandes anglaises et des pillards. L'abbaye devient alors l'une des plus puissantes du Maine. Pourtant, en 1424, après la prise du Mans, des troupes anglaises prennent d'assaut les remparts de l'abbaye, pillent et détruisent tout. Les ravages de la guerre de Cent Ans n'épargneront pas l'abbaye et le bourg. À la fin du , de nouvelles fortifications sont construites.
Depuis le , une première famille de châtelains ou de seigneurs est signalée, dans la vassalité du comte du Maine : ainsi, en 1026, Guillaume élève le château fort, avec l'accord du comte Éveille-Chien. Un siècle après, Marguerite, fille héritière du seigneur Sylvestre (actif dès 1109, 1114), fait passer Saint-Calais dans le domaine de la Maison des vicomtes de Châteaudun, en épousant, avant 1154, (vicomte en 1150-80). Les vicomtes de Châteaudun, poursuivis jusqu'au dans les Maisons de Dreux-Beu, Clermont-Nesle, Flandre-Dampierre-Termonde et d'Amboise (cf. les articles Raoul, Guillaume et Nesle pour un schéma généalogique), avaient aussi le fief de Mondoubleau, dès le mariage de Geoffroy (père d' ; vicomte dans la première moitié du , † en 1150), avec Helvise de Mondoubleau.
Puis, Saint-Calais est cédé, vers 1395, à et à son fils († 1415 à Azincourt), par Olivier d'UsséSon nom a été discuté, mais il semble bien qu'il faille lire ainsi : voir Jean III de Bueil., époux de Marie d'Amboise, dame de Saint-Calais (fille d'Ingelger d'Amboise et de la vicomtesse Marie de Dampierre-Termonde-Châteaudun-Nesle). En 1491, Antoine de Bueil (petit-fils de et fils de l'amiral , comte de Sancerre, † 1506 ; gendre de et d'Agnès Sorel, et donc beau-frère de ) vend Saint-Calais au comte François de Bourbon-Vendôme, dont le grand-père Louis avait déjà acquis Mondoubleau en 1406. Ainsi Mondoubleau et Saint-Calais se trouvent intégrés au domaine des comtes de Vendôme, puis à la Couronne quand le duc de Vendôme, arrière-petit-fils de François ci-dessus, monte sur le trône de France, sous le nom d', en 1589.
En 1457, l'abbaye et le moulin Ars (arsus = brûlé) sont occupés et incendiés par les Anglais. En 1562 (28-) : un massacre de protestants a lieu à Saint-Calais, illustrant le début des guerres de religion, à la suite du massacre de Wassy. Les moines étant complices de ce massacre, le seigneur de Cogners, protestant, enlève le prieur et quelques moines, fait pendre le prieur, et l'abbaye est touchée une seconde fois par le feu, incendiée par les Calvinistes. La restauration sera lente, à cause de difficultés économiques.
De l'Ancien Régime à nos jours vignette|Gravure de la ville, de 1695.|left vignette|Autre gravure, de la même année.|left
De juin à : la ville est touchée par une terrible épidémie de dysenterie qui décime les deux-tiers de la population. Afin de venir en aide à ses habitants, et selon la légende, la châtelaine de Saint-Calais distribue aux nécessiteux un brouet de farine et de pommes. De ces ingrédients sommaires, naît « le pâté aux pommes », appelé aujourd'hui « chausson aux pommes ». En souvenir de ce geste et de la grande procession organisée pour implorer Dieu, la fête du chausson aux pommes est célébrée le premier week-end de septembre, depuis presque .
À la Révolution française, l'abbaye est pillée et partiellement brûlée. Elle est cédée à la ville et au domaine public. Finalement, les bâtiments disparaîtront au . Durant la période révolutionnaire, la commune est rebaptisée Calais-sur-Anille.
Un nouveau centre urbain moderne apparaît à partir d'un schéma de voirie neuf. Tous les équipements traditionnels d'une ville du se concentrent dans cette zone : le tribunal et les halles, ces bâtiments sont édifiés sous les plans de l'architecture Eugène Landron. Le théâtre - musée - bibliothèque est inauguré en 1889 en présence de Charles Garnier, dont la famille est originaire de Saint-Calais. La prison de la ville se trouve sur la rive droite et la sous-préfecture sur la rive gauche. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et sous-préfecture de 1800 à 1926.
Le voit la fermeture de la sous-préfecture en 1926 et la fermeture de la ligne de chemin de fer Mamers - Saint-Calais en 1976.
Création d'une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) en 1999 pour revitaliser le cadre de vie. En 2010, le tribunal d'instance et de police ferme ses portes à la suite de la réforme de la carte judiciaire.
Politique et administration Liste des maires
Démographie
Éducation et santé vignette|Le collège Jules-Ferry. Établissements scolaires