BIXI (mot-valise, contraction de bicyclette et taxi) est le système de vélos en libre-service de la Ville de Montréal créé en et opéré par BIXI Montréal. Le service BIXI propose vélos, dont 2620 vélos à assistance électrique, répartis sur près de 1000 stations (2025) installées sur l'île de Montréal, Laval, à Longueuil, Sherbrooke, Boucherville, Sainte-Julie, Saint-Lambert, Terrebonne, Saint-Eustache et Deux-Montagnes.

BIXI est le premier système de vélos en libre-service lancé par PBSC Solutions Urbaines, fournisseur et opérateur de systèmes de vélopartage dans le monde.

Historique

L'idée d'établir un réseau de bicyclettes publiques à Montréal est venue durant l'élaboration du Plan de transport de la Ville de Montréal finalisé au printemps 2008.. Le principe était déjà populaire dans de nombreuses villes européennes depuis le milieu des années 2000, notamment Bicing à Barcelone, Vélib' à Paris ainsi que le Vélo'v à Lyon. C'est dans ce contexte, en , qu'André Lavallée, responsable de l'aménagement urbain et du transport collectif au comité exécutif de la Ville de Montréal, annonçait la décision de la Ville de Montréal de créer un tout nouveau système de vélos en libre-service pour Montréal..

Au lieu de s'associer avec un annonceur ou avec un autre partenaire du secteur privé, la Ville de Montréal donne le mandat de concevoir et d'exploiter le réseau à Stationnement de Montréal, l'exploitant du stationnement public de la Ville..

Quelques années avant d'obtenir le mandat du réseau BIXI, Stationnement de Montréal avait mis au point des terminaux de paiement de stationnement automobile mis en réseau sans fil et alimentés à l'énergie solaire. Les nouveaux terminaux de service alimentés à l'énergie solaire qui ont été mis au point pour les stations BIXI utilisent la même technologie de réseautage et la même infrastructure TI que les terminaux de paiement de stationnement automobile existants (réalisé et géré par 8D Technologies).

Le design du vélo montréalais a été conçu, en 2008, par le designer industriel montréalais Michel Dallaire. alors que la réalisation physique a été faite en collaboration avec Devinci, entreprise du Saguenay ainsi qu'avec Rio Tinto Alcan.. C'est à l'automne 2008 que la Société de vélo en libre-service a été créée par Stationnement de Montréal pour officiellement exploiter le système.

Après un concours auquel la population fut invitée à participer, le nom BIXI, proposé par Michel Gourdeau, a été retenu à l'automne 2008 parmi suggestionsBIXI, le vélo en libre-service de Montréal arrive en ville !,Ville de Montréal, Cabinet du maire et du comité exécutif, 22 septembre 2008.. BIXI est un mot-valise, contraction des mots BIcyclette et taXI.

L'exploitation débute à pleine capacité dès la première phase en : bicyclettes et 300 stations seront alors déployées dans les arrondissements centraux et denses de Ville Marie (qui inclut le centre ville et le Vieux-Montréal), du Plateau Mont-Royal et de Rosemont–La Petite-Patrie. Ce système comptait vélos et 400 stations. lorsque les équipements ont été enlevés des rues et entreposés à fin de la première année d'exploitation (). La saison 2010 a débuté le avec 246 stations et vélos..

En , dans le cadre d’un projet-pilote, un nombre limité de stations BIXI avaient été également déployées dans les arrondissements de LaSalle, Saint-Laurent, Ahuntsic-Cartierville ainsi que Verdun. L’objectif était de permettre aux gens d’utiliser BIXI sur de courtes distances à proximité des commerces, des institutions et des moyens de transport existants..

Le , BIXI termine sa deuxième saison d’opérations avec 3,3 millions de déplacements, près de membres soit près de trois fois plus comparativement à à la fin de la première année. Plus de nouveaux utilisateurs ont essayé les vélos BIXI durant la saison 2010..

Le , le conseil municipal de Montréal a entériné un plan de sauvetage de la Société de vélo en libre-service (SVLS), la firme qui assure l’exploitation de BIXI. Le service de vélo en libre-service s’avère en effet déficitaire sur le territoire montréalais depuis son implantation en 2009 (les profits dégagés en 2010 provenant uniquement de la vente du concept dans les villes étrangères). C’est pourquoi l’administration du maire Gérald Tremblay a consenti d’une part à prêter 37 millions $ à la SVLS et, d’autre part, à garantir ses emprunts jusqu'à concurrence de 71 millions $. Ce prêt a été dénoncé par les deux partis d’opposition à la Ville de Montréal. (Vision Montréal et Projet Montréal). À sa défense, Roger Plamondon, le président de la SVLS, a fait rappeler que cette aide de 107 millions n’était pas un don ou un cadeau, mais un prêt à rembourser avec intérêts.. L’entreprise a jusqu’en 2023 pour rembourser la Ville, à raison de 3 millions par année, à un taux d'intérêt de 2 %.

Le , BIXI annonce la signature d'une entente de 10 ans avec la Ville de Montréal qui prévoit que le service BIXI sera déployé dans les 19 arrondissements montréalais d’ici 2028.

Près de deux mois après son début de saison 2022, BIXI enregistre plusieurs records d'utilisation. Pas moins de 1,3 million de déplacements ont été enregistrés en mai, un pic mensuel pour l'organisme..

BIXI entame un projet-pilote à l'hiver 2023-2024 en offrant des vélos disponibles pendant les mois d'hiver. Le réseau de la première saison hivernal comprend 150 stations et 1500 vélos autour du Réseau express vélo (REV) et des pistes cyclables déneigées en hiver. Aucun vélo électrique n'a été disponible entre le et le début de la saison estivale, et les vélos utilisés l'hiver sont munis « de pneus à crampons et de pédales antidérapantes ». À la fin de l'hiver, le , BIXI avait enregistré plus de déplacements, pour une moyenne quotidienne de 3700. malgré des débuts tumultueux avec la neige et la glace qui rendaient les points d'ancrage, et le verrouillage des vélos, difficile.

BIXI a fracassé des records d'utilisation en 2023, avec utilisateurs, et enregistrant plus de 11 millions de déplacements -- dont plusieurs journées avec des pointes atteignant les déplacements.

En 2025, Bixi annonce son expansion à Deux-Montagnes, Saint-Eustache, Saint-Lambert ainsi que Sherbrooke.. Sherbrooke devient la première ville en dehors de la grande région de Montréal à recevoir le service de Bixi. Plus de 250 vélos sont répartis sur 25 stations, et 80 % sont à assistance électrique, pour s'adapter à la géographie montagneuse de Sherbrooke.

Description

thumb|right|Le système de vélopartage BIXI a été mis en place en mai 2009 à Montréal.

BIXI est un programme de Vélo en libre-service. Ce service offre le vélo comme mode de transport urbain collectif. Les usagers louent un vélo dans une station à proximité et le rapportent à n'importe quelle station du réseau. Le vélopartage est conçu pour les déplacements de courte durée.

En 2013, le service BIXI proposait 5120 vélos (Ville de Montréal: 5000, Ville de Westmount: 50, Ville de Longueuil: 70) répartis sur 461 stations (Ville de Montréal: 450, Ville de Westmount: 5, Ville de Longueuil: 6).

En , BIXI comptait abonnés pour la saison 2014..

En 2017, BIXI proposait 6200 vélos répartis sur 540 stations, atteignant en 2018..

En 2019, BIXI augmente sa flotte à vélos répartis sur 600 stations. En , l'organisme ajoute stations et vélos à Laval pour totaliser 7430 vélos répartis sur 610 stations.

En 2024, la flotte de BIXI serait de vélos.

Les stations d'ancrage Les terminaux de service et les socles de fixation des bicyclettes sont montés sur des plates formes, ce qui crée des modules de stations autonomes portables. L'installation consiste simplement à déposer le module de stations sur la chaussée. Comme les stations sont alimentées à l'énergie solaire et sont mises en réseau sans fil, aucun fil n'est requis. Par conséquent, l'installation des stations est rapide et peu coûteuse. Comme les stations sont portables, la répartition peut être adaptée rapidement en fonction de la demande. Cette technologie permettra aussi d'enlever le matériel l'hiver (mi-novembre à mi-avril) lorsqu'il pourrait être endommagé par les éléments et qu'il pourrait entraver le déneigement. thumb|left|Station d'ancrage située au square Phillips

Une station d'ancrage possède deux composantes. La première composante est constituée d'une station de location en libre-service permettant la location de vélo par une personne ne possédant pas un abonnement en utilisant une carte bancaire (Visa, MasterCard ou Amex). Cette station est autonome: des panneaux solaires assurent l'alimentation électrique et une liaison sans-fil permet une liaison avec l'ordinateur central du locateur.

La deuxième composante est constituée d'une série de dispositifs de support verrouillants les vélos. Lorsqu'un usager désire prendre un vélo, il insère sa clé BIXI dans le lecteur ou entre le code à 5 chiffres qui lui a été préalablement donné par la station de location.

Les stations d'ancrage servent de points de stationnement pour les bicyclettes. Ces stations modulaires sont contrôlées par la technologie sans fil RFID. Un bouton-poussoir est utilisé pour signaler les vélos BIXI endommagés. Les usagers peuvent louer des bicyclettes avec une clé procurée lors d’une inscription en ligne à long terme (clé BIXI), ou avec un code d'accès fourni par la station de paiement. Les stations de paiement sont opérées par des écrans tactiles et n'acceptent que les cartes de crédit comme méthode de paiement. L’innovation de la station d’ancrage réside dans son architecture modulaire et sa simplicité grâce à l’innovation de Charles Khairallah., président de Robotics Design Inc...http://www.roboticsdesign.qc.ca/Coup_D'oeuil_2009_BIXI.pdf avec le co-inventeur Michel Dallaire, designer industriel. Chaque station d’ancrage est formée de quatre bornes, chacune de ces bornes contenant une cassette avec la serrure, le système de contrôle et de communication ainsi que les capteurs.

En 2024, BIXI Montréal prévoit implanter des « mégastations » pour s'attaquer au problème récurrent des stations vides dans certains quartiers.

Système Chacune des stations BIXI se compose de points d’ancrage où sont verrouillés les vélos et une borne transactionnelle. Cette dernière permet de retirer le vélo à l'aide d'une clé abonné à puce (« clé BIXI ») ou d'un code d'accès obtenu à la suite d'un paiement par carte de crédit. Des panneaux d'information et de publicités se trouvent également aux stations. La station fonctionne à l'aide d'un courant électrique généré par des panneaux solaires.

Une station simple occupe l'espace d'une place de stationnement. Les stations peuvent au besoin s'imbriquer l'une dans l'autre pour créer de plus grandes stations aux endroits plus achalandés. L’emplacement des stations a été déterminé selon plusieurs paramètres, tels que la densité de la population, la présence de points d’intérêts (université, piste cyclable, station de métro) et les habitudes de déplacement de la clientèle.

Les vélos Le vélo BIXI, au design unique créé par le designer Michel Dallaire, a été conçu en ayant comme objectifs d'être robuste, sécuritaire et adapté à une grande variété d’usagers. Le cadre d’aluminium et le guidon sont formés d’une seule pièce dans laquelle les câbles sont dissimulés, les protégeant du vandalisme et des intempéries. Un pare-chaîne est également intégré à la structure du vélo, protégeant à la fois la chaîne et les vêtements du cycliste. La bicyclette possède des phares avant et arrière allumés en tout temps lorsque le vélo est en mouvement et un centre de gravité abaissé pour une stabilité optimale. Les pneus sont gonflés à l’azote pour une plus grande durabilité. La vaste majorité des vélos possèdent 3 vitesses. mais des vélos 7 vitesses ont été intégrés au réseau BIXI à l'automne 2009.