Rouvres est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.
Elle est membre de la communauté d'agglomération de Roissy-Pays de France depuis le , dont le siège se situe à Roissy-en-France (95). Géographie Localisation vignette|centré|Localisation de la commune de Rouvres dans le département de Seine-et-Marne.
Communes limitrophes La commune est limitrophe de Dammartin-en-Goële et Saint-Mard, à proximimité de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle..
Hydrographie Réseau hydrographique Le réseau hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés : la Launette, longue de ., affluent de la Nonette en rive gauche ; le ru du Vivien, ., affluent de la Launette. vignette|centré|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Rouvres.
La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .
Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..
La commune fait partie du SAGE « Nonette », approuvé le . Le territoire de ce SAGE concerne le bassin versant de la Nonette et de ses deux principaux affluents, la Launette et l’Aunette. Il inclut totalement ou partiellement , dont 47 sur le département de l’Oise et 6 sur celui de le département de Seine-et-Marne, pour une superficie de .. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat Interdépartemental du SAGE de la Nonette, qualifié de « structure porteuse », un syndicat créé en 1968site officiel du Syndicat Interdépartemental du SAGE de la Nonette.
Géologie et relief L'altitude de la commune varie de à pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ d'altitude (mairie) Carte IGN classique.. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Plessis-Belleville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....
Urbanisme Typologie Au , Rouvres est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir).
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,3% ), zones urbanisées (8,2% ), forêts (2,4% ), zones agricoles hétérogènes (1,7% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8% ), prairies (0,6 %)..
Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..
Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Roissy Pays de France, approuvé le et porté par la communauté d’agglomération Roissy Pays de France..
La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme approuvé.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..
Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de dont 99 % de maisons et 1 % d'appartements.
Parmi ces logements, 98,3 % étaient des résidences principales et 5 % des logements vacantsEn raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 89 % contre 11 % de locatairesStatistiques officielles de l'Insee, section Logement consulté le 5 mai 2020.
Voies de communication et transports Située dans le bassin d'emplois de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, la commune est traversée sur son territoire ouest par la nationale 2 qui est le principal axe de communication vers Paris et le département voisin de la Seine-Saint-Denis d'une part et vers le département de l'Oise d'autre part.
En train depuis la gare du nord sur la ligne Transilien K (Paris-Crépy en Valois) descendre à la station Dammartin-Juilly-Saint-Mard qui se situe à 5 minutes de voiture de la commune ou à 15–20 minutes en utilisant les autobus.
Compte tenu de l'évolution démographique du secteur de Dammartin et de la saturation grandissante des infrastructures routières et ferroviaires situées à Saint-Mard, plusieurs communes plaident pour la création d'une nouvelle gare, plus adaptée, sur le territoire de la commune de Rouvres, qui serait rejointe directement par les grands axes (N 2 et RD 401) et éviter le passage (et le stationnement sauvage) dans les centres-villes (exemple de Saint-Mard).
Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes Rovres en 1185Archives de l'Oise, H 249. ; Rouves souz Dempmartin en Gouelle en 1369Archives nationales, S 2300, n° 1. ; Rouvre sous Dammartin en 1717Archives de l'Oise, H 307. ; Rouvres en 1793 ; Rouvre-sous-Dammartin en 1801.
Le nom de Rouvres, ancienne villa gauloise, porte son origine celtique et remonte au temps où les druides cueillaient sur le chêne rouvre (robur), le gui sacré au cours de leurs cérémonies religieuses de taurobole..
Histoire Au temps des Gaulois Les bois sacrés dans lesquels se cueillait le gui, étaient exclusivement composés de cette variété de chênes rouvres. C'était l'arbre préféré des Gaulois parce qu'il leur procurait le gui employé dans toutes les cérémonies religieuses.
Cette conjecture semblerait confirmer par la découverte faite en 1895 d'un assez grand nombre de troncs de chênes enfouis depuis un temps immémorial, dans le lit de l'ancienne mare de Rouvres, qui dans le courant du était encore environnée de bois, ainsi que le constate le poète Claude GAUCHET dans le récit d'une "Chasse au loup faite le jour Saint-Denis, au bois de Rouvres sous Dammartin, ".
Au Moyen Âge Le lieu est attesté sous une forme latine : RIVERAE SUB DAMPNUM MARTINUM IN BECA. Au existait un château à Othis qui se dénommait la "Grande Maison”. De nombreux souterrains reliaient le château de Dammartin et la maison d'Othis. Un souterrain partait d'Othis pour rejoindre le château de Rouvres. Vers 1860, à l'enterrement de la grand-mère de Marie Dufour, on raconte que lorsque l'on descendit le cercueil dans la fosse, celle-ci s'effondra et le cercueil disparut dans le souterrain d'Orcheux à Rouvres. Au , "l 'Ostel du Bois" était à Orcheux une grande maison seigneuriale et une ferme. Ses dépendances se composaient de 72 arpents de terres, prés et bois qui s'étendaient à Rouvres. Rouvres était un prieuré relevant de l'abbaye de Saint-Faron. Le patron de Rouvres est saint Pierre. Il y avait un grenier à sel.
Au Le , l'église Saint-Pierre de Rouvres est déclarée succursale du prieure curé de Saint-Jean de Dammartin. Messire Henry Salle, sieur de Berjonville, conseiller du roi et trésorier de France en la généralité de Paris qualifié seigneur de Rouvres en 1662. De son mariage avec Marie Guillard son épouse, ce seigneur eut une fille Marié, qui épousa messire jean Jacques le Mairat de Verville, conseiller du roi au grand conseille, seigneur de Beaumarchais, Gaincourt, Frecquepaix, Othis, Moncrépin et autres lieux. Un échange de terre fut consenti le entre ce seigneur et dame de Rouvres avec messire Claude Fornier, seigneur, en partie de Montagny Sainte Félicite, trésorier et grand voyer de France à Paris et Suzanne Guiller, son épouse, héritière en partie du défunt messire Claude Guillier, conseiller du roi et dame Suzanne Tressan, ses père et mère.
Au Le , l'église de Rouvres fut détachée définitivement du prieuré cure de Dammartin et érigée en cure distincte et séparée de celle de Saint-Jean de Dammartin, par le cardinal de Bissy. Les petites fermes disparaissent pour faire place à trois grandes exploitations : une à M. Batard, une à Caubert et une à M. Lhoste. En 1790, le département de Brie et Gâtinais est créé, avec un nouveau découpage : Rouvres est rattachée à Dammartin. En 1780 monsieur de Fénelon était seigneur de Rouvres.
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