Le Curtiss F9C Sparrowhawk est un avion militaire de l'entre-deux-guerres. Ce chasseur biplan a servi dans l'US Navy comme parasite embarqué à bord de deux dirigeables de l'US Navy, l', et l'. Sa carrière prit fin en 1935 à la suite du crash en mer de l'USS Macon.
Conception À l'origine, le Curtiss F9C a été conçu comme chasseur embarqué. en réponse à une fiche programme émise par l'US Navy en 1928 pour un petit chasseur léger embarqué sur porte-avions. Le prototype désigné XF9C-1 effectua son vol initial en . Il était représentatif, dans ses lignes et sa structure, de la lignée des Hawk.. Comme ses prédécesseurs F7C Seahawk ou F6C Hawk. Malgré de bonnes performances en vol, l'appareil n'a jamais pu réussir complètement ses essais sur porte-avions.
Mais la marine américaine émit une nouvelle spécification pour un petit chasseur destiné à la protection rapprochée de ses dirigeables porte-avions de reconnaissance et d'alerte et . La petite taille et le faible poids du F9C le rendaient idéal pour jouer ce rôle de « parasite. » Il devait être lancé d'un hangar aménagé à l'intérieur du dirigeable, et récupéré grâce à un crochet placé au-dessus des ailes, lui permettant d'accrocher un trapèze actionné par un moteur. Ce crochet jouait le même rôle que la crosse d'appontage d'un appareil embarqué sur porte-avions. Des essais intensifs d'accrochage sur dirigeable furent menés avec un second prototype, rebaptisé XF9C-2, à partir de , et se montrèrent concluant. Six machines de série désignées F9C-2 furent donc commandées par l'US Navy le et fabriquées en 1932. Ils entrèrent en service avec les numéros d'immatriculation (BuN°) 9056 à 9061. Le prototype XF9C-2 fut également acheté par l'US Navy et reçut le BuN° 9264.
Engagements La carrière opérationnelle du F9C-2 se termina tragiquement, avec les accidents dont furent victimes les deux dirigeables à bord desquels il était embarqué.
L' fut pris dans un violent orage le au large des côtes du New Jersey, et s'écrasa en mer. Seuls trois membres d'équipage sur les 77 survécurent au naufrage. Le contre-amiral William A. Moffet, chef de l'Aéronautique navale américaine, périt dans l'accident. Par chance, aucun Sparrowhawk ne se trouvait à bord.
L' entra en service en , deux mois après la disparition du Akron. Deux ans après cette première catastrophe, le Macon rencontra de très mauvaises conditions météorologiques au cours d'un exercice de reconnaissance de routine le , au-dessus de la pointe de Big Sur, en Californie du sud, et s'écrasa au sol, avec quatre Sparrowhawk dans son hangar. Sitôt le dirigeable pris dans l'orage, on avait tenté de les larguer, mais les turbulences ne le permirent pas. Deux hommes d'équipage sur 81 périrent dans l'accident.
Après ce second accident, il restait trois Sparrowhawk dont le prototype XF9C-2 (), devenus orphelins et sans emploi. L'escadrille fut dissoute et les pilotes affectés dans d'autres unités. Les trois avions furent d'abord affectés à la Battle Force Pool à San Diego Naval Air Station, en Californie. Il s'agissait d'une unité de réserve générale et d'entrepôt de matériels opérationnels non affectés. En 1936, ils furent transférés à Norfolk Naval Air Station. Ils traversèrent les États-Unis d'ouest en est par la voie des airs. Lors du convoyage, le fut accidenté à l'atterrissage à Kingman, en Arizona. Réparé tant bien que mal, il reprit son voyage mais s'écrasa à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Désormais irréparable, les parties récupérables furent envoyées à Norfolk, où les et 9264 arrivèrent intacts. En 1937, il fut décidé d'envoyer le 9264 à la casse et de conserver le 9056, mais à la suite d'une confusion, ce fut l'inverse. Le seul appareil conservé intact fut donc le prototype XF9C-2. Cet appareil fut restauré aux couleurs, plus flamboyantes, du (le était de couleur métal naturel). Il est désormais exposé au National Air and Space Museum (musée national de l'air et de l'espace) de la Smithsonian Institution à Washington.
Variantes XF9C-1 () : prototype de chasseur embarqué sur porte-avions. XF9C-2 () : second prototype avec crochet d'amarrage sur dirigeable porte-avions. F9C-2 ( à 9061). Version de série du XF9C-2. 6 exemplaires construits.
Autres caractéristiques Dans les versions embarquées sur l', les avions décollaient de leur base arrière pour rejoindre leur base avancée, en l'occurrence le Macon. Une fois l'appareil hissé à bord, on démontait son train d'atterrissage principal et on lui installait un réservoir supplémentaire d'essence. Ce réservoir permettait de porter à l'autonomie de l'appareil, qui était un de ses plus gros défauts opérationnels : seulement sans bidon. La perte de son train d'atterrissage fit du F9C-2 le premier appareil totalement aérienLe deuxième étant le McDonnell XF-85 Goblin à réaction conçu après la Seconde Guerre mondiale., au sens qu'il ne pouvait plus se poser au sol et devait être récupéré en vol par son dirigeable porte-avions.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Liste des avions militaires Liste d'avions embarqués Article détaillé sur le principe du dirigeable porte-avions emportant le F9C-2. Article sur le . Article sur le .
Bibliographie
Catégorie:Avion militaire de l'entre-deux-guerres Catégorie:Avion embarqué Catégorie:Avion de chasse de l'US Navy Catégorie:Avion monomoteur Catégorie:Avion à hélices F09C Sparrowhawk Catégorie:Avion biplan Catégorie:Premier vol en 1931 Catégorie:Avion des années 1930