vignette|Une camgirl à un stand du salon NJ 2010.
Une camgirl (mot prononcé en français ) ou cam-girl est une femme, souvent jeune (voire une jeune fille pubère) qui expose son corps et se masturbe en direct sur Internet (sur une « plateforme de sexcam »), par le biais d'une webcam, pour gagner des pourboires et des cadeaux. C'est une forme de marchandisation du corps dans l’objectif de la satisfaction sexuelle du spectateur, très proche de la prostitution, à la seule différence qu'il n'y a pas de contact physique avec le client. L'équivalent masculin est un camboy, aussi orthographié cam-boy.
Les camgirls sont parfois nommées Bannister-Andrews, Bethany. (14 avril 2006) UWIRE. Indiana U.: COMMENTARY: Gaming sex-ploitation continues; women increase use, play. de façon insultante ou dans le contexte de proxénétisme, assez fréquent.
L'activité de camgirl et de camboy apparaît à la fin des années 2000 avec l'essor conjoint du streaming vidéo et de la pornographie sur Internet. L'hypersexualisation des jeunes, en particulier des jeunes filles, et l'acquisition d'outils connectés non surveillés favorisent également la popularité de cette pratique chez les jeunes. Elle connaît depuis un succès impressionnant, avec des plateformes comme CAM4 (2007-), Chaturbate (2011-) et Stripchat (2016-) qui figurent dans la liste des sites web les plus visités.
Objectifs
Il s'agit pour elles d'encourager les internautes à leur acheter des objets.. Elles peuvent également gagner de l'argent en sponsorisant d'autres sites Internet et gagner des commissions en convainquant les internautes de s'abonner à des sites payants. Les commissions qu'obtiennent les camgirls varient grandement selon les sites.
Impact social
Depuis 2015, l'engouement des internautes, de la presse et des médias ne cesse d'augmenter pour les camgirls., prenant le pas sur l'industrie du porno en berne.. Selon une enquête IFOP pour Camgirl.tv en 2016, les 18-24 ans seraient les plus grands consommateurs de sites de sexcam..
Personnes mineures
Les adolescent.es n’ont aucune difficulté à ouvrir un compte de caming à l'aide d’une fausse identité et à s’improviser acteurs ou actrices porno. Certain.es camgirls ou camboys sont des enfants prépubères manifestement exploités.. Les plateformes de caming comme OnlyFans, Mym ou Chaturbate participent à et jouent un rôle central dans le proxénétisme des mineur·es qui a explosé ces dernières années, dont les affaires judiciaires sont passées de 21 en 2015 à 192 affaires en 2022. Les proxénètes utilisent les réseaux sociaux pour repérer un·e enfant dès 12-14 ans, le séduire en jouant les amoureux, en lui promettant du succès et l'amènent vers la prostitution en ligne ou dans la vraie vie... Ces plateformes sont devenus des espaces de recrutement, aussi bien pour les producteurs de films pornographiques que pour les proxénètes. Les mêmes techniques de rabattage en proxénétisme sont utilisées dans la pornographie : mise en confiance par la manipulation « love boy », promesses de fortune, emprise et viol d'abattage visant à casser les capacités de réaction et de résistance (choc traumatique qui sature le fonctionnement du cerveau et entraîne une décorporalisation extrême)., pour ensuite livrer la victime aux producteurs/proxénètes qui commettront des violences sexuelles, physiques, émotionnelles et psychiques filmées. Les abus de faiblesse peuvent devenir constants. Ces sites de streaming live sont parfois utilisés pour commander des viols par webcam, des viols pédocriminels et des viols incestueux...
Précarité En 2016, Martin Fulop, le directeur de LiveJasmin, recense de modèles depuis la création du site en 2001, dont sont actifs, les camgirls.boys changeant en permanence. Sur le site il y a en Roumanie, autant en Colombie, et dans de nombreux pays pauvresOvidie, film documentaire, Pornocratie, les nouvelles multinationales du sexe, 2016.. En fonction des plateformes et des pays, elle peuvent laisser jusqu’à 70 % de leurs revenus à la plateforme et cumulent précarité et « mort sociale » liée à leur exposition en ligne et à l’impossibilité de faire disparaitre les vidéos du web.
Modèle économique Le , lors de son audition au Sénat, Ovidie décrypte l’économie de l’industrie pornographique : .
Au Québec, l’agence Crakmedia commercialise notamment la marque Jerkmate, un site de camgirls, et assure le marketing de jerkmate.com.
Qualification de prostitution En France, la Cour de cassation a estimé que tant qu’il n’y a aucun contact entre la camgirl ou le camboy et une tierce personne, leur activité ne peut pas être assimilées à des actes de prostitution. En revanche, la commissaire divisionnaire de l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains estime que dans certains cas, les trois critères de la jurisprudence de 1996. sont remplis puisque l’activité satisfait le besoin sexuel d’autrui, implique une rémunération ainsi qu’un contact physique. C’est le cas lorsqu’il y a effectivement contact sexuel physique entre au moins deux personnes filmées contre rémunération..
Liste chronologique des sites de camgirls notoires
vignette|Chaturbate, un site de camgirl lancé en 2011.
est lancé par en 2001., par Leonid Radvinsky en 2004, Chaturbate en 2011., en 2012, en 2014, et Stripchat en 2016.. Crakmedia commercialise la marque Jerkmate.
Au cinéma
Le thriller Cam (2018) de Daniel Goldhaber met en scène Madeline Brewer dans le rôle d'une camgirl appelée Lola_Lola.
Dans le drame Le Chasseur de baleine de 2020, l'un des personnages est une camgirl.
Dans le drame Les Olympiades (2021) de Jacques Audiard, Jehnny Beth interprète une camgirl appelée Amber Sweet.
Dans la comédie horrifique Les Femmes au balcon (2024) de Noémie Merlant, Ruby, jouée par Souheila Yacoub, gagne sa vie comme camgirl.
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes
Cybersexe Lifecasting (flux vidéo) Pornographie sur Internet Sex show
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