Les métiers équestres en France sont l'ensemble des activités professionnelles liées aux équidés en France, c'est-à-dire aux chevaux poneys, ânes et mulets. Ils sont très variés, puisqu'il incluent des activités sportives, l'élevage, les loisirs, les soins ou encore la fabrique du matériel équestre. Chacun d'eux nécessite une formation bien spécifique. Certains ont une longue histoire, datée des premières formations de cavaleries durant l'antiquité..
Emploi dans la filière équestre En France, en 2012, près de occupent un emploi en lien avec la production ou l'utilisation des équidés. Plus de la moitié exercent dans le secteur de l'élevage, un peu moins d'un quart comme moniteur d'équitation.
Métiers de l'agriculture
Élevage
L'éleveur
L'éleveur sélectionne différents équidés dans le but d'en faire le commerce. Il supervise l'ensemble des opérations visant à faire se reproduire des animaux au profit de l'activité humaine, fournit des équidés et met à disposition ses animaux reproducteurs (étalon et poulinière). Il produit aussi du fumier, ainsi que, parfois, des produits dérivés comme du lait de jument.
Il peut se spécialiser dans la production d'équidés pour les compétitions équestres et hippiques, ce type d'élevage concernant essentiellement les chevaux de sang, les Pur-sangs, trotteurs et autres demi-sangs. Les chevaux de ce type d'élevage, s'ils sont peu performants en compétition, fournissent généralement la cavalerie des centres équestres. Une autre spécialité répandue est la production de chevaux et d'ânes pour la revente comme animaux de loisir à des particuliers, les chevaux de couleurs et les chevaux d'allures, notamment, sont appréciés. Enfin l'élevage, principalement des races de trait, peut avoir pour but le commerce d'animaux destinés au marché de la viande, ou la production d'autres biens de consommation tels que le lait de jument, voire l'urine de jument qui sert à fabriquer un médicament au Canada.
Cette spécialisation se traduit souvent par un élevage exclusif d'une ou deux races de chevaux adaptées au commerce recherché. L'éleveur est souvent le premier maillon des métiers équestres, puisque les naissances d'équidés dépendent de lui.
Les formations suivantes permettent de devenir éleveur en France : Bac pro conduite et gestion de l’exploitation agricole (CGEA) système à dominante élevage ou un BTSA option Productions animales ou Analyse et conduite de système d’exploitation.
éleveurs exercent en France, principalement dans le Nord-Ouest. Ainsi, 10 % des équidés sont détenus par des exploitations de Basse-Normandie. Près de 50 % de ces emplois sont liés aux courses. Depuis 2002, le nombre d’éleveurs recensés par les Haras nationaux augmente régulièrement : + 6 % en 10 ans.
Autres métiers liés à la reproduction des équidés
Le veilleur de nuit et l'assistant d'élevage secondent l'éleveur.
Veilleur de nuit Le veilleur de nuit assure le suivi nocturne des activités de reproduction, et joue un rôle essentiel dans les grands élevages. Le cursus en France pour devenir veilleur de nuit est de passer un CAPA soigneur d’équidés ou un Bac pro conduite et gestion de l’exploitation agricole (CGEA) système à dominante élevage.
Assistant d'élevage L’assistant d'élevage soigne et entretient juments, poulains et étalons. Ses responsabilités varient du palefrenier au responsable de la jumenterie. En France, il a suivi un cursus de CAPA soigneur d'équidés, de BTSA productions animales module équin ou de BTSA analyse et conduite des systèmes d'exploitation (ACSE) module équin.
Des spécialisations dans le métier d'éleveur existent :
Étalonnier L'étalonnier assure la promotion des étalons et leur utilisation en tant que reproducteur. Parfois, il gère administrativement et commercialement la carrière de reproducteur des étalons et pratique l'insémination artificielle. C'est généralement un métier saisonnier exercé par un professionnel du cheval, lui-même éleveur ou responsable de haras. Le cursus en France est de suivre un brevet professionnel responsable exploitation agricole avec unité capitalisable élevage équin, ou un BTSA productions animales module équin.
Responsable d'élevage Le responsable d'élevage est à la tête de la structure sans être propriétaire. Ce poste nécessite une bonne expérience terrain, des capacités managériales et de gestion. Sa mission est d'entretenir les chevaux, de faire naître et d’élever les poulains jusqu’à leur vente, et d'optimiser sa stratégie de vente selon le marché ou il se positionne. Un responsable d'élevage a acquis une solide expérience comme palefrenier soigneur, étalonnier ou assistant d'élevage. Sa formation initiale en France a consisté en un BTSA productions animales module équin, un BTSA analyse et conduite des systèmes d'exploitation (ACSE) module équin, ou une licence professionnelle management des organisations agricoles, spécialité management des organisations équestres.
Inséminateur Le chef du centre d'inséminateur et son équipe d'inséminateurs utilisent l’ensemble des techniques modernes de reproduction à grande échelle. Le métier d’inséminateur est saisonnier, qualqué sur les périodes de reproduction. En France, un certificat d'aptitude à réaliser des inséminations artificielles sur équin ainsi qu'une licence d’inséminateur sont accessibles après un bac pro conduite et gestion de l’exploitation agricole (CGEA).
Cavaliers agricoles alt=Un cow-boy menant un troupeau par l'arrière.|right|thumb|Cow-boy dans l'Oregon.
Les cavaliers agricoles ou gardiens de troupeaux permettent l'élevage sur des grands territoires, souvent difficile d'accès : ce sont les butteri en Toscane (en Maremme et dans les Marais pontins), les Csikós en Hongrie, les cow-boys dans les pays anglo-saxons, les gardians en Camargue, les gauchos au Brésil, les huasos au Chili, et les vaqueros dans la péninsule Ibérique.
Haras
Les haras sont des centres d'élevage équin présents dans de nombreux pays. Il en existe des privés, dont le fonctionnement demande un personnel, et des publics nationalisés, particulièrement en France. Par le passé, ils servaient à produire des chevaux de guerre. Désormais, la plupart d'entre sont réorientés vers la sauvegarde des races locales et la production de chevaux de sport. En France, les officiers des haras sont recrutés sur concours, et sont diplômés de l'École des officiers des haras, située au Haras du Pin, qui dépend du Ministère de l'Agriculture français.
Métiers des sports hippiques
En France, en 2013, plus de sont employés régulièrement ou temporairement dans un établissement du secteur des courses, majoritairement (à 60 %) dans le secteur du galop.
Métiers de cavalier dans les sports hippiques Les jockeys, les drivers, les cavaliers d'entraînement, les lad-jockeys et les lad-drivers montent des chevaux.
Jockey et driver Les jockeys et les drivers montent ou conduisent les sulkys, et se déplacent dans les différents hippodromes. Les critères physiques sont stricts et nécessitent de suivre les règles de vie des sportifs de haut niveau. En effet, le poids d'un jockey est réglementé : environ 50 kg pour 1,55 m en plat, jusqu'à 60 kg pour 1,70 m en obstacles. Un jockey peut débuter comme apprenti au sein d'une écurie, chez un entraîneur précis. S'il atteint une renommée suffisante grâce à ses succès, il pourra travailler pour plusieurs entraîneurs et propriétaires. Un jockey de renom peut être appelé spécifiquement pour monter un cheval dans une course donnée. Les jockeys ont la plupart du temps une spécialité en course de plat, mais certains peuvent faire carrière dans plusieurs disciplines du sport hippique. Driver est une profession qui s'exerce rarement seule, mais souvent en doublon avec la profession d'entraîneur. En France, les jockeys sont titulaires soit d'un CAPA lad-cavalier d’entraînement, d'un CAPA soigneur d’équidés, soit d'un Bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique ou conduite et gestion de l’exploitation agricole à dominante élevage. Le CAPA peut être obtenu dans une école AFASEC (Association pour la formation et l'action sociale dans les écuries de courses) ou MFR. En France, le jockey perçoit un fixe autour de net en 2014, auquel s’ajoute un pourcentage du prix en cas de monte gagnante : 5 % pour le trot, 10 % pour le plat, et 9 % pour l’obstacle. En Australie et aux États-Unis, le jockey est considéré comme un travailleur indépendant, mais n'est pas autorisé à parier sur les courses.
Cavaliers d'entraînement Les cavaliers d'entraînement s’occupent du débourrage des jeunes chevaux, des soins quotidiens, ainsi que de l’entraînement. Les critères physiques sont les mêmes que pour les jockeys. En France, ils sont titulaires d'un CAPA lad-cavalier d’entraînement ou soigneur d’équidés, ou bien d'un Bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique ou conduite et gestion de l’exploitation agricole système à dominante élevage.
Lad-jockey et lad-driver Le lad-jockey s'occupe des chevaux de galop, le lad-driver, des trotteurs. Ces cavaliers soignent et entraînent des chevaux de course. Ils montent de 3 à 8 chevaux. Les critères physiques sont les mêmes que pour les jockeys. 5 % d'entre eux pourront évoluer vers le métier de jockey. En France, ils sont titulaires d'un CAPA lad-cavalier d’entraînement, d'un CAPA soigneur d’équidés ou d'un Bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique ou conduite et gestion de l’exploitation agricole système à dominante élevage.
Métiers de coaching et d'encadrement Les entraîneurs et les premiers garçons sont chargés du coaching des cavaliers et de l'encadrement des équipes.
Entraîneur L’entraîneur dirige l’écurie de courses : il manage le personnel, gère les relations avec les propriétaires, les achats, supervise l'entraînement et les engagements des chevaux aux courses. Il a une solide expérience en tant que cavalier ou premier garçon. En France, il a généralement un Bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique ou conduite et gestion de l’exploitation agricole système à dominante élevage, ou un BTSA option productions animales ; et il dispose d'une licence professionnelle d’entraîneur, obligatoire (France Galop ou SECF pour les courses de trot).
Premier garçon Le premier garçon seconde l'entraîneur, organise et répartit le travail des cavaliers d'entraînement, lad-drivers et palefreniers. Il assure également des tâches logistiques. Il a acquis solide expérience en tant que cavalier d’entraînement ou de lad-driver. En France, il est titulaire d'un CAPA lad-cavalier d’entraînement ou soigneur d’équidés, ou d'un Bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique ou conduite et gestion de l’exploitation agricole système à dominante élevage.
Autres métiers des sports hippiques Les garçons de cour, de voyage et les techniciens d'hippodrome travaillent également dans l'univers des courses.
Garçon de cour Le garçon de cour assure le soin aux chevaux et il est chargé des travaux de nettoyage et d'entretien des écuries. Aucune formation spécifique n'est exigée mais le CAPA option soigneur d'équidés ou lad jockey et le BEPA entrainement du cheval de compétition sont des formations possibles..
Garçon de voyage Le garçon de voyage organise et réalise le transport des chevaux de courses, dans le respect du droit des transports d’animaux. Il s'occupe également du toilettage et de la préparation des chevaux avant la course. En France, il a passé un CAPA lad-cavalier d’entraînement ou soigneur d’équidés, un Bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique (CGEH) ou conduite et gestion de l’exploitation agricole (CGEA) système à dominante élevage. Il possède un permis de conduire avec CAPTAV (certificat d'aptitude professionnelle pour le transport d'animaux vivants), ainsi que le permis EB ou C.
Technicien d'hippodrome