Ledringhem est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
Ledringhem a été fondée à l'époque des Gaulois, puis, comme beaucoup de communes du Nord, a connu une histoire mouvementée du Moyen Âge à la Révolution française. Elle a été impliquée dans les deux conflits mondiaux du et a été durement éprouvée durant l'épisode de la campagne de France en 1940.
C'est maintenant un petite commune rurale, connaissant un renouveau récent de sa démographie.
Géographie C'est un village de type village-rue situé dans un coude le long de la route de Wormhout / d'Arnèke (). Cette route passe du nord-est au sud-ouest à peu près au centre du territoire. Le cœur du village se situe au tiers le plus à l'ouest de son parcours.
Localisation vignette|gauche|180px|Ledringhem dans son canton et son arrondissement. Le village de Ledringhem est ainsi à une trentaine de kilomètres au sud de la mer du Nord et de la côte des dunes de Flandres. Il se situe à une dizaine de kilomètres au nord des monts de Cassel et des Récollets. Il est localisé entre l'Yser passant un peu plus au nord et son affluent, la Peene Becque, limite sud du village.
Ledringhem se situe dans le Westhoek, une région transfrontalière belgo-française dans la province de Flandre-Occidentale (Région flamande) et le département du Nord (région Hauts-de-France), située entre la mer du Nord, la Lys au sud et l’Aa, à l'ouest. Il est à une dizaine de kilomètres à l'ouest de la frontière avec la Belgique et de la commune belge de Poperinge.
Situé en Flandre française, dans la partie appelée le Houtland (« Pays du Bois », avec les villes de Cassel et de Hazebrouck), le village se situe à environ de la petite ville de Wormhout. C'est l'une des 45 communes du canton de Wormhout. Le dernier découpage cantonal date de 2014. Il est entré en vigueur au .
Le village se situe à environ de la ville de Dunkerque. Le village est, depuis , l'une des 66 communes (positionné dans la couronne) de l'aire d'attraction de Dunkerque (anciennement aire urbaine de Dunkerque). C'est également l'une des 111 communes de l'arrondissement de Dunkerque.
Communes limitrophes Le territoire communal jouxte les terres des communes et dépendances d'Arnèke, d'Esquelbecq, de Wormhout, de Zegerscappel et de Zermezeele.
400px|centre|Distances et positions relatives des populations environnantes Distances (en km) et positions relatives des villages environnants.Pointer les cercles noirs pour obtenir la population en 2014.
Limites du village vignette|gauche La rivière Peene Becque est la limite sud entre Ledringhem, Arnèke et Zermezeele. C'est aussi la limite au sud-est avec Wormhout jusqu'à ce que cette limite ne devienne une ligne en travers d'un champ entre la rue des postes et la rue de la Forge. La limite nord-est avec Wormhout est la rue Louis Patoor. La limite à l'ouest avec Arnèke et Zegerscappel est la Voie romaine (). La limite nord avec Esquelbecq est le chemin de Rubrouck.
Ledringhem a grossièrement la forme d'un quadrilatère convexe d'environ trois kilomètres sur trois, disposé avec un angle d'environ 30° par rapport au nord. Les limites nord et ouest (le chemin de Rubrouck et la voie romaine) sont à angle droit. Ce sont des routes qui sont droites. Les limites sud et est (la Peene Becque et la limite avec Wormhout) sont très irrégulières. La Peene Becque possède deux méandres au milieu de son cours sur la commune. Elle fait un angle droit au niveau du coin sud-est de la commune (lieu-dit Coin de l'est). La limite à l'est avec Wormhout est marquée par deux indentations, la première longeant un méandre de la Penne Becque, la seconde étant de forme rectangulaire au milieu des champs.
Les limites est et ouest sont grossièrement parallèles, alors que les limites nord et sud le sont beaucoup moins.
Altitude Les terrains du village ont une pente orientée du nord-ouest au sud-est. Leur altitude varie de au coin nord-ouest au croisement de la voie romaine et du chemin de Rubrouck, au lieu-dit « La Potence », à au sud-est au niveau de la Peene Becque, au lieu-dit « Coin de l'Est ».
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Steenvoorde à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Milieux naturels et biodiversité vignette|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 de la commune de Ledringhem.
Type de paysage Le paysage est de type « cultures avec auréoles prairiales autour des villages et/ou accompagnement des vallées/coteaux... ». Le terroir est de type « bocage ».
Habitats Selon les chiffres parus en 2006 sur le site du service du développement durable des Hauts-de-France, la Flandre intérieure est le territoire où l'espace est le plus utilisé à des fins agricoles (87,5 %). Le milieu intermédiaire occupe une surface de 8,6 %. L'habitat humain y est très dispersé. Les milieux forestiers (3,7 %) sont peu denses. L'espace bocager est aujourd’hui très dégradé. Les espaces de zone humide ne représentent que 0,2 %. Ceci ne laisse plus beaucoup de place à la préservation de la biodiversité.
Faune et flore Faune Les plaines agricoles du village sont propices au lièvre (Lepus europaeus) et à la perdrix (Perdix perdix). Des plans de chasse existent pour ces deux espèces. Les champs sont le biotope de l'alouette (Alauda arvensis). La présence de cet oiseau dépend de celle de messicoles dont les graines constituent l'essentiel de son alimentation. L'espèce est en régression depuis quelques années, probablement du fait de l'utilisation des pesticides agricoles. Aux abords de la Peene Becque ou de ses affluents, on trouvera aussi des bergeronnettes, des poules d'eau (Gallinula chloropus) et des canards (Anas sp.). Les cultures céréalières en bordure de rivière sont des endroits propices à la nidification du busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Le rat musqué (ou rat d'Amérique, Ondatra zibethicus) est considéré comme une espèce invasive et nuisible. Il fait l'objet de campagnes de piégeage. Le pigeon ramier (Columba palumbus) figure dans les listes d'espèces à problème, peut-être en raison de leur prédation sur les semis en début de culture.
Flore Le Conservatoire botanique national de Bailleul met en ligne depuis 2008 une flore de la Flandre française. À la page 474, dans la partie tirant le bilan de l'ouvrage, on voit sur la carte que Ledringhem se situe dans la zone de richesse floristique faible avec un nombre de taxons par maille de se situant entre 1 et 150. À la page 406, dans la partie dédiée aux Monocotylédones, Ledringhem est cité comme un des rares sites, attesté en 1997, de présence du jonc comprimé (Juncus compressus) en dehors du littoral et des vallées des fleuves et rivières.
Zones naturelles À Ledringhem, une zone humide d'une surface de deux hectares, qui appartient au service de la voirie du département, est située le long de la route de Wormhout. Elle a fait l'objet d'un inventaire en 2018 par le Conservatoire d'espaces naturels (CEN) en partenariat avec l'Union des syndicats d'assainissement du Nord (USAN). Il s'agit d'une prairie de fauche avec des buissons et deux mares. Elle pourrait devenir une réserve naturelle, si des actions de préservation sont entreprises pour garder le milieu ouvert. Le site contient trois espèces de renoncules dont la renoncule peltée (Ranunculus peltatus), une espèce aquatique, protégée dans le Nord-Pas-de-Calais, de plusieurs espèces de libellules, d'oiseaux typiques de ce milieu et d'amphibiens (triton ponctué, Lissotriton vulgaris, et triton crêté, Triturus cristatus). Le diagnostic écologique de 2019 réalisé par l'USAN recommande la coupe des rejets ligneux et la taille des fourrés de ronciers, la tonte de la mégaphorbiaie et de la prairie (Arrhenatherion elatioris), avec export. Cette zone humide est l'une des 111 zones humides classées comme prioritaires du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de l'Yser.
dans les environs de Ledringhem La zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) la plus proche est le « réservoir biologique de l'Yser » à Esquelbecq, à environ . Une autre ZNIEFF appelée « Prairies humides de Wormhout » est à environ .
Hydronymie Le village de Ledringhem est bordé au sud par la rivière Peene Becque. Il est traversé par certains de ces affluents : Trommels becque, Putte becque, Plaetse becque, Kaliszewski becque, portant également le nom de becques (c'est-à-dire de petites rivières).
La Trommels Becque est l'affluent principal de la Peene Becque à Ledringhem. Elle fait . Elle prend sa source près de la déchetterie à Arnèke. Le ruisseau est orienté vers l'est. Il passe sous la voie de chemin de fer puis traverse le lieu-dit "Vier wilge veld". Il fait un changement de direction vers le sud lorsqu'il longe la voie romaine puis passe en dessous pour se retrouver en face sur la commune de Ledringhem où il continue de longer la voie romaine. Il passe sous la rue Henri Wallaert, puis sous la route d'Arnèke. S'écartant de la voie romaine, il traverse le lieu-dit "Les Grenouilles" en faisant un nouveau changement de direction, reprenant la direction vers l'est. Il récupère les eaux de la becque prenant naissance à la résidence "La Campagnarde". Il passe sous le chemin des prairies non loin du lieu-dit "Tampon court". Il récupère aussi les eaux de la becque qui traverse le lieu-dit "champs du moulin". Il se jette enfin dans la Peene Becque au niveau du premier méandre des champs du moulin, non loin de l'endroit où se jette la Zermezeele Becque au niveau du lieu-dit "Baren Brugge" à Wormhout. Edmond-Louis Blomme, en 1896, cite, en note au bas de la page 89 de sa monographie sur la commune, la Léderbèque, une becque qui passe au village et se jette dans la Penne. Il signale que ce ruisseau n'est pas à l'origine du nom du village, mais, que de façon moderne, c'est le village qui lui en a communiqué le sien.
Correspondances entre les noms actuels et ceux cités par Blomme en 1895 On peut trouver facilement une correspondance entre les noms actuels et les noms de 1895 pour 16 lieux-dits. On note que la motte correspond à la mode pour Blomme. Les lieux-dits la tante Marguerite, la caserne et la fourche-verte ne trouvent pas de correspondances actuelles. Blomme cite en lieux-dits les chemins des prairies, d'Heenhout, de wormhout et d'Esquelbecq.