La rue du Ranelagh est une voie du de Paris.

Situation et accès

Longue de , elle commence avenue du Président-Kennedy et finit boulevard de BeauséjourJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« L-Z »), « Rue du Ranelagh », ..

La rue du Ranelagh est desservie à proximité par la ligne C du RER à la gare de l'avenue du Président-Kennedy et par la ligne 9 à la station Ranelagh.

Origine du nom Elle porte ce nom car elle aboutit près du jardin du Ranelagh (entreprise réalisée en 1877 par des prolongements successifs de la voie, qui n'aboutissait initialement pas au Ranelagh). Elle ne doit pas être confondue avec l'avenue du Ranelagh, qui, elle, est située dans le jardin du même nom.

Le jardin est lui-même nommé d'après Lord Ranelagh (1641-1712), homme politique et diplomate irlandais.

Historique vignette|gauche|Lotissement du parc de Boulainvilliers. La rue est tracée dans le domaine de Boulainvilliers, vendu en 1825 par son dernier propriétaire, M. Cabal, notaire à la société Roëhn qui démolit le château et lotit les terrains du parc pour créer le nouveau quartier de Boulainvilliers.Luc Thomassin, Le . Itinéraires d'histoire et d'architecture, Action artistique de la ville de Paris, 2000..

Une première partie de la rue est ouverte sous sa dénomination actuelle en 1825 entre le quai de Passy et la rue de Boulainvilliers.

Elle est prolongée une première fois en 1838 jusqu'au chemin de la Briquetterie en bordure du hameau de Boulainvilliers créé à cette époque, puis en 1854 jusqu'à la rue de la Glacière en absorbant le sentier des Chenilles, par un décret du entre la rue de la Glacière et l'avenue Mozart en absorbant le sentier du Calvaire, enfin par un décret du entre l'avenue Mozart et le boulevard de Beauséjour.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Entre l'avenue du Président-Kennedy et la rue Raynouard : la Maison de la Radio.À cet emplacement se trouvait au début du une usine à gaz que Guillaume Apollinaire évoque dans Le Flâneur des deux rives (1918), . Le poète rapporte que Pierre Mac Orlan vivait à ce niveau de la rue, dans un immeuble où il n'y a mais qui à l'intérieur est et aux fenêtres duquel Guillaume Apollinaire, Le Flâneur des deux rives, chapitre « Souvenir d’Auteuil », p. 5-20, éditions de la Sirène, 1918.. : à cet emplacement (site de la maison de Radio France) se trouvait autrefois une maison où mourut l'actrice Mademoiselle George en 1867, . : gare de l'avenue du Président-Kennedy. : le résistant Georges Loinger y vécut. : l'écrivain Henry Bordeaux y habitait en 1910. et : hameau de BoulainvilliersJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Hameau de Boulainvilliers », ., à l'angle avec la rue de Boulainvilliers. La joueuse de tennis Suzanne Lenglen y est née en 1899Gianni Clerici, Suzanne Lenglen : la diva du tennis, éd. Rochevignes, 1984.. : le polémiste Laurent Tailhade y habita. : l'écrivain Élémir Bourges y vécut, au cinquième étage. : en 1905, l'architecte Hector Guimard construit un hôtel particulier, l'hôtel Nozal, détruit en 1957« Paris 16e, 52 rue du Ranelagh, hôtel de M. Nozal (bâtiment détruit », Musée d'Orsay.. : école de cuisine Alain-Ducasse. : l'aviateur Maurice Bellonte y décède en . : lycée Molière, ouvert en 1888. : l'écrivain Georges Lecomte y habitait en 1910. : immeuble construit par l'architecte Pierre Humbert pour sa famille. Le compositeur Paul Dukas y habita du à 1935. Il y mourut ; une plaque lui rend hommage. Il habita auparavant non loin, rue Singer. bis : le violoniste et chef d’orchestre Gaston Poulet (1892-1974) y a vécu de 1948 à 1974, comme le signale une plaque en façade. : avenue Vion-Whitcomb, voie privée. : hôtel particulier construit par l’architecte Louis Salvan en 1883Protections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, à 432.. En 2009, il appartient au sénateur et ancien président de la Polynésie française Gaston Flosse, une enquête étant d’ailleurs ouverte sur le financement de son acquisition.« Les affaires impliquant Gaston Flosse », L’Obs, 22 juillet 2009.. : construction de 1904Joëlle Bertaut, Permis de construire. Dépouillement du bulletin municipal de la ville de Paris entre 1882 et 1985, Archives de Paris.. Hôtel particulier de l’homme politique et diplomate André François-Poncet (1887-1978)« Une tentative de cambriolage chez M. François-Poncet, député », L’Écho de Paris, 27 août 1925, sur RetroNews.. On y trouve, en 1988, le secrétariat de la Fondation de l’Ordre de Malte pour la recherche et la sauvegarde de son patrimoineBulletin de la Société d’études Hautes-Alpes, 1988, sur Gallica.. : hôtel particulier de style néogothique et néo-Louis XIII construit en 1885 par l’architecte Auguste Duvert pour le comte de Amédée de Caix de Saint-Aymour ; actuelle ambassade du Suriname en France. : hôtel particulier construit par l’architecte A. de Chièvres en 1886. : bâtiment construit en 1890 par l'architecte F. Pelissier ; actuellement : école primaire de l'« Addresses and Maps », isparis.edu, consulté le 7 septembre 2025.. : entrée de l'avenue des Chalets, voie privée. : immeuble de 1929. La femme politique communiste Alice Brisset (1894-1974), teinturière de profession, a vécu cette adresse avec son compagnon Georges Joseph« BRISSET Alice, Eugénie », Le Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social.. : dernière demeure de l'écrivain et homme politique Alain Peyrefitte (1925-1999), qui a vécu à cette adresse de 1972 à sa mort, comme le signale une plaque en façade. : entrée du square du Ranelagh, voie privée. : dans les années 1910 se trouve à cette adresse le siège de la Ligue française d’éducation moraleLe Siècle, 18 décembre 1913, sur RetroNews.. Actuellement : ambassade de Slovaquie en France. : villa Seymiers, voie privée. Blason au-dessus du portail d'entrée. Le nom de l'architecte est gravé en façade : J. Brevet. (et 61, boulevard de Beauséjour) : immeuble d’angle de 1900-1901 avec motifs ornementaux évoquant le Moyen Âge et la Renaissance signé par l'architecte Émile Bainier« 61, boulevard de Beauséjour (et 141, rue du Ranelagh) », sur pss-archi.eu.. À la fin de la rue, au croisement avec le boulevard de Beauséjour : un accès à la Petite Ceinture du .

Notes et références

Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris

Ranelagh