Ángel Gabilondo Pujol () est un universitaire et homme politique espagnol né le à Saint-Sébastien. Il est proche du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).
Universitaire spécialisé en philosophie, il réalise l'ensemble de sa carrière à l'université autonome de Madrid, où il atteint en le grade de professeur des universités. Il en est élu recteur en et prend après la présidence de la conférence des recteurs universitaires d'Espagne.
En , il devient ministre de l'Éducation lors d'un remaniement ministériel. Il quitte le gouvernement en . En , il est investi chef de file du PSOE pour les élections à l'Assemblée de Madrid après la destitution de Tomás Gómez. La gauche échoue d'un seul siège à obtenir la majorité, et il devient alors porte-parole du groupe parlementaire socialiste. À nouveau candidat aux élections de 2019, il remporte la majorité relative mais ne peut prendre la présidence de la communauté de Madrid en raison d'une alliance des droites.
Lors des élections anticipées de 2021, le PSOE madrilène réalise le pire résultat de son histoire, obtenant la troisième place en nombre de voix. Ángel Gabilondo renonce alors à siéger sous la législature à venir. Il est proposé cinq mois plus tard comme candidat au poste de Défenseur du peuple par le PSOE et le PP.
Vie privée Ángel Gabilondo Pujol naît le à Saint-Sébastien dans une famille catholique. Ses parents tiennent une boucherie sur le marché de La Bretxa. Cinquième d'une fratrie de neuf, il est le cadet du journaliste Iñaki Gabilondo et l'oncle de l'actrice Esti Gabilondo..
Il est initialement marié avec Paloma Olmedo. Ils ont ensemble deux enfants, prénommés Hugo et Román. Après leur divorce, il se met en concubinage avec Carmen Gallardo.
Jeunesse Ángel Gabilondo épouse initialement une vocation religieuse : il est moine entre et au sein de la congrégation des frères du Sacré-Cœur. Il perd la foi à la suite d'une crise spirituelle à l'âge de .
Inscrit à l'université autonome de Madrid (UAM), il y obtient en une licence en philosophie et lettres. Il est alors recruté comme professeur assistant en suivant. En , il devient chargé d'enseignement.
Ascension professionnelle Professeur de philosophie Il passe avec succès son doctorat en philosophie en . Pour l'écriture de sa thèse, intitulée , il vit à Brême puis Bochum, en Allemagne de l'Ouest.
Il est promu professeur adjoint par intérim de métaphysique, ontologie et théodicée le . Il est désigné professeur titulaire de métaphysique plus tard.
Cadre universitaire Il est élevé le au rang de professeur des universités en philosophie. Il enseigne alors la métaphysique, l'herméneutique ainsi que les théories de la rhétorique et de la pensée française contemporaine.
Il est élu recteur de l'UAM en , puis président de la conférence des recteurs universitaires de la Communauté de Madrid (CRUMA) en . Il conserve cette fonction . En , il est porté à la présidence de la conférence des recteurs universitaires d'Espagne (CRUE).
Ministre de l'Éducation Le , Ángel Gabilondo est nommé à ministre de l'Éducation dans le second gouvernement minoritaire du président du gouvernement socialiste José Luis Rodríguez Zapatero. Il prend la suite de Mercedes Cabrera, avec qui il avait collaboré sur la réforme de loi organique des universités (LOU). À cette occasion, il retrouve les compétences relatives à l'enseignement supérieur.
Il est remplacé le par l'indépendant José Ignacio Wert et se retire alors de la vie politique.
Chef de file des socialistes madrilènes thumb|Ángel Gabilondo aux côtés de la maire de Madrid Manuela Carmena lors du congrès des Commissions ouvrières (CCOO) en . Il est investi le chef de file du Parti socialiste de Madrid-PSOE (PSM-PSOE) aux élections autonomiques du suivant par la commission fédérale des listes, après une proposition en ce sens de la direction provisoire du PSM-PSOE, soutenue par sur 136. Il succède ainsi à Tomás Gómez, révoqué directement par la commission exécutive fédérale plus tôt.
Avec , le PSM-PSOE remporte 25,7 % des voix, arrêtant la chute entamée en . Il totalise sur 129 à l'Assemblée de Madrid, soit un de plus que sous la précédente législature. À , Ángel Gabilondo conquiert son premier mandat électoral. Ayant échoué à prendre le pouvoir face au Parti populaire de Madrid (PPM) de Cristina Cifuentes, il devient le porte-parole du groupe socialiste, qui se maintient donc dans l'opposition.
Seul candidat en lice, il est proclamé le chef de file pour les élections de .
Défenseur du peuple Au mois de , alors que le Parti socialiste et le Parti populaire négocient le renouvellement d'un certain nombre d'institutions et organismes requérant une majorité qualifiée, le nom d'Ángel Gabilondo est cité comme probable candidat au poste de Défenseur du peuple. Celui-ci indique qu'aucune proposition en ce sens ne lui a été faite mais que cela constituerait un grand honneur.. Huit mois plus tard, après une longue interruption des négociations entre les deux grands partis, un accord est effectivement conclu pour la désignation d'Ángela Gabilondo à ce poste..
En , Ángel Gabilondo remet à Francina Armengol, présidente du Congrès des députés un premier rapport sur les agressions sexuelles commises par des membres de l’Église catholique espagnole, de 1970 à 2023. Ce document estime les victimes à dont .
Notes et références
Voir aussi Publications Apprends-nous à aimer - Catéchisme du Sacré Cœur - 1969 Dilthey : Vie, expression et histoire - 1988 Le discours en action (Foucault) et une ontologie du présent -1990 Traces de l'Éros : lire, écrire, parler - 1997 Moins que des paroles - 1999 Le retour de l'autre : différence, identité et altérité - 2001 Mortel besoin - 2003
Articles connexes Gouvernement Zapatero II Élections à l'Assemblée de Madrid de 2015
Liens externes
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