Oamaru ( ; ) est une ville de Nouvelle-Zélande située dans la région d'Otago sur l'est de l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande. C'est la ville la plus importante du nord de la région d'Otago.
Géographie Oamaru est la principale ville du district de Waitaki (Nouvelle-Zélande). Elle est située à au sud de la ville de Timaru et à au nord de Dunedin, sur la côte est face à l’Océan Pacifique et sur le trajet de la route nationale 1 et de la ligne de chemin de fer de la , qui les relient toutes les deux.
Population Avec une population de , Oamaru est la plus importante zone urbaine de Nouvelle-Zélande, et la seconde plus grande ville d’Otago derrière Dunedin.
Toponymie Le nom Oamaru signifie en maori « [la] zone de Maru ». L’identité de Maru reste ouverte à la conjecture.
Histoire Site archéologique Il y a quelques sites archéologiques importants situés autour d’Oamaru.
Ceux de l’embouchure du fleuve Waitaki, où on trouve en particulier les traces du et du Awamoa, ces deux animaux disparus datant de la période archaïque de la culture maorie des chasseurs de Moa, quand la population humaine de la Nouvelle-Zélande était très éparpillée, tout le long de la côte sud et sud-est, aux environs de l’an .
L’embouchure du fleuve Waitaki présente ainsi au moins répertoriés.
Awamoa fut le principal chantier de fouilles archéologiques en Nouvelle-Zélande quand W.B.D. Mantell creusa à cet endroit lors du Noël 1847 et ensuite jusqu’en 1852.
De petits sites archaïques existent aussi à et à Beach Road dans le centre d’Oamaru.
L’art archaïque, distinctif des abris de la vallée rocheuse de Waitaki, date de cette période .
La zone est aussi un site, qui a des caractéristiques de la période classique et protohistorique, datant d’après 1500, au niveau de Tamahaerewhenua, Tekorotuaheka, Te Punamaru, Papakaio et Kakanui..
Mythologie maorie La tradition maorie raconte que les peuples anciens dits Kahui Tipua construisirent un canoë nommé Arai Te Uru, qui navigua à partir du sud de la Nouvelle-Zélande vers leurs maisons ancestrales en Polynésie à Hawaiki pour obtenir des kumaras. Sur leur trajet de retour, il prit l’eau au niveau de l’embouchure du fleuve Waitaki, ce qui entraîna la perte des paniers de nourriture vers la plage de Moeraki et se termina par un naufrage au niveau de Matakaea (Shag Point), où ils se retournèrent et échouèrent sur le récif de Danger Reef. Après le naufrage, un membre de l’équipage, Pahihiwitahi, cherchant de l’eau, découvrit le fleuve Waitaki, mais en retournant vers le sud, il ne réussit pas à retrouver le lieu du naufrage avant l’aurore, et il retourna dans les collines de la vallée de Shag. Les universitaires modernes ont suggéré que cette histoire est une allégorie pour expliquer le fait que les kumaras peuvent maintenant pousser au sud de la Péninsule de Banks.
Histoire européenne Le le capitaine James Cook sur le Endeavour atteint une position très proche de l’embouchure du fleuve Waitaki et « à environ trois miles (soit ) de la côte » selon son journal.
Il affirme que la terre « ici est très basse et plate et continue ainsi jusqu’aux pieds des collines, qui sont au moins à quatre ou cinq miles () à l’intérieur des terres. L’ensemble du pays apparaissant stérile, il ne vit aucun signe de la présence d’habitants ».
Il resta sur cette partie de la côte pendant quatre jours et Sydney Parkinson, l’artiste de l’expédition, décrivit ce que semblait être l’aspect de Cape Wanbrow, dans Oamaru. Le , il écrivait
En fait, les Maoris vivaient dans cette zone et les chasseurs de phoques visitaient déjà la côte en . Le découvert en par William Tucker concernant la , rapporte que :
Le parti de Pukeheke les tua et les mangea aussi. Le parti des Pākehā, avec le capitaine Matilda (Captain Fowler), sous le commandement de Robert Brown avec deux autres Européens et cinq lascars (des marins indiens) partirent, soit huit personnes en tout et non sept personnes comme le dit le manuscrit, furent envoyés dans un bateau ouvert à partir Stewart Island à la recherche des lascars manquants. Brown devait être pour quelques raisons à leur recherche tout le long de la côte de North Otago.
Après le saccage par Te Rauparaha de l’important pa (village fortifié) à Kaiapoi près de la ville moderne de Christchurch en , les réfugiés vinrent vers le sud et obtinrent la permission de s’installer à Kakaunui (Kakanui), et dans le territoire situé entre Pukeuri et Waianakarua, comprenant le site urbain de la ville d’Oamaru, qui devint leur domaine..
vignette|Partie du district historique d’Oamaru.
Les chasseurs de baleines visitèrent parfois cette partie de la côte dans les années 1830. Le Jason, par exemple, venant probablement de New Londondans le Connecticut aux États-Unisavec le capitaine Chester, fut noté dans le secteur d'Otago Bluff au sud de Kakanui, avec d’huile, le Ian Church, Otago's Infant Years, Otago Heritage Books, Dunedin, 2002, ..
Edward Shortland visita la zone en 1844, venant à travers le pays à partir de Waikouaiti. Le , il note que Il fit une carte et y plaça Oamaru dessus. Ce fut l’un des premiers Européens, qui passèrent à travers cette zone à pied dès 1840.
James Saunders devint le premier résident européen du district, quelque temps avant 1850, quand il s’installa pour commercer parmi les Māori de l’embouchure du fleuve Waitaki.. vignette|gauche|Bâtiment du Conseil du District de Waitaki, Thames Street, Oamaru.
Ensuite, plus de colons européens arrivèrent dans la zone d’Oamaru dans les années . Hugh Robison construisit et vécu dans une pauvre hutte vers Oamaru Creek en 1853 alors qu’il installait son élevage de moutons. J.T. Thomson expertisa cet endroit pour y construire une ville en 1859, et le le .
La ville grossit comme un centre de service pour l’agriculture et l’élevage pastoral, sur les terres situées entre la chaîne de et le fleuve Waitaki, et rapidement devint un port majeur avec le début de la construction d’un brise-lame en .
Pendant de nombreuses années, il y eut ainsi un port de commerce et de pêche près du et au niveau de Friendly Bay.
Avec le développement du pastoralisme et l’industrie de la congélation de la viande, qui a son origine en Nouvelle-Zélande juste au sud de la ville à Totara, Oamaru vit fleurir des institutions telles que l'Athenaeum et la école supérieure de garçons de Waitaki et la .
La richesse locale en calcaire () incita à la sculpture et de bons artistes comme Thomas Forrester (1838-1907) et son fils J.M. Forrester (1865–1965), ont utilisé largement cette pierre. Avec la période la Longue Dépression dans les années 1880, Oamaru est devenue la ville ..
Un facteur majeur de la quasi banqueroute de la ville d’Oamaru fut la construction du Borough water race, un aqueduc terminé après trois ans de travaux en 1880. Cet ouvrage d’ingénierie remplaça le faible apport d’eau provenant des petits ruisseaux locaux par de l’eau pure en abondance et aussi de l’énergie pour les machines industrielles animées par les moteurs hydrauliques) à partir de l'eau du fleuve Waitaki et en conduisant l’eau à travers un canal ouvert sur environà travers un paysage agricole vallonné à partir de Kurow jusqu’au réservoir d’Oamaru situé à Ardgowan, ceci jusqu’à son déclassement et son abandon en 1983.
Évolution récente Le développement se ralentit mais la population continua à grossir jusqu’en . Avec la fermeture du port et la stagnation de l’économie de la Nouvelle-Zélande, Oamaru trouva difficilement sa voie. En réponse, elle commença à se réinventer elle-même, devenant l’une des premières villes de Nouvelle-Zélande à réaliser que son héritage immobilier était un atout.
Climat
Selon la Classification de Köppen, le climat de Oamaru est un Climat océanique (Cfb)..
Personnalités associées à Oamaru De nombreuses personnalités mises en valeur parmi les premiers travaux de Janet Frame, qui grandit dans la ville, reflètent les conditions de vie à Oamaru.
D’autres œuvres littéraires comprennent celles d', et .
D’autres personnes importantes sont nées ou ont grandi dans la région d’Oamaru parmi lesquelles , un des fondateurs de l'association caritative pour sans-abris .
Le Premier ministre d'Australie, l'Australien Chris Watson, les hommes politiques néo-zélandais et William Steward.
Le cardinal Thomas Stafford Williams, , président et prévôt de la University College de Londres.
D’anciens joueurs notables des All Blacks, dont le capitaine Richie McCaw. Fred Allen, un All Black des années 1940 qui est devenu l'entraîneur de l'équipe pour gagner quatorze fois sur ses quatorze tests dans les années 1960, était né à Oamaru, bien qu’il n'y ait pas fait des études.
Le monde apprit la nouvelle de la mort de Robert Scott et des membres de son équipe lors de leur retour fatal de l’expédition vers le Pôle Sud par le biais d’un télégramme envoyé d’Oamaru, le .
De 1920 à 1940, (1875–1944) transforma la Waitaki Boys' High School en l’une des écoles les plus admirées du pays malgré ses valeurs traditionnelles, inspirant le leadership et une vue d’esprit large.
Les élèves notables comprennent Charles Brasch (1909–1973) vivant à Waitaki de 1923 à 1926, un poète et patron d’artistes ; Douglas Lilburn (1915–2001), le plus ancien chef d’orchestre de la musique de Nouvelle-Zélande ; (1910–1993), écrivain et enseignant ; Denis Blundell, un futur Gouverneur général de Nouvelle-Zélande ; et (1911–1991), le fils du recteur, enseignant le tchèque et l'anglais, faussement accusé d’espionnage pour les communistes. Son père, connu comme « », mourut soudainement le alors qu’il parlait à l’inauguration d’une porte en pierre de Milner Park.
E. A. Gifford (1819–1894), artiste et académicien, vécut à Oamaru de 1877 à 1885 et de 1892 jusqu’à sa mort. C’était un peintre de genre, de portrait et de paysage qui connut une notoriété nationale. Le monde des arts se souvient de lui pour des œuvres telles qu' de 1887, probablement l’image la plus connue d’Auckland au .
Emily Gillies , artiste d’Oamaru , était la fille de C.H. Street, la nièce maternelle d’Edward Lear (1812–1888), le fameux peintre aquarelliste anglais et écrivain de vers humoristiques. La sœur de Lear a virtuellement fait connaître son frère. Quand il meurt sans enfant avant elle, elle hérite des restes de sa collection. Le groupe de travaux d’intérêt international qui vient dans le Nord-Otago, où il est resté intact jusqu’au début des années 1970.
L’artiste Colin McCahon (1919–1987) vécut à Oamaru de 1930 à 1931. Il était présent au Middle School. Le lieu et le paysage du North Otago firent grande impression sur lui. Il revisita le secteur plusieurs fois à l’âge adulte en peignant ses promenades.
Le Dessinateur humoristique , qui est l’auteur de un comic strip pour le journal The Guardian en Angleterre, .
En 2008, il existe une forte communauté d’artistes vivants, et de vendeurs dans les locaux de la galerie de l’enceinte historique d'Omaru. Un des principaux artistes résidant dans la ville est , qui produit des portraits et des masques. C'est en partie à travers ses œuvres, qu'Oamaru accueille un festival annuel de masques, qui se tient chaque mois de juillet, nommé le Midwinter Masquerade. Une autre célébration annuelle, est la fête du Victorian Heritage qui a lieu en novembre.
D’autres résidents passés d'Oamaru comprennent le présentateur de radio et le joueur de hockey .
qui a joué l’un des test-matchs pour l’équipe de cricket de la Nouvelle-Zélande.
Le concepteur de jeux vidéo a grandi à Oamaru et a suivi les cours du Waitaki Boys High School.. Son intérêt pour l’escalade fut éveillé à l’occasion d’une sortie de terrain pour l’étude de la géographie alors qu’il étudiait là, et finalement il a ensuite gravi le sommet ultime du Mont Everest en ..
Points d’intérêt droite|vignette|180px|Un bâtiment fait de pierres d’Oamaruhe de style classique.