Saint-Clet est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Saint-Clet appartient au pays historique du Trégor.

Géographie Situation thumb|left|Carte de la commune de Saint-Clet et des communes avoisinantes.

Saint-Clet fait partie de la communauté de communes Guingamp-Paimpol Agglomération depuis 2017 après avoir fait partie de celle de la communauté de communes Pontrieux Communauté entre 1997 et 2016.

Relief thumb|left|Le Rocher du Corbeau (Roc'h ar Vran), un point de vue situé à environ 50 m au-dessus de la vallée du Trieux. Le finage de Saint-Clet est constitué pour l'essentiel d'un plateau dont les points les plus hauts atteignent 92 mètres à Kergavet, 91 mètres à Kerverit ou encore 87 mètres aux Quatre-Vents (dans l'angle nord-ouest du territoire communal) et dont le bord ouest assez pentu est constitué par la vallée du Trieux, encaissée d'une cinquantaine de mètres par rapport au plateau. Le bourg est vers 80 mètres d'altitude. Les meilleures terres sont au nord, là où le granite domine; le plateau argileux, imperméable, aux terres comoactes, est moins favorisé

François Ménez, s'inspirant d'une étude réalisée par une institutrice, Mme Kojlner, décrit ainsi la géologie et le relief de Saint-Clet en 1942 :

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Trieux, la Font Kergavel., le Poul Jaudour. et le ruisseau de la Fontaine kergavel...

Le fleuve côtier Trieux, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Kerpert et se jette dans la Manche entre Lézardrieux et Ploubazlanec, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques du Trieux sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 415 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/12/1989 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour.. Il sert de limite ouest à la commune, la séparant de celle de Plouec-du-Trieux.

Son affluent de rive droite, le Ruisseau de la Fontaine Kergavel, sert partiellement sur une partie se son cours, de limite avec la commune de Quemper-Guézennec. vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-CletLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Clet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,5 %), zones agricoles hétérogènes (25,7 %), forêts (11,3 %), zones urbanisées (4,4 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie thumb|Panneau bilingue (français et breton) d'entrée d'agglomération.

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia Sancti Cledei en 1389, Saint Clezt en 1481, Saint Clezeff en 1508, Saint Clezev en 1543, Saint Clezeuf en 1554..

Saint-Clet vient de Saint Clezeuff ou Saint-Clezeff que l'on retrouve en 1508.

Selon d'autres sources saint Clet serait aussi connu sous le nom de saint Anaclet et serait le troisième évêque de Rome (pape), un martyr mort entre 88 et 96 lors des persécutions commises par l'empereur romain Dioclétien..

Deux hameaux portent l'un le nom "Convenant Ru Toupin", l'autre "Convenant Trémeur" : ces toponymes rappellent les rentes convenancières dues par les tenanciers à leurs seigneurs dans le cadre des domaines congéables, usement fréquent sous l'Ancien Régime dans la région.

Histoire Préhistoire Des fouilles effectuées en 1863 permirent de trouver aux environs de Kerguézennec, sous deux grosses pierres, quelques objets en or dont un mors de cheval (ou un bracelet) et ue petite serpe en or, qui furent vendus à un orfèvre de Guingamp oar les auteurs de la découverte ; ces objets dataient probablement de l'époque gauloise..

Antiquité Des traces d'une voie romaine ont été trouvées près du hameau de Kergavet et un reste à Coz Yezudet près du village de Kermorvan et ..

Moyen-Âge Saint-Clet est issu du démembrement de l’ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Guézennec. Un établissement monastique s'y serait établi au village du Cloître ainsi qu'un prieuré Saint-Cyriaque, dit aussi du "Cloître-Quemper", dépendant de l'abbaye de Saint-Jacut ; une chapelle Saint-Cyriaque en dépendait (disparue)..

Saint-Clet aurait échappé aux raids des Vikings, ceux-ci, qui remontaient le Trieux, ayant été arrêtés par Alain Barbetorte au niveau des landes de Plourivo.

Sous l’Ancien Régime, Saint-Clet était une trève de la paroisse de Quemper-Guézennec, tout comme Notre-Dame des Fontaines, rive orientale de l'actuelle commune de Pontrieux, et appartenait au diocèse de Tréguier. C'était une trève de Quemper-Guézennec, dépendant de la subdélégation de Pontrieux et du siège royal de Lannion.

L'église, bâtie au Moyen Âge peut-être en l'an 1010, se trouvait le long de l'actuelle rue de l'Argoat, où se trouve maintenant un restaurant et des maisons (d'où le nom de la rue à côté, rue de Kerilis, signifiant « rue de l'église » en breton)..

Temps modernes thumb|Carte de Cassini de la trève de Saint-Clet et de ses environs (1790). Lors de la Guerre de Bretagne, l'armée française occupe Pontrieux fin 1488 et Guingamp le . «Anne de Bretagne rassemble quelques gentilshommes qui lui étaient dévoués à rassembler une armée Qui reprit Pontrieux, mais qui, marchant de Pontrieux à Guingamp en suivant la rivière du Trieux, par la vieille route de Squiffiec, fut surprise et défaite dans les bas-fonds de Traou-Bataille à la limite ouest de Saint-Clet. Elle dut se disperser et abandonner Pontrieux ».

Le territoire de Saint-Clet était partagé entre trois seigneuries : Beauregard (qui disposait d'un droit de haute justice), Carnavalet (haute justice également, laquelle s'exerçait à Pontrieux) et Kerglas (en Saint-Gilles-le-Vicomte [ Saint-Gilles-les-Bois désormais])..

Une léproserie existait au village de La Corderie (les lépreux étaient souvent cordiers).

L'actuelle église Notre-Dame-des-Fontaines à Pontrieux était alors une chapelle dépendant de la paroisse de Saint-Clet.

Révolution française

Le cahier de doléances de Saint-Clet demande notamment la suppression des domaines congéables (ce qui fut fait oar ia loi du , mais ceux-ci furent rétablis en l'an VI).

Au cours de la Révolution française, la commune, créée en 1790, porta provisoirement les noms de Haut-Trieuc (en breton Léintréo).

La chapelle Notre-Dame de Clérin, devenue bien national, est achetée par un propriétaire privé, Yves Pierre DanielYves-Pierre Daniel, né le à Plélo, décédé le à Pontrieux, notaire., qui organisa des pseudo-pardons à son bénéfice dans la chapelle, puis après une interdiction, à son domicile où il avait fait transporter les statues de Notre-Dame et de saint Cado. La chapelle fut rachetée le par Yves-Simon Ollivier-HenryYves-Simon Ollivier-Henry, né le à Plouëc-du-Trieux, décédé le à Plouëc-du-Trieux, cultivateur. qui en fit don à la fabrique.

Le thumb|Plan cadastral de la commune de Saint-Clet (Côtes-d'Armor) datant de 1839 (tableau d'assemblage). A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Clet en 1853 :

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Saint-Clet possède une école de garçons ayant 61 élèves et une de filles en ayant 50, que « les terres sont bonnes, bien cultivées et boisées ; 1/11e est encore en landes », que « l'église a pour saint patron saint Clet ou Anaclet, quia donné son nom à la commune » et que cette dernière possède deux chapelles, cele de Saint-Yves, qui date de 1856,} et celle de Notre-Dame de Clérin, du ; « cette dernière, qui a pour deuxième patron saint Cado, est l'objet d'une dévotion qui attire au mois de mai de nombreux pèlerins venant d'assez loin pour obtenir la guérison des maladies des yeux et des ulcères »..

La vieille église tréviale, une des plus anciennes de Bretagne, fut démolie et remplacée par l'église actuelle, dont la première pierre fut bénie le et la consécration de l'église se déroula le ; sa flèche n'a jamais été construite. L'ancien cimetière de Saint-Clet est vendu en 1868 à Jean-Pierre Gélard, de Troguéry, le maire s'engageant à faire élever les pierres tombales et le reliquaire subsistants.

En 1894 la commune contracte un emprunt pour la construction d'une école des filles (l'école des garçons est de construction plus ancienne).

La culture du lin était traditionnellement importante ; chaque maison possédait un ar c'har nean ("char à filer le lin")

Le La Belle Époque

Les incendies étaient fréquents : par exemple pour la seule année 1902 quatre vieilles maisons et plusieurs crèches sont détruites par le feu dans le village de Crec'h-Guézou le . et la ferme de Traou-Bellein est la proie des flammes le ..