Edmond Lackenbacher, né le 9 juillet 1901 à Paris (9e arrondissement), mort pour la France le à Arras (Pas-de-Calais), est un enseignant et un syndicaliste français.

Biographie Edmond Antoine Guillaume Lackenbacher, né le 9 juillet 1901 à Paris (9e arrondissement) 74, rue d'Amsterdam, est issu d'une famille aisée d'origine autrichienne. Son père, Édouard Lackenbacher, né en 1868 à Vienne, est avocat près la cour d'appel de Paris. Durant la Grande Guerre, il est brièvement mobilisé au sein du 35e régiment d'infanterie territorial.

Edmond Lackenbacher effectue ses études secondaires au lycée Condorcet à Paris (9e arrondissement). En 1920, il est reçu au sein de la promotion littéraire de l’École normale supérieure. En 1926, il est reçu, le premier à l'agrégation de lettres.

Après son service militaire il devient professeur au lycée de Bourges de 1924 à 1931. Reçu premier à l’agrégation des lettres en 1926 (après trois échecs en 1923, 1924, 1925), il est élu membre du comité de la Société des agrégés à partir de 1928 puis secrétaire général de 1929 à 1930.

Professeur au lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine de 1931 à 1939, il est délégué de Paris à la commission exécutive du Syndicat national des lycées de garçons et du personnel de l’enseignement secondaire (l'ancien nom du Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) de 1931 à 1932. Il est le président de 1931 à 1934, puis le délégué des colonies, protectorats et de l’étranger à la commission exécutive, de 1932 à 1937.

Battu par Albert Fedel aux élections au Conseil supérieur de l’instruction publique par contre 1 et 53 à Georges Cogniot le , il est membre du Bureau national du SPES de 1937 à 1940, chargé de la rédaction et de l’administration du Bulletin d’informations du Syndicat du personnel de l’Enseignement secondaire de 1937 à 1939. Il est battu par André-Marie Gossart aux élections des représentants du personnel au comité consultatif de l’enseignement secondaire par contre en .

Durant la Seconde Guerre mondiale, Edmond Lackenbacher est mobilisé comme capitaine au sein du 95e régiment d'infanterie. Il meurt au combat le 19 mai 1940 à Arras durant la bataille de France.

Ses supérieurs saluaient la qualité de son enseignement. En 1928 l’inspecteur d’académie notait à son sujet En 1929 l’inspecteur général le juge , en 1933 son proviseur confirme cette impression La même année l’inspecteur général Dominique Parodi note :

Il était célibataire. Jean Collombat lui a dédié son livre La Fin du monde civilisé les prophéties de Vacher de Lapouge. Le , une crypte de la chapelle de la Sorbonne est dédiée à sa dépouille ainsi qu'à de celles de neuf autres maîtres et deux étudiants symbolisant l’héroïsme des universitaires au service de la France.

Notes et références

Bibliographie Yves Verneuil, La Société des agrégés de sa fondation à nos jours, Thèse NR, Paris IV, 2000, . Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, , . L’Université Syndicaliste, nouvelle série , , . J. Sirinelli, Génération intellectuelle, khâgneux et normaliens dans l’entre-deux-guerres, Fayard, 1988, . P. Gerbod, « Associations et syndicalismes universitaires de 1929 à 1937 dans l’enseignement secondaire public », Le Mouvement social, , octobre-, . La Quinzaine Universitaire, , . Bulletin d’informations du Syndicat du Personnel de l’Enseignement Secondaire, , , ; , , .

Lackenbacher Catégorie:Élève du lycée Condorcet Lackenbacher Catégorie:Naissance en juillet 1901 Catégorie:Décès en mai 1940 Catégorie:Décès à 38 ans Catégorie:Décès à Arras Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Personnalité inhumée dans la chapelle de la Sorbonne