La rue du Docteur-Blanche est une voie publique du de Paris située non loin de la porte d'Auteuil, en France.

Situation et accès Cette rue, large de 18 mètres et longue de 530 mètres, donne sur six autres voies : la rue Raffet à la fin de la rue ; le square du Docteur-Blanche au 53 bis, qui est une voie privée ; la rue Henri-Heine au 49 ; la rue de l'Yvette aux 23-29 ; la rue Mallet-Stevens au 9 ; la rue de l'Assomption au début de la rue aux 83-89Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Rue du Docteur-Blanche », ..

C'est l'une des rares rues du quartier à être à double sens.

La rue est accessible par la station de métro Jasmin de la ligne 9 du métro de Paris..

Origine du nom vignette|150px|gauche|redresse|Esprit Blanche. Elle porte le nom du médecin aliéniste Esprit Blanche (1796-1852), fondateur d'une maison de santé qui était située dans l'actuel quartier voisin de La Muette. Son fils Émile Blanche (1820-1893) prend sa suite et meurt en sa maison de la rue des Fontis (au 15 note sa nécrologie dans Le GauloisSaint-Réal, « La mort des docteurs Charcot et Blanche », Le Gaulois, 17 août 1893, p. 1-2., au 19 selon l'historien de Paris Jacques Hillairet), où le médecin résidait depuis 1873, l'ayant fait construire. Son propre fils, le peintre Jacques-Émile Blanche (1861-1942) y vécut également.

Historique Cette voie est indiquée sur le plan cadastral de l'ancienne commune d'Auteuil dressé en 1823, d'abord appelée « sentier des Fontis », « chemin des Fontis » puis « rue des Fontis ». « Fontis » est un terme qui fait référence aux fondrières causées par l'exploitation des carrières souterraines.

Elle est classée dans la voirie parisienne par un décret du et prend sa dénomination actuelle par un arrêté du .

Le 6 août 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au rue du Docteur-BlancheCarte et liste officielles des obus lancés par le canon monstre et numérotés suivant leur ordre et leur date de chute, Excelsior du 9 janvier 1919..

Le professeur d'architecture Philippe Dehan note : (Le Corbusier, Robert Mallet-Stevens, Jean Ginsberg, Pierre Patout).

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire À un numéro inconnu vécut le Premier ministre Jacques Chaban-Delmas dans les années 1960 et 1970. Au croisement avec la rue de l'Assomption : église Notre-Dame-de-l'Assomption de Passy. : clinique privée MozartGeorges Perec, « Allées et venues rue de l’Assomption » sur lieux-georges-perec.seuil.com, consulté le 27 octobre 2025.. : immeuble construit sur les plans de l'architecte Pierre Patout en 1928 ; façade plaquée de mosaïques noires. , angle du 12 rue Mallet-Stevens : maison et agence de l'architecte Robert Mallet-Stevens. Ce dernier est à l'origine des hôtels particuliers de l'impasse qui commence à ce niveau. : Foyer des lycéennes, internat pour étudiantes, y est situé depuis sa création en 1954.. Il fait l'objet d'un documentaire, réalisé par Marie Gaumy, intitulé Les 400 Filles du Docteur Blanche et produit par Quark en 2004.... Renommé internat d'excellence Jean-Zay par le ministre de l'Éducation nationale François Fillon la même année., il devient mixte à la rentrée 2011.. Cet internat est maintenant appelé « lycée d'État Jean-Zay ». : immeuble construit entre 1950 et 1953 par l'architecte Jean Ginsberg ; bassin et sculpture en résine noire de Pierre Székely. : banque du Crédit lyonnais (de nos jours BNP Paribas), où a lieu la dernière attaque du gang des postiches le . Les policiers tendent une souricière aux malfrats. L'enquêteur Jean Vrindts et le gangster Bruno Berliner sont tuésPatricia Tourancheau, « Cafouillage rue du Docteur-Blanche. Hold-up des postiches et défaillance policière aux assises », liberation.fr, 26 mars 1996, consulté le 12 août 2014.Serge Garde, Valérie Mauro et Rémi Gardebled, Guide du Paris des faits divers. Du Moyen Âge à nos jours, Le Cherche Midi, 2004, p. 254.. : immeuble construit en 1925 par l'architecte Jean Boucher. : délégation du conseil départemental de Mayotte à Paris. La Fondation Le Corbusier, qui conserve notamment les archives de l'architecte, est installée dans les villas Jeanneret-Raaf et La Roche, situées respectivement au 8 et 10, square du Docteur-Blanche, impasse qui s'ouvre au 53 bis de la rue du Docteur-Blanche... : s'y trouvait l'École normale sociale, établissement fondé en 1911 par Andrée Butillard, militante du syndicalisme chrétien. D'abord installée dans le quartier de Plaisance, elle visait à former des femmes syndicalistesJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, troisième édition, 1963, supplément, 1972, « Rue du Docteur-Blanche », .. Madeleine Tribolati y étudia. La photo ci-dessous figure un hôtel particulier, remplacé de nos jours par un immeuble.

Notes et références

Annexes Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris Réseau viaire de Paris

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