Marguerite de Savoie-Achaïe, dite « la Grande » (lire en ligne)., née à Pignerol et décédée en 1464 à Albe, est une princesse de la maison de Savoie, veuve du gouverneur de Gênes, le marquis de Montferrat, qui est devenue abbesse à Albe. Elle a été déclarée bienheureuse par l'Église catholique.

Biographie Marguerite est la fille d'Amédée de Savoie-Achaïe, seigneur de Piémont, prince d'Achaye et de la Morée et de Catherine, fille du comte . Son année de naissance n'est pas précisément connue. Samuel Guichenon († 1664) n'en donne aucune. Les auteurs contemporains s'accordent pour la faire naître à Pignerol (Piémont), entre Short lives of the Dominican saints, op. cit. et 1390. La reine Marie-José donne le nom erroné de son époux, « Paléologue », mort en 1338...

Elle est promise à , marquis de Montferrat et gouverneur de Gênes, son cousin, dont c'est le second mariage, et d'une vingtaine d'années son aîné (lire en ligne).. Ce contrat fait partie d'un des arrangements lors de la paix entre la maison de Savoie et le marquis. Le mariage se déroule en 1403, probablement un .

Veuve en 1418, elle fait vœu de chasteté. Selon le prêtre et historien Jean Frézet (Histoire de la maison de Savoie), le couple n'eut pas d'enfant. Le généalogiste Samuel Guichenon indique que Philippe Marie Visconti, duc de Milan aurait cherché à l'épouser, ayant obtenu une dispense du pape. Elle refuse plus orientée vers la piété qui s'accroit après avoir écouté les sermons de saint Vincent Ferrier qui séjourna plusieurs mois au marquisat du Montferrat. Avec plusieurs jeunes femmes de haut rang, elle décide de se retirer dans un palais d'Albe afin de mener une vie religieuse en tertiaires dominicaines.

Puis elle désire œuvrer davantage pour l'Église, et en 1445, la première pierre d'un nouveau monastère dominicain est posée à Albe, promu par elle et dédié à sainte Marie Madeleine Quelques années plus tard, en 1450, Marguerite et ses compagnes sont autorisées à passer du Tiers-Ordre dominicain aux Sœurs dominicaines proprement dites, et elles se mettent sous la règle de saint Augustin. Elle prend l'habit à cette occasion.

C'est à cette même époque que Marguerite de Savoie s'emploie à convaincre son cousin , élu antipape sous le nom de , pour renoncer à sa fonction, qu'il abandonne effectivement en 1449.

Augmentant encore ses mortifications, elle se montre un modèle de piété, surtout lorsqu'elle devient responsable de l'hôpital Santa Maria degli Angeli, où elle s'efforce d'alléger la souffrance des malades, et, après environ 45 ans de pénitence, d'humilité et de bonnes œuvres, elle meurt en odeur de sainteté, le .

Hommages D'abord inhumée dans une simple tombe, en 1481, lui offrit un sépulcre beaucoup plus beau installé dans son monastère. En 1825, il fut placé dans une chapelle spécialement dédiée de la nouvelle église Sainte-Marie-Madeleine, dont les fresques du dôme peintes par la représentent en exaltation. Son mausolée comporte une inscription latine traduite par les auteurs Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez par : « Ici repose le corps de la bienheureuse Marguerite de Savoie, marquise de Montferrat, de l'Ordre de saint Dominique, fondatrice de ce monastère. Lors des campagnes d'Italie, où les troupes révolutionnaires françaises envahirent la péninsule, le corps de la sainte fut transféré dans la cathédrale d'Albe.

Marguerite de Savoie a été béatifiée par le pape en 1669 Bse Marguerite de Savoie : résumé, dates et liens Internet, CatholicSaints.Info..

Iconographie Vitrail dans la cathédrale Saint-François-de-Sales de Chambéry (Savoie) Mosaïque des saints d'origine savoyarde dans l'église Notre-Dame du Léman de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) Panneau dans la basilique Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var) Fresque dans la salle des conférences de la bibliothèque régionale d'Aoste, ancienne chapelle de l'hospice de charité Quatre bienheureux de la famille de Savoie sont peints sur la voûte du bas-côté sud de la basilique San Michele Maggiore à Pavie et Marguerite est peinte en habit de religieuse tenant trois flèches.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

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Articles connexes Maison de Savoie Femmes de la maison de Savoie Liste des marquises et duchesses de Montferrat

Liens externes

Princes d'Achaïe, dames du Piémont, Les comtes de Savoie, Charles Cawley, MedLands (Foundation for Medieval Genealogy). Laurent Ripart (2015), « Les saints de la maison de Savoie au » (lire en ligne) , dans L’image des saints dans les Alpes Occidentales : Actes du colloque international tenu au musée d'Art et d'Histoire de Genève (06/2013) Sylvie Aballéa et Frédéric Elsig (le médiéviste se trompe cependant dans l'année de décès donné - † 1479 - au lieu de 1464).

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