Ekibastouz (en kazakh : Екібастұз ; en ) est une ville minière de l'oblys de Pavlodar, au Kazakhstan.
Géographie Ekibastouz est située dans le nord-est du pays, non loin de la frontière avec la fédération de Russie, à au sud-ouest de Pavlodar. La ville est à la limite de la steppe de Kazakhie et de la plaine sibérienne. Démographie Sa population s'élevait à habitants en 2014.
Depuis 1959, la population a évolué comme suit: Année 1959 1970 1979 1989 1999 2009 2012 Population
Histoire L'histoire d'Ekibastouz commence au avec l'arrivée de Kossym Pchembaïev, originaire de l'actuel Kazakhstan, mandaté par des commerçants russes pour rechercher des ressources minérales dans la région, sur le terrain charbonneux au sud-est de Pavlodar. Il marque l'endroit avec deux grands blocs de sel. Cette identification donne son nom à l'endroit, Ekibastouz signifiant « deux morceaux de sel » en kazakh. L'exploitation commerciale du terrain commence aussitôt après. Le champ est ensuite vendu à un homme d'affaires britannique nommé Urquart. Une ligne de chemin de fer est construite et le village d'Ekibastouz est fondé en 1899.
La révolution russe et les deux guerres mondiales détournent l'attention de l'État de l'exploitation de la région. Le village est totalement déserté. Toutefois, en 1948, la première équipe — 50 personnes seulement — commence la construction de la ville. Les futures limites des mines de charbon à ciel ouvert sont également définies à cette époque.
Des années 1920 aux années 1950, Ekibastouz est un gigantesque camp du Goulag soviétique, où Alexandre Soljénitsyne, parmi beaucoup d'autres, est interné.
Au mois de , le premier chargement de charbon part d'Ekibastouz par le train. Cet événement marque le début du développement industriel d'Ekibastouz. L'année suivante, la millionième tonne de charbon est extraite.
Ekibastouz acquiert le statut de « ville » le par un décret du Præsidium du Soviet suprême de la République socialiste soviétique kazakhe. À cette époque, la population d'Ekibastouz est d'environ personnes.
En novembre et , la ville est privée de courant durant plusieurs jours alors que la température descend à -30 degrés.
Industrie vignette|gauche|300px| La Centrale thermique GRES-2 Dans la banlieue d'Ekibastouz, existent deux centrales électriques au charbon : GRES-1, avec une capacité installée de , et GRES-2, avec une capacité installée de . GRES-2 possède la plus haute cheminée du monde () Diagram of 25 tallest flue gas stacks worldwide.
GRES-2 fait partie d'un programme de développement du bassin d'Ekibastouz, qui prévoit de construire quatre centrales thermiques chacune de (8 unités x ). Les unités 1 et 2 ont été commandées en 1991-1993. La construction de l'unité 3 a été commencée à la fin de 1990, mais a été interrompue.
Une ligne à haute tension de , la plus haute tension au monde, relie Ekibastouz à Kökşetaw.
Les mines de charbon à ciel ouvert d'Ekibastouz sont les plus importantes au monde. Les réserves sont estimées à plus de 13 milliards de tonnes de charbon pour une zone de , soit de charbon par kilomètre carré.
Culte Orthodoxe: Catholique: paroisse Saint-Jean-Baptiste Paroisses de l'archidiocèse d'Astana, 16a rue Gagarine.
Transport La ville est desservie par le petit aéroport d'Ekibastouz, par la route KAZ04 et la route KAZ14 et par la ligne de Sibérie méridionale.
Personnalités Alexandre Oustiougov, acteur russe, né en 1976 à Ekibastouz
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Villes du Kazakhstan Camp d'Ekibastouz Liens externes
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