Dombrot-sur-Vair est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.
Géographie Localisation Dombrot-sur-Vair, village à l'est de l'autoroute A31 E21, est situé à mi-chemin entre La Neuveville-sous-Châtenois (au nord) et Saint-Remimont (au sud) et ne doit pas être confondu avec un autre du même département, Dombrot-le-Sec, symétriquement opposé à Contrexéville, plus au sud.
Géologie et relief La commune de Dombrot-sur-Vair (anciennement Bouzey), dans le canton de Bulgnéville et l'arrondissement de Neufchâteau, est un village qui s’étend dans la vallée du Vair sur une longueur approximative de , appuyé par ses extrémités sur deux coteaux de peu d'élévation. Son altitude (mentionnée en 1889 par l'instituteur) est de .
Malgré quelques habitations éparses, il présente quatre agglomérations distinctes dont les noms ont subi quelques altérations ou changements depuis le siècle dernier.
Ce sont, en allant du midi au nord et par ordre d’importance : le quartier de l’église ; la rue de Vaux (anciennement la Brovière) ; la Serrière (anciennement la Poirière) ; la rue des Saints (autrefois rue de la Belle Croix).
Cette dernière seule se trouve sur la rive droite du Vair, se reliant à la rue de Vaux par un pont de reconstruction récente en 1907.
Enfin à deux kilomètres environ, vers Houécourt, se trouve le moulin de la Gravière qui eut autrefois son importance comme moulin banal destiné aux habitants de la seigneurie et faisant partie d’une seigneurie distincte, celle du Ban de Velay.
Sismicité Commune située dans une zone de sismicité très faibleInformations sur les risques naturels et technologiques.
Communes limitrophes
Hydrographie
Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le Vair, le ruisseau de Nievel, le ruisseau du Bois, le ruisseau de la Prele et le ruisseau de Rainvau..
Le Vair, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Dombrot-le-Sec et se jette dans la Meuse à Maxey-sur-Meuse, en limite avec Greux, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|<center>Réseaux hydrographique et routier de Dombrot-sur-Vair.
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Nappe des Grès du Trias Inférieur ». Ce document de planification, dont le territoire comprend le périmètre de la zone de répartition des eauxUne zone de répartition des eaux est une zone comprenant les bassins, sous-bassins, fractions de sous-bassins hydrographiques et systèmes aquifères définis dans le décret du 29 avril 1994, où sont constatées une insuffisance, autre qu'exceptionnelle des ressources par rapport aux besoins. de la nappe des Grès du trias inférieur (GTI), d'une superficie de , est en cours d'élaboration. L’objectif poursuivi est de stabiliser les niveaux piézométriques de la nappe des GTI et atteindre l'équilibre entre les prélèvements et la capacité de recharge de la nappe. Il doit être cohérent avec les objectifs de qualité définis dans les SDAGE Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le conseil départemental des Vosges..
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lignéville », sur la commune de Lignéville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Dombrot-sur-Vair est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vittel - Contrexéville, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (55,6 %), forêts (34,6 %), terres arables (5,4 %), zones urbanisées (3,5 %), zones agricoles hétérogènes (0,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communications et transports Voies routières Autoroute A31 (aussi appelée autoroute de Lorraine-Bourgogne) : Échangeurs : Châtenois, Bulgnéville, Robécourt.
Transports en commun Fluo Grand Est.
thumb|droite|120px|Gare de Vittel.|alt=
Lignes SNCF Gare de Vittel Gare de Contrexéville Gare de Neufchâteau
Toponymie
Pour conserver un pouvoir centralisé sur ses terres, le comte de Bouzey intervertit, en 1715, l’appellation de deux villages : Dombrot devient Bouzey et Bouzey devient Dombrot. Sur les cartes du , on peut lire alors « Bouzey cy devant Dombrot » et « Dombrot cy devant Bouzey », nom de lieu de Dombrot-le-Sec a remplacé le nom de lieu Bouzet (Bouzey).. En 1789, le village de Dombrot (devenu Bouzey) demanda à reprendre son nom initial, ce qui lui fut accordé par le directoire du Département le . Le village de Dombrot (anciennement Bouzey) refusa de reprendre son ancien nom. On a donc eu deux villages appelés « Dombrot », à seulement 15 km de distance, jusqu'à ce que l’administration décide, en 1857, de les distinguer en Dombrot-le-Sec et Dombrot-sur-Vair., par une raison basée sur leur position géographique.
L'ancien nom de la localité est attesté sous les formes Th. de Boseo, H. de Bosei () ; Boisei (1226) ; Boysey () ; Bouzei (1304) ; De Boseyo (1322) ; Boisey (1322) ; Bousey (1359) ; Bouxei () ; De Bouseyo (1402) ; Bosey (1412) ; Bousey, Bouzey (1426) ; Jehan de Busey (1457) ; Voussey, corr Boussey (avant 1466) ; On ban de Buzey (1475) ; Bouxée (1477) ; Jehan de Busey, sr de Dombroy (1486) ; Bouxey (1540) ; Dombrot, ci-devant Bouzey (1751) ; Dombrot-sur-Vayre (1845).. Dans le langage populaire, la localité continue de s’appeler Bouzey, en patois Bougeye. Pour Bouzey, la tradition est unanime à l’attribuer au mot Boue, c’est une opinion que semble justifier la nature de son sol.
Dombrot est attesté sous les formes Jehan de Busey, seigneur de Dombroy (1486) ; Dombray (1644) ; Bouzey, cy-devant Dombrot (1751) ; Dombrot ou Bouzey (1845).. Dombrot est un hagiotoponyme caché, du bas latin domnus et du nom de Saint Brictius., pour Brice de Tours ou pour Bricius de Douglas, noble d'origine flamande.
Histoire Depuis son origine, le village a dû porter le nom de Bouzey. Les plus vieux documents le présentent comme terre de nom et d’arme du chevalier de Bouzey, mais à raison de divers partages de la seigneurie et pour éviter à l’antique famille du seigneur le désagrément de devoir dans la terre de son nom, le duc de Lorraine Léopold, par lettre patente du , créa le comté de Bouzey et interchangea les noms de Bouzey et du village d’ailleurs très rapproché de Dombrot (Dombrot-le-Sec) : l’ancien Bouzey dut dès lors porter le nom de Dombrot, et l’ancien Dombrot celui de Bouzey.
À la Révolution, l’abolition des vestiges de la féodalité étant regardée comme une mesure de salut public, les noms d’origine seigneuriale durent disparaître. Les deux villages, qui une première fois avaient fait échange de nom, durent s’appeler l’un et l’autre Dombrot. La proximité du lieu pouvant amener la confusion dans les actes administratifs, il fut convenu que l'ancien Bouzey serait désormais désigné sous le nom de Dombrot-sur-Vair, et l’ancien Dombrot Dombrot-le-Sec, par une raison basée sur leur position géographique. Aujourd’hui encore, malgré les changements officiels successifs, la localité continue de s’appeler dans le langage populaire Bouzey, en patois : « Bougeye ».
Concernant l’étymologie de chacune de ces dénominations, voici l’origine probable du premier Dombrot, Dom nouveau préfixe joint au nom du patron Brice. Ne trouve-t-on pas dans le voisinage bon nombre d’appellations identiques : Dom-Martin, Dom-Julien, Dom-Vallier, Dom-Rémy. Quant au premier Bouzey, la tradition est unanime à l’attribuer au mot « boue », c’est une opinion que semble justifier la nature de son sol.
La population avant la Révolution En 1792, la population Dombrot était de 500 habitants environ, d’après un état de réquisition pour les armées, population bien supérieure à celle d’un siècle plus tard (du temps de la rédaction de la monographie de l'instituteur) qui ne compte que 363 habitants. On y remarquait des familles nombreuses se composant parfois de sept ou huit enfants qui presque tous se fixaient sur le sol natal, ou dans les localités voisines. Le courant d’émigration actuelle qui porte vers les villes, les individus souvent les plus robustes ou les plus intelligents n’existait pas alors au grand profit de l’agriculture et de l’industrie locale. Quant à l’instruction, elle laissait beaucoup à désirer, si nous en jugeons par les registres paroissiaux : peu d'habitants étaient capables de signer leur nom.
Le clergé D’après les nombreux documents conservés tant au presbytère qu’à la mairie, Bouzey faisait partie du diocèse de Toul, doyenné de Vittel, bailliage de Neufchâteau, auparavant celui de Vosges. Le chapitre de Remiremont y prélevait les dîmes pour les deux tiers et le curé du lieu pour l’autre tiers, à charge par le chapitre d’entretenir une chapelle latérale à gauche du chœur de l’église, ce dernier devant être entretenu par le pasteur.
Les revenus ecclésiastiques pour l’époque étaient considérables : Le curé tirait le tiers des grosses et menues dîmes, sur les récoltes, blé, avoine, fruits, légumes, laine, poules, oies, canards et enfin sur tous les produits de la ferme